Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

10 octobre 2014

Squat et accord de gouvernement

http://studioweb.lesoir.be/turnpages/accord/mobile/index.html

Page 133 de l’accord de gouvernement : "Les législations sur les squats seront revues afin d'accélérer les expulsions."

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09 octobre 2014

VivaCité: Podcast

Le journal régional du Jeudi à 06h30: de 121 à 235 sur 660.

http://www.rtbf.be/radio/player/vivacite/journal?d=4&t=0630&r=bxl

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Soutien financier bruxellois pour reloger trois familles Rom du Gesù

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20141008_00540436

http://www.lacapitale.be/1120231/article/2014-10-08/soutien-financier-de-la-region-bruxelloise-pour-reloger-trois-familles-rom-du-ge

BELGA - A la demande de l’asbl Union des Locataires marollienne (ULM), la Région a annoncé un premier financement visant au relogement et à l’autonomisation des familles Rom, plutôt que d’un unique plan hiver.

L’asbl a demandé un soutien pour financier le relogement de trois familles Rom issues de l’occupation du Gesù dans deux immeubles vides mis à disposition à titre gratuit par le Fonds du Logement. Le groupe est composé de 17 personnes, dont 11 enfants.

Lors de la conférence, Emmanuelle Rabouin, coordinatrice de l’association, a soutenu que le Samu social n’est pas adapté aux familles et a plaidé pour des structures d’accueil spécifiques. L’une des trois familles concernées a été retrouvée dans le tunnel piétonnier de l’avenue Louise après avoir été expulsée du Samu social en juin. Elle y avait élu domicile avec ses quatre enfants âgés de 2 à 6 ans. L’abbé les avait recueillis depuis à l’église des Minimes. Le jugement pour expulsion d’une famille à Schaerbeek a également été prononcé mardi. La troisième, qui réside dans un appartement du Fonds du logement à Anderlecht, est également menacée d’expulsion.

Le cabinet de la ministre du gouvernement bruxellois chargée du Logement, Céline Fremault, a toutefois marqué son accord mercredi après-midi pour débloquer 25.000 euros sur les 200.000 demandés et pour financer une traductrice à mi-temps, a ajouté Emmanuelle Rabouin.

Jacques Van der Biest, dont les 85 ans étaient célébrés mercredi, a fondé l’ULM et en assure la présidence. Il s’est impliqué au cours de sa vie dans diverses luttes pour le droit au logement, parmi lesquelles la bataille des Marolles en 1969. Il a mobilisé des immeubles vides avec des familles et a participé à l’occupation du Gesù.

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08 octobre 2014

Le curé des Marolles fête ses 85 ans

http://www.telebruxelles.be/news/cure-marolles-fete-ses-58-ans/

Vanderbiest-Cure-Marolles

Jacques Van der Biest, curé des Marolles et président de l’ULM (l’Union des locataires des Marolles) célèbre son anniversaire. A 85 ans, celui qui est connu pour avoir mené la « bataille des Marolles », n’est pas au bout de ses combats.

REPORTAGE de Caroline Vandeput et Fred De Henau

Interviews:
– Jacques Van der Biest, curé des Marolles
– Geoges-Henri Beauthier, avocat

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06 octobre 2014

Invitation à une conférence de presse ce mercredi 8 octobre à 11h00 à l'église des Minimes (62 rue des Minimes à 1000 Bruxelles)

Ce 8 octobre 2014, Jacques Van der Biest, "curé des Marolles" et président de l'ULM, fête ses 85 ans. Nous profitons de l'occasion pour rendre hommage à un homme qui s'est impliqué toute sa vie dans de nombreuses luttes sociales, la plus connue étant la Bataille des Marolles en 1969.
 
En tant que président de l'ULM, il a mené d'autres batailles pour le droit au logement, notamment en occupant des immeubles vides avec des familles sans logement en 2006 (103 boulevard de Waterloo) et entre 2009 et 2013 (Morichar - Gesù).
 
L'expulsion du Gesù le 4 novembre 2014 a généré un véritable drame social. Certaines familles ont été relogées mais beaucoup sont ou seront à nouveau bientôt à la rue avec des enfants, notamment la famille Moro, que Jacques van der Biest a accueillie cet été dans l'église des Minimes, dans des conditions totalement inappropriées ou la famille S., anciennement au squat de l'Union, qui s'est retrouvée à errer du côté d'Anneessens avec la grand-mère et deux enfants de 6 mois et 2 ans après quelques jours passés au samu social.
Nous demandons à nouveau (cf conférence de presse du 22/5/2014) d'urgence l'applicationd'un plan "4 Saisons" visant au relogement et à l'autonomisation des familles pour qu'elles sortent du cercle vicieux "logement précaire-expulsion".
 
Nous cherchons notamment un soutien pour financer le relogement de trois familles dans deux immeubles vides que le Fonds du Logement accepte de nous céder à titre gratuit.
 
Une information sera également donnée sur la semaine de projection et de débats pour le triste anniversaire de l'expulsion du Gesù (du 13 au 19 octobre dans différents lieux).
 
Signataires :
Jacques VAN DER BIEST, Président de l'ULM
Stanislas MPUNGA, Président de l'ULSG
Georges-Henri BEAUTHIER, Avocat

Contact: Manu: 0486/90.81.64

Union des Locataires Marollienne asbl
Rue de la Prévoyance, 56 - 1000 Bruxelles
Tél.: 02 512 87 44
Email: ulmarolles@yahoo.fr 
Blog: http://ulmarolles.blogspot.com/ 
IBAN: BE 03 6354 4663 0184

union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
blog: http://ulsaintgilles.canalblog.com
courriel: ulsaintgilles@yahoo.fr
n° de compte: BE42 0011 0468 0254

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04 octobre 2014

(Namur) Action contre ORES et les coupures...

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article5358&lang=fr

http://caracole.noblogs.org/post/2014/10/04/action-contre-ores-et-les-coupures/

Ce mercredi 1 octobre presque une semaine après que la société ORES soit venus coupé l’électricité au Caracole-Neur à grand renforts de flics a eu lieu une action contre ORES et ses coupures,limitateurs, compteurs à budgets...

Le groupe à d’abord débarqué dans les bureaux d’ORES avec une banderole en distribuant des tracts et en gueulant le tract et des slogans au mégaphone.

Les gens sont ensuite sorti devant les bureaux pour être plus visible de l’extérieur.

Après avoir un peu perturbé le morne quotidien du travail de ceux qui privent les pauvres d’électricités, le groupe a décidé de rejoindre le centre-ville en manif sauvage tout en continuant à distribuer des tracts et à gueuler.

Le texte du tract

Avec ORES pas besoin de blackout nucléaire,
on vous coupe tout avant l’hiver !

Ce 24 septembre, au portes de l’hiver, la compagnie ORES, assisté des sbires de l’état autoritaires, sont venus nous couper l’électricité et arracher la totalité de notre panneau électrique dans le squat que nous occupons depuis février, situé chaussée de louvain 260, le Caracole Neur.

Et il n’y a pas que dans les squats que ORES agit de la sorte. En 2011 par exemples c’est plus de 6000 coupures qui ont été effectué sans considération d’une période hivernale. Et on peut y ajouter tout les compteurs à cartes, limitateur à 2200W…

Dans le même temps les compagnies électriques menacent d’un black-out sur la Belgique, délimité en zone prioritaire. Mais une chose est sur, l’énergie ne sera jamais rationnée pour les usines et ne sera jamais partagé avec ceux dans le besoins ! Seul compte le profit !
D’ailleurs l’énergie a un propriétaire. Aussi peut on vous accuser de « vol d’énergie ».

Mais qui vole qui ?

Electrabel a payé en 2010 35 millions d’euros d’impôts sur un bénéfice de 808 millions d’euros, ce qui correspond à un taux d’imposition de 4,33%, rapporte De Morgen sur base des comptes annuels que l’entreprise énergétique a publié.
On savait déjà qu’Electrabel bénéficiait d’un taux d’imposition bas : en 2008, elle avait retouché 94 millions d’euros de l’Etat belge. En 2009, le taux d’imposition était d’à peine 0,04%, avec un prélèvement d’un demi-million d’euros sur un bénéfice d’un demi-milliard d’euros. Le taux de base de l’impôt des sociétés s’élève à 33,99% en Belgique.

L’uranium n’est certainement pas extrait par le PDG de SUEZ et les déchets radioactifs ne sont sûrement pas enfuit dans le jardin de leurs actionnaires.
Et quand chaque année les compagnies spécules sur les quantité produit, quand les prix ne font que grimper alors que de plus en plus de gens se retrouve dans la précarité ?

Devons nous nous laisser faire ?

NON !
Multiplions les actes de résistance contre les coupures électricité !

Solidarité. Parce-que ensemble on est plus fort !
En Grèce, par exemple, le syndicat des électriciens a refusé de continuer à effectuer les coupures d’électricité et a occupé le centre informatique de la compagnie d’électricité d’où partent les factures. Parallèlement à cela, en septembre 2011, un petit groupe d’habitants de Veria (nord de la Grèce) a décidé de rebrancher approvisionnement en électricité d’un certain nombre de maisons qui avaient été déconnectés du réseau parce qu’ils n’arrivaient plus à payer leurs factures.
Boycotte des factures électriques !

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27 septembre 2014

Nouveau squat place Quetelet : demande de soutien

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article5298&lang=fr

Appel aux soutiens

Le Collectif Mobilisation Groupe 2009 occupe depuis le 5 septembre 2014, un bâtiment situé à la place Quetelet n°2, appartenant à la commune de Saint-Josse (cfr. Emir Kir).

Nous sommes un groupe de personnes avec et sans papiers rassemblées suite à l’échec de la campagne de régularisation de 2009.
Il s’agit pour nous d’utiliser cet espace vide pour y construire un lieu commun de vie, de réflexion et de mobilisation. Nous avons l’intention d’y organiser des activités, de développer des projets, et d’informer sur l’échec de la campagne de régularisation de
2009. Plus largement, nous entendons permettre la mise en place d’activités de sensibilisation et de mobilisation autour de la cause des Sans Papiers.

Depuis le 10 septembre nous avons commencé les négociations avec la commune, avec l’aide de quelques organisations et individus solidaires, afin d’obtenir un accord avec la commune pour une occupation temporaire. Mais à l’heure actuelle nous vivons toujours le menace d’une expulsion imminent.

C’est pourquoi on fait appel a votre solidarité et faisons un appel a toutes personnes solidaire de venir nous rejoindre et occuper le bâtiment avec nous, jusqu’au moment que nous avons obtenu un accord avec la commune et avons pu sécuriser le lieu.

Venez nous rejoindre, marquer votre solidarité à la Place Quetelet 2 (proche de métro Madou et Botanique) ! On a besoin de votre présence !

Le Collectif Mobilisation Groupe 2009

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24 septembre 2014

Namur : l'unité spéciale de la police expulse cinq squatteurs

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140924_00533261&pid=2145426

Ce mercredi en fin de matinée, les unités spéciales de la police ont expulsé cinq jeunes qui squattaient une maison abandonnée, au 260 de la chaussée de Louvain, à Bouge. Tout est rentré dans l'ordre, sans violence.

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(Namur) Grosse intervention policière et arrestations pour couper l'élec au Caracole

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article5278&lang=fr

http://caracole.noblogs.org/post/2014/09/26/grosse-intervention-policiere-et-arrestations-pour-couper-lelec-au-caracole/

Un petit retour sur les événements d’aujourd’hui au Caracole-Neur, lieu occupé à Namur.

Ce matin, deux travailleurs d’ORES sont venus toquer à la porte du Caracole. Ils voulaient voir le compteur. Les occupants n’ont pas voulu leur ouvrir la porte. Suite à cela ils nous ont menacés de venir couper l’électricité mais ils ont été vite refroidis par un déluge d’eau.

Ils ont ensuite appelé les pompiers qui eux même ont appelé la police.

Et là arrivèrent 1 combi, puis 2, puis 3, puis le G.I.S (aussi appelé Delta à Namur)...

Ces sales flics ont ensuite bloqué la circulation de la chaussée de Louvain (Un des plus gros axes de Namur, permettant notamment de rejoindre l’autoroute vers Bruxelles ), tenté de repousser les nombreux badauds sans succès, puis ont lancé l’assaut. Ils ont également arrêté des gens venus en soutien.

5 bolosses armées de flash ball (2 fn303) et d’un bélier ont alors commencé à défoncer la porte. Ils en sont venus rapidement à bout puis ont sorti et arrêté d’abord les occupants qui étaient restés dans la maison puis les 2 qui étaient monté sur le toit.

Les occupants et leurs soutiens sont resté en garde-à-vue pendant quelques heures et sont convoqué au commissariat de Namur en octobre.

Maintenant le Caracole est de nouveau occupé !

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03 juillet 2014

Gesù revient ! Mais pour qui ?

http://www.arau.org/fr/urban/detail/293/gesu-revient-mais-pour-qui

L’ARAU demande 30% de logements sociaux et moins de places de parking

Ce vendredi 4 juillet, la Commission de Concertation se réunira à Saint-Josse pour débattre du projet de complexe hôtelier et de logements « Royal Botanic » situé sur l’îlot de l’église du Gesù. La demande de permis, introduite par la S.A. Rue Royale, porte sur la construction d’un complexe comprenant un hôtel de 75 chambres77 logements et unparking de 195 emplacements.

Le maintien de logements sur le site garanti par l’arrêt du Conseil d’État, n’en reste pas moins la question de leur accessibilité aux Bruxellois, et plus particulièrement aux plus défavorisés d’entre eux. Dans leur communiqué du 29 juin 2010, l’ARAU et IEB avaient demandé que les logements du projet soient à destination sociale.
Bruxelles manque cruellement de logements sociaux, comme en atteste la croissance continue du nombre de ménages inscrits sur la liste d’attente.

Les efforts à consentir pour atteindre un parc de logements sociaux en adéquation avec les besoins sont considérables !
La Région (autorité amenée à délivrer ou non le permis) mais aussi la commune de Saint-Josse doivent donc impérativement se saisir de l’opportunité que représente ce projet pour imposer au demandeur de produire des logements sociaux !
L’ARAU exige donc que le demandeur produise du logement social au moins à hauteur de 1 925 002 euros, montant dû à la collectivité à titre de charges d’urbanisme, conformément à l’arrêté du gouvernement du 26 septembre 2013.

La Région et la commune de Saint-Josse doivent prendre leurs responsabilités, tant en matière d’augmentation du parc de logements sociaux que de diminution de la pression automobile. En imposant au demandeur un quota de 30% de logements sociaux et une nette diminution du nombre d’emplacements de parkings, les autorités prouveraient que les plans et les déclarations politiques peuvent être suivis d’effets et qu’elles sont réellement engagées dans une politique visant un développement durable de la ville au profit de tous.

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« Le relogement, c’est maintenant… ! »

maintenant

« Le relogement, c’est maintenant… ! »

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27 juin 2014

Les trente familles du Samu social d'Ixelles manifestent pour la prolongation de l'accueil

http://www.rtl.be/info/belgique/societe/1104072/les-trente-familles-du-samu-social-d-ixelles-manifestent-pour-la-prolongation-de-l-accueil

Belga | 27 Juin 2014 14h03

Près de 150 personnes se sont rassemblées, vendredi dès 10h30, place du Luxembourg, pour demander la prolongation de l'accueil organisé par le Samu social, rue du Trône, à Ixelles.
Selon les chiffres communiqués en début de semaine, 30 familles avec 66 enfants restent sans solution de logement alors que la fermeture du centre d'urgence d'Ixelles est annoncée pour lundi. Ce dernier, ouvert pour le plan hiver, a été autorisé fin mars à prolonger son aide aux sans-abris pour réaliser un travail d'accompagnement auprès des familles. Karen De Clercq, collaboratrice à l'ASBL Meeting, remarque que peu des personnes ont trouvé une solution définitive ou structurelle. Beaucoup ont eu recours à leurs réseaux sociaux. Elle estime que les trois quarts des familles sont monoparentales, principalement des mères avec enfants. La majorité des personnes sont en situation irrégulière. "C'est le premier hiver avec autant de familles prises en charge dans l'accueil d'urgence", remarque Mme De Clercq. "Un arrêté royal de 2004 oblige à organiser un accueil pour les familles illégales. Mais avec la fermeture de places Fedasil décidée par la secrétaire d'État Maggie De Block, elles sont systématiquement orientées vers le centre ouvert de retours volontaires, ouvert en mai 2013 à Holsbeek." Victoria, une Ougandaise de 26 ans, a vécu de ses 3 mois à ses 20 ans aux Etats-Unis avant de s'installer en Belgique en 2008. Depuis la perte de son emploi comme informaticienne, elle a perdu son droit de séjour et attend sans aucune aide la décision de garde pour son enfant né en Belgique. (Belga)

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Les familles en errance disposeraient de trois mois de répit

http://www.lesoir.be/583973/article/actualite/regions/2014-06-27/familles-en-errance-disposeraient-trois-mois-repit

Vanessa Lhuillier
Mis en ligne il y a 38 minutes 

BRUXELLES Les 28 familles hébergées au Samu social pourraient avoir un délai. La ministre de l’Aide aux personnes, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), a proposé de mettre 390.000 euros supplémentaires à la disposition du Samu social.


Les familles expulsées du Gesù en novembre pourront rester encore trois mois dans les locaux du Samu social.

Les familles expulsées du Gesù en novembre pourront rester encore trois mois dans les locaux du Samu social.

Le Samu social n’ose pas encore se réjouir, mais l’affaire semble être en bonne voie. La ministre de l’Aide aux personnes, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), a proposé de mettre 390.000 euros supplémentaires à la disposition de l’institution pour qu’elle puisse garder les 28 familles vivant dans le centre de l’avenue du Trône. Cet argent leur permettrait de les loger pendant trois mois.

Pour rappel, le 4 novembre dernier, le Samu social a dû prendre en charge une partie des familles expulsées de l’église du Gesù de Saint-Josse. En tout, 130 personnes ont été abritées en urgence rue du Petit Rempart. Quelques jours après, la commune de Saint-Josse a fourni des logements pour neuf familles, quatre autres ont pu obtenir un logement du Fonds du logement à Forest et Anderlecht, et deux ménages ont eu un appartement à Watermael-Boitsfort. Sauf pour les habitations de transit de Saint-Josse, il s’agit de logements obtenus via une convention d’occupation précaire de six mois signée entre la commune, le Fonds du logement et la Fébul (Fédération bruxelloise de l’union pour le Logement) qui doit suivre socialement les familles.

Durant l’hiver, les familles restant au Samu social ont été déplacées vers le centre de l’avenue du Trône afin d’éviter les contacts avec la population habituelle des sans-abri souffrant de pathologies peu compatibles avec la présence d’enfants. Entre-temps, d’autres familles ont rejoint le centre. Une première prolongation a été accordée à la fin du Plan Hiver, mais arrivait à échéance ce lundi 30 juin. Les associations ainsi que la Fébul et le Samu social ont donc tiré la sonnette d’alarme.

En effet, début avril, une cinquantaine de familles occupaient encore le bâtiment. « En onze semaines, nous avons réussi à trouver des solutions pour 25 familles, explique Christophe Thielens, du Samu social. Certaines ont obtenu un logement, d’autres sont rentrées dans leur pays, quelques-unes sont logées par des amis. Il nous reste 28 familles, ce qui représente 103 personnes dont 65 enfants. Nous savons que des solutions existent, mais il nous faut plus de temps. Nous ne pouvons pas tout faire en même temps. »

Afin d’accorder ce délai supplémentaire, la Région a été sollicitée. Une discussion était en cours ce jeudi au gouvernement bruxellois en affaires courantes pour attribuer une enveloppe supplémentaire au Samu social. La ministre Huytebroeck a donc proposé d’ajouter 390.000 euros afin de permettre au Samu social de garder ouvert le centre de l’avenue du Trône pendant trois mois de plus. Ainsi il ne manquera plus qu’un mois pour faire la jonction avec le prochain Plan Hiver. « Nous ne voulons pas calculer ainsi, précise toutefois Christophe Thielens. Nous demandons depuis des années un plan structurel pour toute l’année et un centre spécifique pour les familles en errance. Actuellement, elles vivent dans le stress permanent. J’espère que le prochain gouvernement nous annoncera une solution définitive. »

Le Samu attend donc avec impatience l’enveloppe tout comme les 68.000 euros que doit encore lui payer la commune de Saint-Josse pour avoir accueilli en urgence les expulsés du Gesù avant le début officiel du Plan Hiver. Le bourgmestre Emir Kir (PS) affirme qu’il tiendra ses engagements. Il tenterait d’obtenir cette somme de la Région, qui ne semble pas encline à lui donner.

La demande de « plan 4 saisons » est également relayée par les associations qui travaillent avec les sans-abri et par la Fébul. Elles manifesteront d’ailleurs ce vendredi matin devant la gare du Luxembourg. Pour la Fébul, le travail n’est pas terminé car les familles qui occupaient des logements régionaux ou à Watermael-Boitsfort voient leur convention d’occupation précaire arriver à terme.

Ce mardi, le conseil communal de Watermael-Boitsfort a d’ailleurs voté le lancement de la procédure d’expulsion d’une des deux familles dont la convention a pris fin le 31 mai. Comme elle n’est toujours pas partie, il faudra passer par le tribunal de première instance.

Sur le même sujet

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26 juin 2014

Samu social: Les derniers jours à l’abri de trente familles

http://www.lalibre.be/actu/belgique/samu-social-les-derniers-jours-a-l-abri-de-trente-familles-53aaf5183570c0e74342cf63

VALÉRIE GILLIOZ Publié le mercredi 25 juin 2014 à 18h13 - Mis à jour le jeudi 26 juin 2014 à 07h11

Dans le hall d’entrée de cet immeuble de la rue du Trône à Bruxelles, une bande de tout-petits, surexcités, jouent. "Pas de sucette en bouche quand tu cours !" lance le portier au plus jeune d’entre eux, qui n’a pas deux ans. Une large rampe d’escaliers mène au réfectoire, où plusieurs familles terminent leur repas. Le coin télé est désert, mais devant les ordinateurs, un petit groupe s’est formé. A côté, une assistante sociale est plongée dans la lecture d’un dossier. Il n’y a pas beaucoup d’enfants au Samu social d’Ixelles ce lundi midi : la plupart sont à l’école. Les hommes aussi se montrent discrets. Certains font la sieste dans les chambres à l’étage.

Au premier regard, l’ambiance paraît détendue. Pourtant, l’inquiétude règne depuis quelques jours. Au 1er juillet, date de la fin de prolongation du plan hiver, les 30 familles qui sont hébergées ici devront avoir quitté les lieux. Faute de solution, ce sont donc pas moins de 105 personnes, dont 66 enfants, qui risquent de se retrouver à la rue. Certaines en viennent, d’autres ont vagabondé de centre en centre ou de squat en squat avant d’aboutir ici. D’autres encore ont été expulsés de leur logement ou ont fui un mariage violent. Il y a aussi trois familles roms. Une seule famille a des papiers. Peu à peu, la tension a gagné tous les occupants. "Même les enfants commencent à exprimer leurs craintes. Ce matin, j’ai entendu l’un d’eux dire qu’il ne savait pas encore si lui et sa famille dormiraient dans un parc ou dans un garage", raconte Laura De Neck, la coordinatrice du centre.

La gosse des rues qui voulait être avocate

Attablées près de la baie vitrée, trois femmes et une très jeune fille conversent joyeusement en albanais."On discute, on rigole, mais on ne parle jamais des problèmes", glisse la jeune fille dans un très bon français. Sedanur, 16 ans, en paraît quelques-uns de moins, malgré la façon de s’exprimer et la maturité d’une adulte. Avec ses parents, son frère et sa sœur, elle a fui l’Albanie en octobre 2011. La famille, mêlée à des histoires d’honneur, était en danger dans son village.

Lorsqu’elle a appris il y a quelques jours, que le centre allait être évacué, Sedanur a fait une crise d’angoisse et a dû être transportée à l’hôpital. C’est que la jeune fille garde un terrible souvenir de la rue."Après notre troisième demande d’asile refusée en Belgique, nous sommes partis en France. A Clermont-Ferrand, nous avons dû passer deux nuits dehors. C’était seulement deux nuits, mais c’était horrible. On avait mis des cartons pour s’abriter et des couvertures par terre. Il faisait tellement froid et il y avait sans arrêt du bruit."

De retour en Belgique depuis la mi-mars, la famille de Sedanur a introduit une nouvelle demande d’asile."En procédure ouverte, on est censés avoir le droit de loger dans un centre Fedasil. Mais comme nous en sommes à la quatrième demande, tous les centres nous refusent", explique l’adolescente, qui sert d’interprète à ses parents auprès des instances en charge de leur dossier. Elle connaît donc la situation de la famille sur le bout des doigts. "Notre avocat est en train d’essayer de trouver une solution. S’il n’y arrive pas, alors nous allons devoir dormir dans la rue, car nous ne connaissons personne ici." Un cauchemar pour Sedanur, qui espérait pouvoir retourner à l’école en septembre et rêve de devenir avocate.

Un cauchemar aussi pour les travailleurs sociaux, qui s’apprêtent à voir partir en fumée des mois de travail."Le système d’hébergement ponctuel place non seulement les familles dans une situation d’incertitude qui est inacceptable, mais il nous empêche aussi de travailler sur le long terme", martèle Christophe Thielens, chargé de communication du Samu social. Au fil des mois, les travailleurs sociaux se sont formés aux spécificités de l’accueil des familles et sont parvenus à établir des relations de confiance avec elles. Entre elles aussi, les familles, souvent isolées, ont tissé des liens. Un suivi social, scolaire et médical a pu être mis en place. "Si ces familles retournent dans la rue, tout cela est gâché. Au début de l’hiver, lorsqu’elles réapparaîtront, on devra tout reprendre à zéro. D’ici là, on risque en outre d’avoir perdu la trace de plusieurs d’entre elles."

Une manifestation pour faire entendre leur voix

Preuve, selon lui, que le temps paie : en deux mois et demi, ce sont pas moins de 23 familles, sur les 53 qui logeaient fin mars à la rue du Trône, qui ont pu être sorties de l’urgence et réorientées vers des solutions d’hébergement à moyen terme. "Une femme qui vit ici est sur le point d’être engagée dans une entreprise de titres-services. D’ici quelques jours, elle pourrait être indépendante. Mais sans domicile et sans adresse, son projet de travail devra être mis de côté", déplore Laura De Neck.

Lundi matin, la coordinatrice devra, à contrecœur, inviter toutes ces familles à s’en aller. A moins qu’une solution politique soit trouvée in extremis. Les dernières familles hébergées rue du Trône manifesteront vendredi devant le Parlement européen. En attendant le verdict, la vie continue au centre. Dans le réfectoire, le calme est revenu. L’éducateur, présent tous les après-midi pour organiser des activités avec les enfants, vient d’arriver. Sedanur a enfilé sa veste et s’apprête à accompagner une jeune Albanaise au CPAS. Encore traductrice. Bientôt, peut-être, avocate.

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25 juin 2014

65 enfants risquent de se retrouver sans logement dès lundi!

http://www.lacapitale.be/1040858/article/2014-06-25/65-enfants-risquent-de-se-retrouver-sans-logement-des-lundi

Deborah Van Boterdael

En mars dernier, le Samu Social a placé 53 familles sans abris dans un bâtiment situé rue de trône. Leur objectif : prolonger de trois mois le plan post-hivernal. Lundi l’échéance arrive à sa fin et 28 familles restent toujours sans solution de rechange.

Souvenez-vous, en mars dernier, le Samu Social avait lancé son projet post-hivernal. L’objectif était de permettre à 53 familles sans-toit d’être hébergées dans un bâtiment situé rue de trône. Ils avaient alors reçu un financement de trois mois. Mais trois mois, ça passe vite et lundi sonnera la fin de ce plan post-hivernal.

25 familles ont déjà été relogées mais il en reste encore 28, parmi lesquelles 65 enfants, qui n’ont toujours pas de solution de rechange et qui risquent de se retrouver à la rue ! «  La situation est pour le moment catastrophique  », nous explique Christophe Thielens, responsable du Samu Social. «  Nous arrivons petit à petit à échéance, des discussions sont en cours mais pour le moment aucune solution n’a encore été trouvée. Mais je ne peux pas imaginer que l’on va mettre toutes ces familles à la rue. Je continue à y croire  ».

Le problème tourne, comme la majorité du temps, autour du budget. «  Nous avons besoin d’un financement pour accueillir ces familles  », nous explique notre interlocuteur. «  Tout simplement parce que nous devons payer le salaire des personnes qui les accompagnent, le loyer, les soins médicaux… Sans cela, on ne saura plus rien faire et nous serons contraints de fermer le centre  ».

65 enfants à la rue

Le quotidien de ces 103 personnes risque donc fortement de changer dès ce lundi. Une situation difficile lorsque l’on sait que le plus petit est à peine âgé de deux mois ! «  J’ai bien évidemment peur de me retrouver à la rue  », nous explique Diana, 12 ans. «  J’ai déjà vécu trois mois dehors dans la gare du nord. Et ce n’était pas des bons souvenirs. Je ne veux pas que des enfants plus petits que moi ou des bébés vivent ça ! J’ai déjà mal au cœur pour eux  ».

L’ensemble des familles ne comptent cependant pas rester sans rien faire. «  Vendredi, nous allons organiser une manifestation  », nous explique Aslan, 17 ans. «  Nous voulons faire réagir les politiques. Si on n’y arrive pas, on se retrouvera tous dehors. On a déjà reçu une lettre nous expliquant qu’on devra évacuer le bâtiment lundi à 9h  ».

Il reste maintenant quatre jours pour trouver une solution. Quatre jours qui paraîtront sans doute très longs pour l’ensemble de ces familles.

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ACTION !!!! Fin de l’accueil d’urgence organisé par le SAMUSOCIAL à la Rue du Trône et expulsion des familles

ACTION !!!!
Fin de l’accueil d’urgence organisé par le SAMUSOCIAL à la Rue du Trône et expulsion des familles
 
VENDREDI 27 JUIN à 10h30, Place du Luxembourg
(Ixelles, devant le Parlement européen – métro Trône)
 
L’accueil des familles à la Rue du Trône touche à sa fin. Lundi prochain, le 30 juin 2014, 30 familles se retrouvent à la rue, dont 66 enfants.
Il s’agit de familles extrêmement vulnérables : la plupart sont en séjour irrégulier, la moitié ont des enfants de moins de 2 ans, il s’agit dans 3 cas sur 4 de jeunes mères isolées. Elles sont toutes, après l’accueil hivernal et la prolongation qui leur a été accordé,  encore à la recherche de solutions (structurelles). Leur expulsion du Samu social complique les démarches administratives en cours. La stabilité, si importante pour les enfants, est mise en péril avec la fermeture du centre.
Les familles demandent  la continuation de l’accueil et un accompagnement intensif afin de pouvoir trouver de vraies solutions à leurs problèmes. Les familles sans abri font appel à votre solidarité et vous invitent à soutenir leur appel aux responsables pour dégager des solutions dans les plus brefs délais.
Action organisé avec les soutien de Meeting (Samenlevingsopbouw Brussel)
Personne de contact : Karen De Clercq (0499/40 60 81)

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Samu social d'Ixelles: un futur incertain pour 28 familles

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/32619-samu-social-dixelles-un-futur-incertain-pour-28-familles

Sedanur et sa famille sont arrivés au Samu social d’Ixelles au mois de mars, après un passage au bâtiment du Botanique. Ils sont en recherche de solution pour régulariser leur situation. Mais l’échéance du 30 juin les plonge dans l’incertitude. Le plan hiver, prolongé une première fois de trois mois, arrive à échéance lundi prochain. Les vingt-huit autres familles encore hébergées dans le bâtiment partagent les mêmes craintes. 130 personnes, dont 65 enfants, au profil variés : familles expulsées de leur logement, personnes migrantes, femmes victimes de violences conjugales, mais toutes en recherche de solution durables à leur situation.

- Reportage

REPORTAGE de Yannick Vangansbeek et de Sabine Ringelheim - Intervenants:

- Claudia
- Christophe Thielens, porte-parole du Samu Social
- Bernard De vos, délégué général au droit de l’enfant
- Sedanur Shabaj

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24 juin 2014

Appel aux autorités face au risque de remise à la rue à Bruxelles de dizaines de famille

http://www.lacapitale.be/1-869/article/2014-06-24/appel-aux-autorites-face-au-risque-de-remise-a-la-rue-a-bruxelles-de-dizaines-de

Un regroupement de dix associations, parmi lesquelles Amnesty International, Bruxelles Laïque, le Ciré, la Ligue des droits de l’Homme et Médecins du monde, a alerté, mardi, les autorités sur la mise à la rue prochaine, à Bruxelles, de quelques 200 personnes en errance qui composent des familles avec enfants. Elles appellent en urgence à des solutions pérennes.


Après les expulsions au Gesu.

Belga. Après les expulsions au Gesu.

A la suite de l’expulsion du squat du Gesù à Saint-Josse-ten-Noode en novembre dernier, plusieurs communes bruxelloises et le Fonds du logement ont participé à des projets de relogement. Une partie de ces projets viennent à échéance au 31 mai. D’autres se termineront le 31 août et le 31 septembre. Le collectif estime qu’un relogement de six mois n’est pas une réponse adéquate pour encourager l’autonomie des familles en errance.

A Ixelles, le squat de l’ULB qui compte 32 personnes, majoritairement des enfants, pourrait être évacué dès cet été. Le plan hiver du Samu social a été prolongé à Ixelles jusqu’au 30 juin pour les 189 personnes vivant en famille. Les projets d’accompagnement n’ont pas à l’heure actuelle permis de trouver des solutions pour l’ensemble des familles. Une initiative de relogement est étudiée par la commune. A Saint-Josse, un squat, rue de l’Union, composé d’environ 25 personnes, doit également être évacué.

Les associations ont publié un manifeste sur la situation des familles en errance en octobre dernier. Si le gouvernement bruxellois a constitué fin 2013 une ’task force’ pour les familles en errance, celle-ci n’est pas encore devenue réellement opérationnelle.

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23 juin 2014

85 enfants pourraient bientôt être mis à la rue

http://www.lalibre.be/actu/belgique/85-enfants-pourraient-bientot-etre-mis-a-la-rue-53a46b323570c0e7433d9b89

Le Délégué aux droits de l’enfant croit à la possibilité d’une solution négociée.

D’ici une semaine, 105 personnes, dont pas moins de 85 enfants pourraient se retrouver dans la rue à Bruxelles. L’accueil du Samu social réservé aux familles avec enfants, situé rue du Trône, fermera ses portes le 30 juin, a indiqué jeudi le cabinet du bourgmestre d’Ixelles Willy Decourty. Cette annonce, choquante, n’a pourtant rien d’une surprise. Le 1er avril, les ministres de la Cocom Evelyne Huytebroeck et Brigitte Grouwels avaient décidé de prolonger le plan hiver de trois mois afin de pouvoir trouver des solutions pour les familles hébergées dans les centres.

Au 1er juillet, les familles devront donc avoir quitté l’établissement où elles séjournaient depuis huit mois et où elles bénéficiaient d’un accompagnement psychosocial, de consultations paramédicales, de repas chauds et d’un accès aux sanitaires. Fragilisées et isolées, ces familles, dont la plupart sont des migrants ou des Roms, n’auront d’autre choix que de vivre dans la rue.

Les mêmes seront là au début de l’hiver

"Il y a une terrible incohérence", pointe Bernard De Vos, Délégué général aux droits de l’enfant en Fédération Wallonie-Bruxelles. "On a prolongé l’hébergement de ces familles pour qu’elles puissent se stabiliser, effectuer les démarches administratives nécessaires à leur régularisation et entamer des recherches d’emploi, passage obligé pour devenir indépendantes. Sans adresse, sans domicile, il sera impossible pour elles de poursuivre leur insertion dans la société. Aujourd’hui, 90 % des enfants au Samu social sont scolarisés. Quand ils seront dans la rue, ils n’iront plus à l’école."

Outre la barbarie de laisser des enfants sans abri, Bernard De Vos y voit aussi un énorme gâchis financier. "Les familles qu’on met dans la rue aujourd’hui seront les premières devant la porte de l’accueil hivernal dans quelques mois", martèle celui qui plaide pour une solution permanente, à savoir un lieu d’accueil ouvert toute l’année. "L’été dernier plusieurs familles avec des enfants avaient dû camper dans le Parc Maximilien dans des conditions déplorables, dormant à la belle étoile et faisant leurs besoins dans les buissons", rappelle-t-il.

D’autres lieux d’accueil vont fermer

À une semaine de l’échéance, la situation est d’autant plus alarmante que d’autres familles se retrouveront prochainement face aux mêmes difficultés. Le bâtiment de l’ULB qui accueille depuis trois ans des familles roms, ainsi que plusieurs logements supervisés par la FEBUL s’apprêtent à fermer leurs portes.

Bernard De Vos garde pourtant espoir. "Une solution négociée est possible. Les contacts que j’ai eus avec le gouvernement en affaires courantes et la majorité qui va lui succéder ont été plutôt positifs." En novembre dernier, le gouvernement avait approuvé la création d’une Task Force pour répondre aux défis des populations en errance. "La volonté y est, il faut à présent une solution concrète."

Valérie Gillioz

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20 juin 2014

Fermeture du Samusocial fin de ce mois

http://www.brusselnieuws.be/fr/video/tvbrussel/fermeture-du-samusocial-fin-de-ce-mois

Une trentaine de familles seront fin juin à la rue. Pour le moment, ces personnes sont logées au centre d'accueil du Samusocial de la Rue du Trône à Ixelles mais celui-ci fermera ses portes fin du mois. Aucun euro ne peut être débloqué car Bruxelles n'a pas encore de gouvernement.

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19 juin 2014

Le Samu social d'Ixelles fermera le 30 juin

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/32491-le-samu-social-dixelles-fermera-le-30-juin

L'accueil du Samu social réservé aux familles avec enfants, rue du Trône, fermera ses portes le 30 juin, a indiqué jeudi Catherine Van Den Steen, la cheffe de cabinet du bourgmestre d'Ixelles Willy Decourty (PS). Elle précise que l'accueil à destination des familles Rom organisé à l'Université libre de Bruxelles prendra également fin dans les prochains mois. Quelque 105 personnes sont encore logées au Samu social d'Ixelles.

- Le gouvernement bruxellois n'est pas autorisé à débloquer de nouveaux moyens

CONCERTATIONS

Depuis la prolongation du plan hiver accordée au 1er avril pour mettre en oeuvre un travail d'accompagnement, 25 familles avec enfants sur les 53 accueillies, soit 189 personnes, ont été orientées. Des concertations sont en cours avec le secteur associatif et les différents niveaux de pouvoir concernés afin d'éviter de les mettre à la rue. Le public inclue des femmes expulsées de leur logement, des victimes de violences conjugales et des familles avec enfants issues des pays de l'Est. Les familles du squat Gesù à Saint-Josse-ten-Noode accueillies en urgence au début du plan hivernal ont été orientées durant l'hiver vers des logements mis à disposition par plusieurs communes. "Nous sommes demandeurs d'un centre spécifique réservé aux familles qui offre un accueil résidentiel 24 heures sur 24 de manière structurelle", réclame Christophe Thielens, porte-parole du Samu social.

ROMS A L'ULB

Nicolas Dassonville, porte-parole de l'ULB, explique que le bâtiment où sont logées depuis trois ans des familles Rom a été vendu en 2007. Il reste aujourd'hui une trentaine de personnes sur les 70 du départ. La fin de cette occupation est suspendue au commencement des travaux. "Nous appelons les pouvoirs publics à trouver une solution pérenne pour ces familles", alerte Nicolas Dassonville. (Belga)

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Fermeture du Samu social d’Ixelles annoncée au 30 juin

http://www.lesoir.be/576808/article/actualite/fil-info/fil-info-belgique/2014-06-19/fermeture-du-samu-social-d-ixelles-annoncee-au-30-juin

L’accueil du Samu social réservé aux familles avec enfants, rue du Trône, fermera ses portes le 30 juin, a indiqué jeudi Catherine Van Den Steen, la cheffe de cabinet du bourgmestre d’Ixelles Willy Decourty (PS). Elle précise que l’accueil à destination des familles Rom organisé à l’Université libre de Bruxelles (ULB) prendra également fin dans les prochains mois.

Quelque 105 personnes sont encore logées au Samu social d’Ixelles. Depuis la prolongation du plan hiver accordée au 1er avril pour mettre en oeuvre un travail d’accompagnement, 25 familles avec enfants sur les 53 accueillies, soit 189 personnes, ont été orientées. Des concertations sont en cours avec le secteur associatif et les différents niveaux de pouvoir concernés afin d’éviter de les mettre à la rue. Le public inclut des femmes expulsées de leur logement, des victimes de violences conjugales et des familles avec enfants issues des pays de l’Est. Les familles du squat Gesù à Saint-Josse-ten-Noode accueillies en urgence au début du plan hivernal ont été orientées durant l’hiver vers des logements mis à disposition par plusieurs communes.

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18 juin 2014

Peine confirmée pour un policier qui avait battu des sans-abri

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/32473-peine-confirmee-pour-un-policier-qui-avait-battu-des-sans-abri

L'un des dix policiers des chemins de fer coupables de violences à l'égard de sans-abri a été condamné, sur opposition, mercredi, à 40 mois de prison avec sursis, par le tribunal correctionnel de Bruxelles. Ce policier était le seul à avoir fait défaut lors du procès en février dernier et avait été condamné par défaut. Il avait écopé d'une des peines les plus élevées. Il a été jugé à nouveau mercredi et a vu sa peine par défaut confirmée.

- REVOIR: jusqu'à 40 mois ferme pour les policiers qui ont battu des sans-abri (26/02)

L'intéressé avait fait opposition et était venu se défendre seul, sans la présence de ses anciens collègues et co-prévenus et hors médiatisation, il y a quelques semaines. Le juge a confirmé mercredi la peine qu'il avait déjà prononcée. A nouveau, le tribunal s'est dit "saisi d'effroi face à pareil dossier" et a noté la gravité des faits, les souffrances endurées par les nombreuses victimes et l'image désastreuse que les faits donnent de la police. Dix agents de la police fédérale des chemins de fer avaient été condamnés en février dernier pour avoir battu sans raison valable une quinzaine de personnes, essentiellement des sans-abri, qui fréquentaient les gares de Bruxelles, entre janvier et novembre 2006. (Belga)

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12 juin 2014

« Le relogement, c’est maintenant… ! »

maintenant

« Le relogement, c’est maintenant… ! »

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23 mai 2014

Expulsion du Gesù: plusieurs associations réclament un plan «quatre saisons» pour les familles en errance

http://www.lacapitale.be/1012133/article/2014-05-22/expulsion-du-gesu-plusieurs-associations-reclament-un-plan-quatre-saisons-pour-l

A la veille des élections, plusieurs associations dont Caritas Belgique, la Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement et la Ligue des Droits de l’Homme, ont réclamé jeudi l’instauration d’un plan «quatre saisons» destiné à fournir toute l’année un logement et un accompagnement social aux familles en errance, en vue de les rendre plus autonomes.

«Le relogement temporaire de quatre familles du Gesù (à Saint-Josse), réhébergées par la Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement, s’achèvera le 30 mai prochain. Celui des familles par le Samu social (plan hiver), s’achèvera fin juin», a indiqué Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l’Homme.

« Vingt-cinq personnes dont deux bébés hébergés rue de l’Union à Saint-Josse peuvent se retrouver à la rue à tout moment. Enfin, 32 personnes dont 20 enfants hébergés par l’ULB, devront quitter les lieux quand débuteront des travaux», a-t-il ajouté.

«Nous lançons un cri d’alarme et un appel fort en direction des communes, du futur gouvernement et des propriétaires privés car l’errance et la pauvreté n’est pas une problématique qui dure 3 mois par an. Il faut donc mettre en place un plan ’quatre saisons’ intégré dans la task force régionale», a estimé Alexis Deswaef.

«Nous appelons les communes à reloger ces familles dans des logements vides et les propriétaires privés, à mettre gratuitement à disposition leurs bâtiments inoccupés habitables via des conventions d’occupation précaire et temporaire», a-t-il conclu.

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Plan « 4 saisons » pour les sans-abri

http://www.lesoir.be/552133/article/actualite/regions/2014-05-23/plan-4-saisons-pour-sans-abri

BRUXELLES Quatre familles roms expulsées du Gesù devront quitter leur logement fin mai. Les accords passés avec les communes arrivent à échéance sans solution durable.


Les locaux du Gesù sont aujourd’hui occupés par la commune de Saint-Josse. © Reuters.

Les locaux du Gesù sont aujourd’hui occupés par la commune de Saint-Josse. © Reuters.

Le 4 novembre dernier, un lundi matin à 6h, environ 250 policiers débarquaient dans l’ancien couvent du Gesù pour en expulser les 200 occupants qui squattaient le bâtiment depuis plusieurs années. Les familles présentes lors de l’intervention policière, majoritairement roms, ont ensuite été prises en charge par le Samu social et par la Fébul. Aujourd’hui, les familles placées dans les habitations du Fonds du logement et une de celles vivant à Watermael-Boitsfort doivent quitter l’appartement pour le 31 mai sans solution durable. Quant aux 36 familles toujours logées dans le centre du Samu social rue du Trône, elles devront partir pour le 30 juin.

En novembre, 4 familles sont placées dans des habitations gérées par le Fonds du logement. Leur accompagnement est assuré par l’association la Fébul (Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement). Les enfants sont scolarisés, les parents suivis afin qu’une solution durable se dégage. Seulement, la convention d’occupation précaire à titre gratuit touche à sa fin le 31 mai.

« Les familles peuvent rester mais alors on nous demande de payer un loyer de 500 à 900 euros par mois, explique un membre de la Fébul. Pendant 6 mois, nous avions eu des subsides pour cela, mais comme le gouvernement est en affaires courantes, nous ne pouvons plus rien demander. Or, nous n’avons pas les fonds nécessaires. Les familles vont donc devoir quitter les lieux. » Au cabinet du secrétaire d’Etat au Logement, Christos Doulkeridis (Ecolo), on affirme que des discussions ont lieu au Fonds du logement pour que personne ne soit expulsé le 31 mai.

Deux autres ménages avaient été relogés à Watermael-Boitsfort, l’une dans un logement de transit, l’autre dans un appartenant à la Régie foncière. Ce dernier doit être attribué prochainement et les Roms vont devoir en partir. « Nous respectons notre convention, explique l’échevin du Logement, Benoît Thielemans (Ecolo). Nous avons prolongé celle de l’autre famille jusqu’en août car nous n’effectuerons les travaux nécessaires qu’après. Pour le reste, c’est à la Fébul de s’en occuper. »

Pour l’association aidée par l’Union des locataires marollienne (ULM), difficile de trouver des logements à ces occupants parfois sans revenu. « Des solutions existent mais il nous faut plus de moyens, précise Manu de l’ULM. Nous demandons la création d’un plan «4 saisons» pour une solution durable à la problématique des personnes en difficulté. »

L’association est soutenue dans sa demande par Maître Alexis Deswaef de la Ligue des droits de l’Homme. « Les conditions de vie sont plus difficiles en été qu’en hiver pour les personnes vivant dans la rue car il n’existe pas d’aide suffisante. La misère ne s’arrête donc pas avec les premiers rayons de soleil. Je n’ai toujours pas compris les motivations de cette expulsion qui, je suis certain, a coûté plus cher que le prix de deux professionnels qui auraient accompagné socialement les familles du Gesù. Une solution aurait alors pu être trouvée avec moins de dommage. »

Cette demande de plan « 4 saisons » est appuyée par le Samu social même si le 30 juin, il devra mettre dehors les 36 familles toujours présentes dans ses locaux. « En 7 semaines, nous avons placé 18 familles, commente Christophe Thielens du Samu social. Nous espérons avoir un logement d’ici là. »

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22 mai 2014

Conférence de presse le 22/05/2014 à propos de l'ex-occupation du Gesu (Bruxelles)

Conférence de presse le 22/05/2014 à propos de l'ex-occupation du Gesu (Bruxelles)

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Le 123 rue Royale ouvre ses portes à l'occasion de son anniversaire

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-123-rue-royale-vous-ouvre-ses-portes-a-l-occasion-de-son-anniversaire?id=8274889

Il y a sept ans, des squatteurs avaient pris possession de cette adresse, un bâtiment qui abritait des bureaux de l’ancien ministère de l’Éducation. Une convention d'occupation temporaire avait alors été signé avec la toute jeune asbl Woningen 123 Logements. Seul coût à la charge des habitants, celui des charges énergétiques. Sept ans plus tard, cette convention tient toujours et les habitants du 123 ont décidé de fêter l'événement.

Ils sont artistes, étudiants, drogués, ou encore sans-papiers. 65 personnes, à la recherche d’un toit, qui sont un jour venues, seules ou en famille, frapper à la porte du 123 rue Royale.

Dans cet imposant bâtiment de sept étages, tout le monde a sa place, mais aussi ses responsabilités. Bart Winen, de l’asbl Woningen 123 Logements: "On essaie de gérer tout de A à Z, du nettoyage à la comptabilité, tout est fait par l'habitant et si la débrouille ne suffit pas, on essaie de trouver collectivement et solidairement une solution. C'est possible de vivre dans une société où l'argent n'est pas au centre. C'est alors que l'argent ne devient pas un facteur d'exclusion."

Mais tous ne sont pas venus au 123 par nécessité. Si Sofja, jeune maman étudiante de 24 ans, y habite depuis trois ans, c’est avant tout pour la vie en collectivité: "On est un groupe très mixte, très diversifié avec des histoires aussi différentes, des motivations et des origines différentes aussi. C’est chouette !"
Un univers hétéroclite, mais sans hiérarchie, selon Denis, habitant du 123 depuis bientôt quatre ans: "Il n'y a pas de pyramide avec un chef tout au-dessous, c'est très horizontal. On est quand même amenés à apporter des décisions et le fait qu'elles soient prises en groupe, ça atténue les jugements à l'emporte-pièce."

Des familles, des marginaux, des belges et des moins belges réunis sous le même toit: un exemple abouti de cohésion sociale. Le 123 vous ouvre ses portes dès ce soir jusque dimanche.

RTBF

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21 mai 2014

Conférence de presse 22/5/2014 à 11h00 au 123 rue Royale à 1000 Bruxelles

Communiqué de presse.

Familles en errance : pour un plan "Quatre Saisons".

4/11/2013: Expulsion de 220 personnes, dont 96 enfants, du bâtiment du Gesù à Saint-Josse.
7/5/2014: Expulsion de plusieurs familles avec enfants du squat du Foyer Ixellois, dont un bébé de 7 mois.
30/5/2014: Fin du relogement temporaire des 4 familles du Gesù relogées par la FEBUL (préavis).
30/6/2014: Fin de la prolongation de l’hébergement des familles par le Samu social (plan hiver).
A tout moment : menace d’expulsion de 25 personnes dont 2 bébés, hébergés rue de l’Union à St-Josse.
32 personnes, dont 20 enfants, hébergés par l’ULB devront quitter les lieux au début des travaux.  

Nous lançons un appel pour que, une nouvelle fois, des familles ne se retrouvent pas à la rue avec leurs enfants.

Nous lançons cet appel:

1. Aux communes:
Pour que ces familles soient relogées dans les logements vides qui se situent sur leur territoire et avec un accompagnement adapté.

2. Au futur gouvernement:
Pour que les responsables politiques se mettent autour d'une table afin d'activer un PLAN 4 SAISONS, intégré dans la Task force régionale, permettant aux personnes précarisées de bénéficier d'un logement et d'un accompagnement social aboutissant à leur autonomisation.

3. Aux propriétaires privés:
Pour qu'ils mettent à disposition gratuitement leurs bâtiments inoccupés habitables via des conventions d’occupation précaire et temporaire.
Ce dispositif permet aux propriétaires d'éviter la dégradation des bâtiments, le paiement des frais de chauffage et de gardiennage, et de taxes pour immeubles inoccupés (500€ par m de façade x le nombre d'étages)...,

4. Au secteur associatif, au monde du spectacle, à tout citoyen:
Pour apporter un soutien, quel qu'il soit, à ce projet visant à faire reculer la pauvreté à Bruxelles. 

Il est urgent de trouver une solution pour accompagner les familles et les associations qui le souhaitent et qui ne veulent pas occuper un bâtiment sans autorisation préalable, sans soutien effectif et suffisant, tant du secteur associatif que des pouvoirs publics.

Signataires :
Georges-Henri BEAUTHIER, Avocat (0496/511.606)
Alexis DESWAEF, Avocat et président de la Ligue des Droit de l'Homme (0475/57.57.00).
Caritas Belgium, O Casa, ULM (Union des Locataires Marollienne), ULSG (Union des Locataires de St-Gilles), FEBUL (Fédération Bruxelloise de l'Union pour le Logement), FEANTSA (European Federation of National Organisation Working with Homeless People), Bernard De Vos (Délégué général aux droits de l'enfant), le CIRE (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), PICUM (Platform for International Cooperation on Undocumented Migrants), Lara Natale (the European Network of Migrant Women - ENoMW).

et Jacques Wathelet, Pierre, Daniel, Inès, Agnès et Michel, Kathleen Boulanger, Valentine Julien Artimara/CV.

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Persconferentie op donderdag 22 mei 2014 op 123 Koningsstraat 1000 Brussel.

Persbericht.

Families op drift: Voor een plan  "4 seizoenen".

4/11/2013: UItzetting van  220 personen, waarvan 96 kinderen, uit het klooster Gesù in  Sint Joost
7/5/2014: UItzetting van verschillende families met kinderen waarvan een baby van 7 maanden, uit een bezet gebouw  van  de Foyer Ixellois.
30/5/2014: Einde van een tijdelijke bewoning van 4 familles uit de Gesù ge-herhuisvest door de FEBUL (in vooropzeg).
30/6/2014: Einde van de verlenging van de  huisvesting van families bij de Samu social (Winter plan).
We verwachten elk moment uitzetting van :
- 25 personen met  2 babies, gehuisvest rue de l’Union in St Joost.
- 32 personen, waarvan  20 kinderen, geplaatst   in de ULB bij  vanaf de  start van de werken.  

Wij roepen op om deze families niet nogmaals op straat te gooien!

Wij doen een appel aan:

1. De gemeentes:
Om deze families  te herhuisvesten in leegstaande woningen op hun grondgebied met een passende begeleiding.

2. Aan de toekomstige regering:
Met de vraag aan de politieke verantwoordelijken om aan tafel te gaan zitten voor een plan "4 seizoenen", geintegreerd in de régionale  Task force, om families  in précaire omstandigheden een woning toe te wijzen met begeleiding die tot hun  zelfstandigheid kan leiden.

3.  Privé eigenaren:
Om  bewoonbare, leegstaande gebouwen gratis ter beschikking  te stellen, via de mogelijkheid van tijdelijke overeenkomsten voor kwetsbare groepen.
Deze optie heeft als voordeel voor de eigenaars dat de gebouwen niet verder achteruit gaan, dat de verwarmingskost gedeeld kan worden, dat de gebouwen bewaakt zijn en dat ze de belasting op leegstand vermijden. (500€ per m gevel x het aantal étages)...,

4. Verenigingen, aan de theater wereld  en aan elke burger:
Om dit projekt te steunen met wat u kunt om de armoede te helpen verminderen in Brussel.

Het is dringend een duidelijke oplossing te vinden om   families en verenigingen te begeleiden die  een gebouw gaan  bezetten en dit niet zonder voorafgaande  afspraken willen doen  en ook niet zonder voldoende ondersteuning  van privé en politieke organisaties

Getekend :
Georges-Henri BEAUTHIER, Avocat (0496/511.606)
Alexis DESWAEF, Avocat et président de la Ligue des Droit de l'Homme (0475/57.57.00).
Caritas Belgium, O Casa, ULM (Huurdersunie Marollen), ULSG (Huurdersunie St-Gillis), FEBUL (Fédération Bruxelloise de l'Union pour le Logement), FEANTSA (European Federation of National Organisation Working with Homeless People), Bernard De Vos (Délégué général aux droits de l'enfant), le CIRE (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers), PICUM (Platform for International Cooperation on Undocumented Migrants), Lara Natale (the European Network of Migrant Women - ENoMW).

en Jacques Wathelet, Pierre, Daniel, Inès, Agnès en Michel, Kathleen Boulanger, Valentine Julien Artimara/CV.

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08 mai 2014

Une vingtaine de personnes, dont des enfants, expulsées d'un bâtiment du Foyer Ixellois rue Vandeuren

http://www.lacapitale.be/1001783/article/2014-05-08/une-vingtaine-de-personnes-dont-des-enfants-expulsees-d-un-batiment-du-foyer-ixe

Une vingtaine de personnes, parmi lesquelles des enfants, ont été expulsées jeudi matin d’un bâtiment appartenant au Foyer Ixellois. Un vingtaine d’autres occupants, qui squattaient le bâtiment depuis plusieurs semaines, étaient déjà partis spontanément avant l’arrivée de la police, a indiqué jeudi Jacques Jourquin, le directeur gérant du Foyer Ixellois.

Les occupants du bâtiment appartenant au Foyer Ixellois, situé rue Vandeuren à Ixelles, étaient essentiellement des familles rom dont certaines avaient été expulsées du couvent du Gesù fin novembre dernier.

Leur expulsion, effectuée sur base d’une ordonnance rendue par le tribunal de première instance de Bruxelles, a eu lieu jeudi vers 07h00. Selon Jacques Jourquin, directeur gérant du Foyer Ixellois, l’action s’est déroulée dans le calme.

«Le bâtiment qu’occupaient ces personnes présentait des problèmes de sécurité publique et d’insalubrité. Son occupation n’était de surcroît pas encadrée. Les occupants ont été à plusieurs reprises invités à quitter les lieux», a-t-il indiqué.

Des travaux de rénovation des 122 logements que compte le bâtiment devraient être entamés rapidement.

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19 février 2014

Allocation de relogement (anciennement ADIL)

http://logement.irisnet.be/primes-et-aides/allocation-de-relogement

L’allocation de relogement est constituée d’une allocation de déménagement et d’une allocation de loyer. Ce sont des aides financières destinées :

L'allocation de relogement remplace depuis le 1er février 2014 l'ancienne allocation de déménagement-installation et intervention dans le loyer (ADIL).


Allocation de relogement - locataire

http://logement.irisnet.be/primes-et-aides/allocation-de-relogement-locataire

L'allocation de relogement est une aide qui a pour but de permettre aux locataires, qui ont peu de revenus et qui vivent depuis un an au moins dans un logement inadéquat, de déménager et de supporter partiellement un loyer plus cher dans un nouveau logement adéquat. Cette aide est constituée d’une allocation de déménagement et d’une allocation de loyer.

Conditions d'octoi

  • Etre locataire du logement inadéquat depuis un an au moins et de manière ininterrompue.
  • Quitter un logement inadéquat situé dans la Région de Bruxelles-Capitale (RBC).
  • Emménager dans un logement adéquat dans la RBC.
  • Ne pas dépasser le plafond des revenus imposables (voir liste des plafonds ci-dessous).
  • Avoir 18 ans au moins (ou être mineur émancipé ou mineur mis sous autonomie).
  • Ne pas avoir bénéficié de l’ADIL ou de l'allocation de relogement par le passé.
  • Ne pas être propriétaire d’un logement, ni en pleine propriété, ni en emphytéose, ni en usufruit.
  • Ni l’ancien logement ni le nouveau logement ne peuvent appartenir à un membre de la famille du demandeur ou des personnes composant son ménage.
  • Faire sa demande au plus tard 3 mois après la prise en location du nouveau logement.

Caisses déménagement

L'ancien logement

  • doit être situé dans une des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
  • doit être en défaut par rapport aux normes du Code du logement, même en partie, en matière de salubrité, sécurité et confort.
  • peut également ne pas respecter les normes d’occupation et/ou de surface prescrites. Il est alors déclaré « surpeuplé ».
  • peut également, le cas échéant, ne pas être adapté à l'âge (de 65 ans ou plus) ou au handicap (de 66% ou plus) d'un membre du ménage.
  • peut aussi faire l’objet d’un Arrêté du Bourgmestre le reconnaissant comme inhabitable ou surpeuplé à titre temporaire ou définitif, ou d’un Arrêté d’expropriation ou d’une autorisation de démolir, pris après le début du bail.
  • Sauf cas exceptionnel, il doit avoir été occupé durant une période ininterrompue d’au moins 12 mois.  

Le nouveau logement

  • doit être situé dans une des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
  • doit respecter les normes du Code du Logement ainsi que les normes d’occupation et de surface prescrite.
  • doit faire l’objet d’un bail enregistré.
  • doit, le cas échéant, être adapté à l'âge (de 65 ans et plus) ou au handicap (de 66% ou plus) d'un membre du ménage.

Montants accordés

Allocation de déménagement

Le montant de l'allocation de déménagement est de € 800,00.

Ce montant est augmenté de 10% par enfant, ou par membre handicapé du ménage. La personne doit être reprise sur le document "Composition de ménage". Cependant l’augmentation est limitée à 3 personnes à charge, soit une allocation maximale de € 1040,00.

L’allocation n’est accordée qu’une seule fois pour l’ensemble des personnes faisant partie du ménage au moment de la demande initiale, à l’exception des enfants à charge.

Allocation de loyer

Pour la calculer, l’administration prend le montant du loyer (sans les charges) de votre nouveau logement duquel elle retire le tiers de vos revenus mensuels et le tiers de vos allocations familiales mensuelles. L'Administration tient compte des montants plafonnés par type de logement (voir liste des plafonds ci-dessous).

L’intervention est plafonnée à € 155,00. Ce plafond est augmenté de 10% par enfant, ou par membre handicapé du ménage. La personne doit être reprise sur le document "Composition de ménage". L’augmentation est limitée à maximum 5 personnes à charge, soit une intervention maximale de € 232,50 par mois.

Le montant de l'intervention sera automatiquement indexé chaque année sauf pour les locataires de logements sociaux qui devront communiquer leurs modifications de loyer à la hausse et à la baisse.

Le résultat du calcul doit impérativement être supérieur ou égal à € 15,00. En dessous de ce montant, l’Administration n’octroie pas l’allocation de loyer.

Durée de l'allocation de loyer

L'allocation de loyer est accordée pour une période de 5 ans, renouvelable pour une nouvelle période de 5 ans, et dans ce cas à raison de 50 % du montant après révision des conditions d'octroi.

Elle peut être accordée pour une durée indéterminée si d'une part, à l'introduction de la demande, le demandeur est âgé de 65 ans ou plus ou est handicapé à 66 % minimum à titre définitif et, d'autre part si le logement est reconnu adéquat et adapté. Suite à une révision des conditions d'octroi réalisée tous les 5 ans, l'allocation de loyer sera accordée à raison de 100 % du dernier montant perçu avant la révision.

Tout changement de situation (déménagement, augmentation de loyer dans le cadre d'un logement social) doit être signalé immédiatement à la Direction du Logement.

Pour en savoir plus

Bases légales


Allocation de relogement - sans abri

http://logement.irisnet.be/primes-et-aides/allocation-de-relogement-sans-abri

L'allocation de relogement est une aide qui a pour but de permettre aux personnes sortant d'une situation de sans-abri, d'emménager dans un logement adéquat en supportant partiellement le coût du loyer et, éventuellement, de l'emménagement. Cette aide est constituée d’une allocation de déménagement et d’une allocation de loyer.

Conditions d'octoi

  • Sortir d'une situation de sans-abri. Seuls quatre cas de figure seront pris en compte :
    • Les personnes ayant bénéficié de la majoration du montant annuel du revenu d'intégration
    • Les personnes ayant bénéficié de la prime d'installation octroyée par les CPAS aux personnes perdant leur qualité de sans-abri
    • Les personnes munies d'une attestation délivrée par le CPAS et prouvant qu'elles perdent leur qualité de sans-abri
    • Les mineurs mis sous autonomie par décision du juge  
  • Emménager dans un logement adéquat dans la Région de Bruxelles-Capitale.
  • Ne pas dépasser le plafond des revenus imposables (voir liste des plafonds ci-dessous).
  • Avoir 18 ans au moins (ou être mineur émancipé ou mineur mis sous autonomie).
  • Ne pas avoir bénéficié de l’ADIL ou de l'allocation de relogement par le passé.
  • Ne pas être propriétaire d’un logement, ni en pleine propriété, ni en emphytéose, ni en usufruit.
  • Le nouveau logement ne peut appartenir à un membre de la famille du demandeur ou des personnes composant son ménage.
  • Faire sa demande au plus tard 3 mois après la prise en location du nouveau logement.  

Le nouveau logement :

  • doit être situé dans une des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
  • doit respecter les normes du Code du Logement ainsi que les normes d’occupation et de surface prescrite.
  • doit faire l’objet d’un bail enregistré.
  • doit, le cas échéant, être adapté à l'âge (de 65 ans et plus) ou au handicap (de 66% ou plus) d'un membre du ménage.  

Montants accordés

Allocation de déménagement

Le montant de l'allocation de déménagement est de € 800,00.

Ce montant est augmenté de 10% par enfant, ou par membre handicapé du ménage. La personne doit être reprise sur le document "Composition de ménage". Cependant l’augmentation est limitée à 3 personnes à charge, soit une allocation maximale de € 1040,00.

L’allocation n’est accordée qu’une seule fois pour l’ensemble des personnes faisant partie du ménage au moment de la demande initiale, à l’exception des enfants à charge.

L'allocation de déménagement ne sera pas accordée si vous avez bénéficié, dans les six derniers mois précédant l'introduction de votre demande, de la majoration du revenu annuel d'intégration ou de la prime d'installation du CPAS.

Allocation de loyer

Pour la calculer, l’administration prend le montant du loyer (sans les charges) de votre nouveau logement duquel elle retire le tiers de vos revenus mensuels et le tiers de vos allocations familiales mensuelles. L'Administration tient compte des montants plafonnés par type de logement (voir liste des plafonds ci-dessous).

L’intervention est plafonnée à € 155,00. Ce plafond est augmenté de 10% par enfant, ou par membre handicapé du ménage. La personne doit être reprise sur le document "Composition de ménage". L’augmentation est limitée à maximum 5 personnes à charge, soit une intervention maximale de € 232,50 par mois.

Le montant de l'intervention sera automatiquement indexé chaque année sauf pour les locataires de logements sociaux qui devront communiquer leurs modifications de loyer à la hausse et à la baisse.

Le résultat du calcul doit impérativement être supérieur ou égal à € 15,00. En dessous de ce montant, l’Administration n’octroie pas l’allocation de loyer.

Durée de l'allocation de loyer

L'allocation de loyer est accordée pour une période de 5 ans, renouvelable pour une nouvelle période de 5 ans, et dans ce cas à raison de 50 % du montant après révision des conditions d'octroi.

Elle peut être accordée pour une durée indéterminée si d'une part, à l'introduction de la demande, le demandeur est âgé de 65 ans ou plus ou est handicapé à 66 % minimum à titre définitif et, d'autre part si le logement est reconnu adéquat et adapté. Suite à une révision des conditions d'octroi réalisée tous les 5 ans, l'allocation de loyer sera accordée à raison de 100 % du dernier montant perçu avant la révision.

Tout changement de situation (déménagement, augmentation de loyer dans le cadre d'un logement social) doit être signalé immédiatement à la Direction du Logement.  

Pour en savoir plus

Bases légales


Allocation de déménagement (ADIL)

http://logement.irisnet.be/primes-et-aides/aides-demenagement-installation-loyer

À partir du 1er février 2014, cette législation est abrogée par l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 28 novembre 2013 (Art. 24. § 1er) instituant une allocation de relogement.

Les Allocations de Déménagement-installation et Intervention dans le Loyer (ADIL) sont destinées aux locataires qui déménagent ailleurs dans la Région bruxelloise suite à l'insalubrité de leur habitat, en raison de son étroitesse ou de son inadaptation aux personnes à mobilité réduite, âgées ou présentant un handicap. Elles ne sont octroyées que dans le cadre d'un déménagement vers un logement salubre et répondant aux normes légalement définies.

Conditions d'octroi

Pour bénéficier de cette aide, le demandeur doit répondre à des conditions fixées par un Arrêté du Gouvernement régional :

  • introduire sa demande dans les 6 mois suivant la date de prise en location du nouveau logement ;
  • avoir occupé le logement quitté pendant 12 mois au minimum (excepté s'il a été frappé d'un Arrêté du Bourgmestre ou s'il a reçu un constat d'un logement inhabitable émanant de l'Inspection Régionale du Logement) ;
  • répondre aux conditions de revenus qui doivent être inférieurs au plafond fixé (ADIL - Liste des plafonds de revenus et montants des interventions (.pdf) ;
  • être âgé de 18 ans au moins ou reconnu mineur émancipé et ne pas être propriétaire d'un immeuble ;
  • avoir quitté un logement inadéquat (soit par son état, soit par surpeuplement) ou inadapté (pour les personnes âgées de plus de 60 ans ou handicapées à 66 % au moins).  

Montant et durée des allocations

Les allocations comprennent une intervention financière forfaitaire dans les frais de déménagement ou d'installation ainsi qu'une intervention mensuelle dans le loyer du nouveau logement. Les montants d'application au 1er janvier 2014 sont :

  • Montant de l'Allocation de déménagement-installation

Personnes à chargeMontant unique
0 € 809,87
1 € 890,85
2 € 971,84
3 ou plus € 1052,82

Cette allocation ne peut être accordée qu'une seule fois.  

  • Montant de l'intervention dans le loyer

Intervention dans le loyer = nouveau loyer (sans charges) - ancien loyer (sans charges) avec un maximum de :

Personnes à chargeMontant par mois
0 € 155,74
1 € 171,32
2 € 186,89
3 € 202,47
4 € 218,04
5 ou plus € 233,61

Attention :

L'intervention dans le loyer n'est pas attribuée si la différence entre l'ancien et le nouveau loyer est de moins de 14,95 euros.

Quand le nouveau logement est un logement social, l'intervention maximale est fixée à 155,74 euros, sans tenir compte du nombre de personnes à charge.

  • Durée de l'intervention

L'intervention dans le loyer est accordée pour une période de 5 ans, renouvelable pour une nouvelle période de 5 ans, et dans ce cas à raison de 50 % du montant après révision des conditions d'octroi.

Elle peut être accordée pour une durée indéterminée si d'une part, à l'introduction de la demande, le demandeur est âgé de plus de 60 ans ou est handicapé à 66 % minimum à titre définitif et, d'autre part si le logement est reconnu adéquat et adapté. Suite à une révision des conditions d'octroi réalisée tous les 5 ans, l'intervention dans le loyer sera accordée à raison de 100 % du dernier montant perçu avant la révision.

Tout changement de situation (déménagement, augmentation de loyer dans le cadre d'un logement social) doit être signalé immédiatement à la Direction du Logement.  

Documents téléchargeables :

Bases légales :

 

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12 février 2014

Le prix des appartements à Bruxelles a augmenté de 2,7% en un an (carte interactive)

http://www.lesoir.be/425098/article/economie/2014-02-11/prix-des-appartements-bruxelles-augmente-27-en-un-an-carte-interactive

La fédération des notaires a présenté ses chiffres pour Bruxelles. Découvrez les prix de l’immobilier par commune et type de bien sur notre carte.

Le prix des biens est toujours en augmentation à Bruxelles mais la hausse a été mesurée en 2013, selon les chiffres publiés par la fédération des notaires. Le prix médian d’une maison est resté stable, à 350.000 euros. Le prix médian des appartements est passé à 190.000 euros, ce qui constitue une progression de 2,7 %. Les transactions ont globalement reculé de 2,6 % comparativement à 2012.

« Les critères d’octroi de crédit, plus sévères qu’auparavant, ont pour conséquence que les prix ne s’envolent pas et contribuent pour partie à une stabilité du marché immobilier », indique la fédération en conclusion de son rapport.

Les candidats acquéreurs comptent sur leurs parents pour acquérir un bien, indique les notaires : « L’afflux de capitaux dans le cadre de la DLU ou la tranquillité de savoir son argent placé dans des briques plutôt que dans un produit financier (…) incite les parents des candidats acquéreurs à les épauler financièrement dans un projet immobilier. »

Maisons et villas

Le prix mentionnés pour les communes surlignées en gris doivent être pris avec prudence : l’échantillon n’est pas représentatif, indique la fédération des notaires.

Ixelles est de loin la commune la plus chère avec 595.000 euros, un montant qui a progressé de 9,2 % en un an. L’augmentation la plus marquée, à savoir 22 %, est relevée à Bruxelles intra-muros dont le prix médian atteint 440.000 euros. Elle est talonnée par Saint-Gilles qui affiche un accroissement de 19,1 % pour un prix tournant autour des 405.000 euros. Anderlecht est la commune la moins chère avec 250.000 euros et celle qui accuse la plus forte baisse en un an, soit -8,3 %.

« Ce n’est pas un secret de révéler que la population française apprécie le quartier étendu du Fort Jaco à Uccle ou l’Avenue Molière sur la Commune d’Ixelles et les rues environnantes, indique la fédération des notaires. Ce marché des villas dans ces quartiers est étroitement conditionné par l’afflux de français qui représentent aujourd’hui la population étrangère la plus importante en Région de Bruxelles Capitale (plus de 50.000 personnes). »

Appartements

Le prix mentionnés pour les communes surlignées en gris doivent être pris avec prudence : l’échantillon n’est pas représentatif, indique la fédération des notaires.

Ce sont les appartements 3 chambres qui augmentent le plus fortement, avec 8,9 % : ils passent de 271.000 à 295.000 euros. Le prix médian des appartements « 2 chambres » sont en hausse de 2,6 % (de 195.000 à 200.000 euros). Les prix médians des appartements 1 chambre passe, lui, de 142.500 à 150.000 euros, soit une augmentation de 5,3 %.

« Un appartement 2 chambres coûte 33 % de plus qu’un 1 chambre et un appartement 3 chambres est 47 % plus cher qu’un 2 chambres », note la fédération des notaires. « Le fait que les prix médians des appartements 3 chambres augmente plus fortement que le prix des autres types d’appartements peut s’expliquer par la hausse des divorces et des familles uni parentales, qui veulent avoir un logement assez spacieux, sans avoir l’entretien et les frais liés à une maison. On voit aussi que certaines familles choisissent un appartement 3 chambres plutôt qu’une maison pour des raisons budgétaires. »

Woluwe-St-Pierre est la commune la plus chère avec 285.000 euros, un prix médian qui a grimpé de 18,3 % par rapport en 2012.St-Josse-ten-Noode connaît la plus forte baisse (-21,2 %) et le prix médian le plus bas (135.000 euros).

Le marché va-t-il augmenter ou baisser?

En conclusion du chapitre sur l’évolution du prix des appartements, la fédération note des arguments favorables ou défavorables à une hausse du marché immobilier bruxellois.

Eléments favorables au relèvement du marché

- « Pour les investisseurs l’immobilier reste une” valeur sure” et un moyen de diversification, certainement aussi longtemps que les intérêts restent bas. »

- « Les taux bas des crédits hypothécaires restent un élément favorable. »

- « Les loyers élevés incitent les gens à acheter leur logement plutôt que de continuer à louer. »

- « Le manque de logements suite aux migrations, augmentation de divorces, croissance de la population. »

Eléments défavorables au relèvement du marché

- «  Pourcentage plus élevé de fonds propres demandés par les banques pour l’obtention d’un crédit. »

- «  Charges communes de plus en plus élevées surtout pour les appartements les plus anciens et les immeubles les plus grands. »

- «  Depuis quelque temps, l’offre est plus importante que la demande ; les biens restent plus longtemps à vendre, et cela entraîne après un certain temps, souvent une baisse des prix. »

La partie bruxelloise du rapport publié par la fédération royale du notariat

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10 février 2014

Brève: social saint-josse Prostitution à Gesù ? "Sans suite !"

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/breve-52f5b5c43570c16bb1c775b8

Bernard Guy Publié le samedi 08 février 2014 à 05h42 - Mis à jour le samedi 08 février 2014 à 05h42

Expulsés avec fracas en ce glacial matin du 4 novembre 2013, les occupants de l’ex-couvent Gesù ont -un peu- de baume au cœur, depuis hier. Selon une information parue dans le quotidien De Standaard, l’enquête relative à la prostitution qui, selon Emir Kir (PS), s’y développait, a été classée sans suite. On rappellera que l’accusation avait partiellement fondé la décision d’expulsion arrêtée par le bourgmestre. Ceci dit, sans nier aucunement les nuisances et dégradations manifestes du site de la rue Traversière…

G. Be

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31 janvier 2014

Aide aux sans-abri : 500 000 euros qui n'en sont pas

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/29808-samusocial-500-000-euros-qui-nen-sont-pas

Les 500 000 euros accordés par la Commission communautaire commune (Cocom) qui devaient permettre d'ouvrir, en urgence des places supplémentaires pour les sans-abris, ne seront finalement, et pour l'instant, que 100 000 euros. De quoi, pour le Samusocial d'ouvrir seulement 50 places.

- Reportage

APPEL A PROJETS

En effet, les 400 000 euros restants, ne seront attribués qu'après appel à projets vers les associations d'accueil. C'est une décision de Brigitte Grouwels (CD&V), ministre de l'Aide aux Personnes. De son côté Maggie De Block (Open VLD), secrétaire d'Etat fédérale à l'Asile et à la Migration, a décidé d'ouvrir, rue du Trône, 170 nouvelles places.

REPORTAGE de Maati Dourhi et Arnaud Despiegelaere - Intervenants:

- Christophe Thielens, porte-parole du Samusocial - Evelyne Huytebroeck (Ecolo), ministre en charge de l'Aide aux personnes

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Dispositif d'accueil hivernal des sans abri: Mayeur dénonce le vaudeville de Brigitte Grouwels

http://www.lacapitale.be/923522/article/regions/bruxelles/actualite/2014-01-31/dispositif-d-accueil-hivernal-des-sans-abri-mayeur-denonce-le-vaudeville-d

Le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, qui préside le Samusocial de la capitale, a dénoncé vendredi le «vaudeville» joué selon lui par la ministre bruxelloise Brigitte Grouwels concernant l’ouverture de places d’accueil pour les sans-abri, félicitant en revanche l’action de la secrétaire d’État Maggie De Block.

Une centaine de sans-abri étaient contraints depuis plusieurs jours de dormir dans les rues de Bruxelles, faute de places dans les infrastructures d’accueil hivernal du Samusocial, a rappelé M. Mayeur (PS) sur les ondes de Bel-RTL.

Il pointe du doigt la ministre bruxelloise Brigitte Grouwels (CD&aV), en charge de cette politique à la Commission communautaire commune (CCC, l’institution bicommunautaire bruxelloise) avec Evelyne Huytebroeck (Ecolo). «Il y a un capharnaüm à la tête de la CCC qui s’appelle Brigitte Grouwels», a lancé M. Mayeur.

L’exécutif de la CCC a octroyé jeudi 500.000 euros supplémentaires pour le plan hivernal d’accueil des sans-abri, mais seules 50 places - l’équivalent de 100.000 euros - étaient immédiatement disponibles, alors qu’il y a urgence, a expliqué le président du Samusocial.

Pour le reste, Mme Grouwels «lance un grand appel à projets pour d’autres trucs, c’est la ligue d’impro!», s’exclame-t-il, la sélection de ces projets n’étant attendue que pour mercredi prochain.

Le fédéral, qui ne devait pas intervenir initialement, «l’a fait à notre demande», selon M. Mayeur. La secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté Maggie De Block (Open Vld) a en effet annoncé jeudi en fin de journée que la capacité du dispositif hivernal d’accueil des sans-abri serait augmentée de 200 places supplémentaires, que le Samusocial a pu gérer dès jeudi soir. «Merci Maggie, et pour Brigitte: peut mieux faire», a conclu Yvan Mayeur.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, chaque sans-abri qui s’est présenté au Samusocial a pu être hébergé grâce à l’ouverture de 150 places provisoires dans un bâtiment de la rue du Trône à Ixelles, s’est réjouie Mme De Block dans un communiqué.

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Google, sans pitié avec les politiques

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/google-sans-pitie-avec-les-politiques-52eb29303570d7514c2da2de

Bruxelles La saisie semi-automatique du moteur de recherche a la mémoire longue...

La saisie semi-automatique du moteur de recherche le plus utilisé de la planète peut avoir des résultats étonnants. Les politiciens bruxellois n’échappent pas à la règle. Pourtant, l’objectif affiché de Google est de faciliter les recherches, en proposant automatiquement des associations de mots. Et ces suggestions ne sont que le reflet des questions que se posent les internautes. En clair, les recherches les plus souvent effectuées.

À ce jeu, on se rend compte que certaines affaires collent littéralement à la peau des élus. Très dur, dès lors, de s’en défaire. Ainsi, le nom du député et conseiller de Bruxelles-Ville, Bertin Mampaka est irrémédiablement lié à celui de la scientologie, alors que l’humaniste a démenti catégoriquement, de nombreuses fois, faire partie de la secte. Qui se souvient du sac-jacking de la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans (MR), en juin 2012 ? Pourtant, dès que l’on tape Schepmans dans le moteur de recherche, agressée y est irrémédiablement associé.

Quant à l’ex-bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux (PS), ce sont les rumeurs de conversion à l’islam qui tiennent le haut du pavé. Le polémique Alain Destexhe est lui associé au terme raciste et d’Islam.

Mais bien souvent, nos politiciens sont liés à une actualité relativement récente. Le Gesù pour le bourgmestre de St-Josse, Emir Kir (PS), le Samusocial et le salaire mirobolant de son ex-directrice pour le nouveau maïeur de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS). Quant à Joëlle Milquet (CDH), son rôle de ministre de l’Intérieur la rapproche d’Al-Qaïda, de la prostitution et de la Syrie.

Enfin, il y a aussi des saisies automatiques qui laissent apparaître des résultats tout à fait anecdotiques. Ainsi, lorsque l’on tape le nom de notre ministre-président, Rudi Vervoort, le mot mariage apparaît. Preuve que les internautes s’intéressent à la vie privée du socialiste et à son union, il y a deux ans, avec Nathalie, une jeune femme de 20 ans sa cadette. Quant au secrétaire d’État Christos Doulkeridis (Écolo), c’est le terme moussaka qui lui est associé. Un clin d’œil aux origines grecques de l’écologiste et, surtout, aux recettes traditionnelles de sa maman qu’il publie sur son blog.

N. G.

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L'accueil hivernal à Bruxelles: un dossier qui a beaucoup bougé cette semaine

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_l-accueil-hivernal-a-bruxelles-un-dossier-qui-a-beaucoup-bouge-cette-semaine?id=8189222

Dans un premier temps, le gouvernement bruxellois a débloqué 500 000 euros pour ouvrir de nouvelles places. E puis, le fédéral est finalement intervenu lui-aussi par l'intermédiaire de la secrétaire d’État à l'Asile Maggie De Block. Lundi, le Samu social avait dû refuser près de 160 personnes, faute de places suffisantes.

La situation de l'accueil hivernal d'urgence à Bruxelles devient kafkaïenne. La Région bruxelloise finance 300 places du dispositif confié au Samu social. Mais ce nombre se révèle insuffisant. Le Samu social doit refuser une centaine de personnes.

D'initiative, et sans financement supplémentaire, le Samu accueille donc 50 personnes de plus dans le bâtiment de la rue Royale. Il lance ensuite un appel à l'aide au gouvernement bruxellois, qui débloque une enveloppe de 500 000 euros. Dans un premier temps, cela permet d'accueillir encore 50 personnes dans un autre immeuble, rue Borrens à Ixelles.

Entretemps, la direction du Samu tombe de haut : sur les 500 000 euros débloqués au niveau régional, seuls 100 000 reviennent au Samu social, pour créer 50 nouvelles places. Et pas une de plus. 350 donc, en tout. Dans ces conditions, le Samu se retire de la rue Borrens, pour rester au chiffre de 350 personnes hébergées.

Et que deviennent les 50 personnes accueillies rue Borrens? Elles iront dans un autre bâtiment, rue du Trône, ouvert – lui – grâce à l'intervention de Maggie De Block, la secrétaire d’État fédérale à l'Asile. Au total, ce nouveau bâtiment accueillera 170 personnes. Quant au 400 000 euros restant du gouvernement bruxellois, ils feront l'objet d'un appel à projets. Un peu tard, sans doute.

Philippe Carlot

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30 janvier 2014

Début de polémique autour du répondeur du Samusocial

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_debut-de-polemique-autour-du-repondeur-du-samusocial?id=8188462

"This is the life" d’Amy MacDonald. Cette chanson, les personnes qui appellent le Samusocial l'entendent régulièrement en ce moment. Ici, c'est plutôt le refrain qui interpelle : la chanteuse y pose cette question "Où vas-tu dormir ce soir?". Plutôt maladroit en cette période de pénurie de places d’hébergement pour les sans-abris à Bruxelles…

Le Samusocial promet de régler ce petit problème dans les plus brefs délais. Mais cela risque de prendre un peu de temps car visiblement, cela dépend d'un opérateur externe.

RTBF

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Samusocial: quatre familles avec enfants n'ont plus de chambres

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_quatre-familles-avec-enfants-exclues-des-chambres-du-samusocial?id=8188429

Il s'agit de familles accueillies dans des chambres du Samusocial depuis la fermeture du squat du Gesù à Bruxelles. Le Samusocial leur a demandé de quitter leurs chambres, pour rejoindre les lits d'urgence pour sans-abris durant la nuit. Du côté de leurs avocats, c'est l'indignation.

Quatre familles slovaques sur les trottoirs... avec des poussettes, et des vêtements superposés. Et quelques affaires dans des sacs. Mercredi encore, elles occupaient des chambres du Samusocial qui leur a demandé de quitter les lieux. "On les jette à la rue pour faire place à d’autres personnes. Elles n’ont nulle part d’autre où aller. Pourquoi les avoir jetées à la rue plutôt que d’ouvrir un autre bâtiment pour les autres personnes qui arrivaient ?", s’interroge Alexis Deswaef, leur avocat.

Au Samusocial, on nuance: ces chambres sont réservées aux plus fragiles (des sans-abris en mauvaise santé, ou avec de petits enfants). On peut y rester 24 heures sur 24. Mais il y a tellement de demandes que le Samusocial doit faire un choix. "Les équipes sont amenées à faire des choix impossibles. Nous sommes conscients que toutes les familles avec enfants n’ayant pas de solution d’hébergement sont vulnérables, déclare son porte-parole Christophe Thillens. Mais il y en a qui sont encore plus vulnérables, comme par exemple les femmes victimes de violence conjugale et qui nécessitent une mise à l’abri, une sécurisation permanente."

Le Samusocial a donc demandé à ces quatre familles avec enfants de quitter leurs chambres et de dormir au centre d’urgence pour sans-abris du Botanique, des places instaurées pour les mois d’hiver et, en journée, de rejoindre un centre de jour ou restaurant social.

Les avocats demandent que les autorités ouvrent un bâtiment vide pour une occupation encadrée, ou dans l’immédiat que le Samusocial revienne sur son choix, jugé inapproprié pour des familles avec enfants. Ces centres d’accueil d’urgence sont bruyants et débordés eux aussi et il ne sont ouverts que la nuit, jusqu’à 8 heures du matin. Hier soir les familles concernées avaient fait le choix plutôt de chercher un squat ou un couloir calme pour dormir.

Ces quatre familles sont dans l’errance depuis des mois, entre de brefs séjours en gare, en squats, en rue ou en logements temporaires.

Myriam Baele

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Pas de place pour les familles du Gésù et les SDF de Bruxelles

http://www.brusselnieuws.be/fr/video/tvbrussel/pas-de-place-pour-les-familles-du-gesu-et-les-sdf-de-bruxelles

Des familles avec enfants qui étaient accueillies jusqu'à présent au Samusocial devront déménager vers un site de la rue Royale, ouvert uniquement la nuit.

Certaines familles du cloître du Gésù se trouveront à la rue en journée.

Ces familles devront donc passer leurs journées dans la rue. Cela signifie donc que de jeunes enfants se retrouveront à la rue, affrontant des températures négatives.

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"Ouvrez d’urgence le Familistère Godin !"

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/ouvrez-d-urgence-le-familistere-godin-52e9efda3570d7514c2cfe61

Bruxelles Plus de 100 des ex de Gesù, toujours à la rue ! Georges-Henri Bauthier :  "On n’avait pas prévu le grand froid ?"

"Le 4 novembre , lors de l’expulsion des 220 occupants de Gesù , les responsables ont dit que personne ne serait à la rue. C’est inexact. Le constat est désolant : le bourgmestre (le PS, Emir Kir, NDLR) s’en lave les mains…"

Tant Alexis Deswaef, le président de la Ligue des droits de l’homme, que son confrère, l’avocat Georges-Henri Bauthier ou l’Union des locataires marollienne ont réitéré, mardi matin, un appel mille fois lancé aux pouvoirs publics, en trois mois : "Cessez ce ping-pong entre commune, Région, fédéral et Samusocial. 120 personnes vivent encore dehors. Nous voulons une occupation digne. Et pendant ce temps-là, Gesù est vide", résuma le second.

Parmi ceux qui séjournèrent rue Traversière, 92 personnes ont été relogées, comptabilise Emmanuelle Rabouin (ULM) : "47 à St-Josse; 2 dans des logements de transit, à Molenbeek; 41 à la Febul; et 2 chez l’abbé van der Biest". Pour les autres, pour tous les autres, c’est toujours le royaume de la débrouille.

"Mardi à 22 h, au Samusocial, on a dit à 4 familles slovaques qu’elles devaient partir le lendemain et aller au Samusocial du Botanique", raconte Marta, une jeune Slovaque. "Puis, on nous a conseillé de ne pas y aller car c’est trop dangereux pour les enfants."

L’absurdité du "   drame humanitaire" saute d’autant plus aux yeux qu’en novembre, le Samusocial reçut un million pour l’accueil urgent. Pire : saturé, l’organisme de la Ville vient d’obtenir un demi-million de plus. "Avec cette somme, respecteront-ils leurs promesses ?", s’interroge, amer, Alexis Deswaef.

Face à cette "incurie", ces défenseurs des plus pauvres réclament à toutes forces la réquisition d’un bâti. Pour un projet pacifique. À long terme. Avec des moyens. "Le Familistère Godin, près du pont Van Praet ?", rêvent-ils. "Nous n’occuperons rien sans autorisation." Mais…

Guy Bernard

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29 janvier 2014

Dispositif hivernal: 50 places ouvertes à Ixelles

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/29773-dispositif-hivernal-50-places-ouvertes-a-ixelles-

Les ministres bruxelloises en charge de l'Aide sociale au sein de la Commission Communautaire Commune, Evelyne Huytebroeck et Brigitte Grouwels, ont décidé ce mercredi de faire ouvrir cinquante places d'accueil supplémentaires dans la capitale pour les personnes sans abri, dans le cadre du dispositif d'accueil hivernal d'urgence, a fit savoir le cabinet de la ministre Huytebroeck. Ces places supplémentaires seront accessibles dès ce soir dans un immeuble situé 32-34, rue Borrens, à Ixelles.

Le nombre de places disponibles pour les sans-abri à Bruxelles serait ainsi porté à 1046, en ce compris les 350 places financées par le fédéral, et les 191 places ouvertes toute l'année par le Samusocial (110), et les asbl Pierre d'angle (48 places) et Ariane (33 places).

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Cinq familles du Gesù à la rue

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/29764-gesu

Cinq familles qui occupaient le couvent du Gesù jusqu'à son évacuation en novembre dernier, sont à la rue depuis une semaine. Il s'agit d'une vingtaine de personnes, dont sept enfants, qui avaient été relogées dans des logements du Samusocial, qui leur a demandé de quitter les lieux pour y accueillir de nouvelles familles, a indiqué mercredi leur avocat Georges-Henri Beauthier, qui demande la mise en place rapide d'une solution de relogement alors que le froid s'est installé dans la capitale.

"Le 22 janvier dernier, le Samusocial leur a priés de quitter les lieux et leur a proposé de se rendre au Samusocial du Botanique, qui est un accueil de nuit inadapté aux familles. Ces dernières ont refusé de s'y rendre dans ces conditions et sont depuis lors à la rue", a expliqué Georges-Henri Beauthier. "Le Samusocial a justifié sa décision en alléguant un manque de moyens financiers pour les accueillir mais a entre-temps reçu de nouveaux fonds. Ces familles précaires servent de cobayes et de marchepied au Samusocial pour qu'il se finance et c'est inacceptable. Nous demandons qu'elles réintègrent les logements du Petit Rempart ou qu'elles soient relogées dans des bâtiments publics inoccupés", a-t-il conclu.

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Bruxelles: Cinq familles au couvent du Gesù se retrouvent à la rue

http://www.lacapitale.be/914045/article/regions/bruxelles/actualite/2014-01-29/bruxelles-cinq-familles-au-couvent-du-gesu-se-retrouvent-a-la-rue

Cinq familles qui occupaient le couvent du Gesù jusqu’à son évacuation en novembre dernier, sont à la rue depuis une semaine. Elles avaient été relogées dans des logements du Samusocial, qui leur a demandé de quitter les lieux pour y accueillir de nouvelles familles, a indiqué mercredi leur avocat Georges-Henri Beauthier, qui demande la mise en place rapide d’une solution de relogement alors que le froid s’est installé dans la capitale.

« Les cinq familles comprenant une vingtaine de membres dont sept enfants, avaient été relogées dans un centre de jour et de nuit du Samusocial situé rue du Petit Rempart à Bruxelles, après leur expulsion du couvent du Gesù. Le 22 janvier dernier, le Samusocial leur a priés de quitter les lieux et leur a proposé de se rendre au Samusocial du Botanique, qui est un accueil de nuit inadapté aux familles. Ces dernières ont refusé de s’y rendre dans ces conditions et sont depuis lors à la rue », a expliqué Georges-Henri Beauthier.

« Le Samusocial a justifié sa décision en alléguant un manque de moyens financiers pour les accueillir mais a entre-temps reçu de nouveaux fonds. Ces familles précaires servent de cobayes et de marchepied au Samusocial pour qu’il se finance et c’est inacceptable. Nous demandons qu’elles réintègrent les logements du Petit Rempart ou qu’elles soient relogées dans des bâtiments publics inoccupés », a-t-il conclu. (Belga)

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Bruxelles : Le Samusocial a refusé 138 personnes la nuit dernière

http://www.lesoir.be/414217/article/actualite/fil-info/fil-info-belgique/2014-01-29/bruxelles-samusocial-refuse-138-personnes-nuit-derniere

Le Samusocial en charge de la coordination du dispositif d’accueil d’urgence hivernal des sans-abri a dû refuser 138 personnes au cours de la nuit écoulée, a indiqué mercredi le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur. Selon lui, 880 personnes ont été hébergées.

Un début de polémique a éclaté mardi entre la secrétaire d’Etat fédérale à l’Asile et aux Migrations Maggie De Block (Open Vld) et les ministres bruxelloises Brigitte Grouwels (CD&V) et Evelyne Huytebroeck (Ecolo), en charge de ce dossier au sein de la Commission communautaire commune, au sujet des responsabilités à face à un afflux plus important de personnes en raison du regain de vigueur hivernale.

Le gouvernement bruxellois se prononcera de son côté jeudi sur une proposition d’augmentation de sa part de l’effort de quelque 500.000 euros.

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28 janvier 2014

Un jeu politique et pas de solution pour l'accueil de crise d'hiver

http://www.brusselnieuws.be/fr/video/tvbrussel/un-jeu-politique-et-pas-de-solution-pour-laccueil-de-crise-dhiver

Comme d'habitude, dès que l'hiver pointe le bout de son nez, c'est la crise à l'accueil d'hiver pour les SDF. Et cette année n'est pas une exception, car 150 à 250 sans-abris dorment à la belle étoile. Parmi eux, un grand nombre de sans-papiers. Et aux ministres et politiciens compétents de se montrer du doigt.

Chaque nuit, entre 150 et 250 sans-abris dorment à la belle étoile

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500.000 euros en plus pour l'accueil des sans-abri à Bruxelles?

http://www.telebruxelles.net/portail/info/255-info-regionale/29736-sans-abris

Le gouvernement bruxellois devrait se prononcer jeudi sur une extension de 500.000 euros du montant consacré au dispositif  hivernal, portant celui-ci à 1,9 million d'euros, si l'on tient compte  du dispositif de jour, affirme le cabinet de la ministre bruxelloise de l'Aide aux personnes, Evelyne Huytebroeck (Ecolo). Des associations bruxelloises ont tiré la sonnette d'alarme lundi, jugeant que le dispositif d'accueil hivernal présentait des carences deux mois après son installation.

- Reportage - Interview de Pascale Peraita, administratrice du Samusocial, en direct dans le 18h

REPORTAGE de Arnaud Despiegelaere et Yannick Vangansbeeck - Intervenants:
- Christophe Thielens, porte-parole du Samusocial - Grégory Cremmerye, coordinateur Brussels Plateform Armoede

Voir réaction de Pascale Peraita:

CARENCES

Selon elles, de 150 à 250 sans-abri trouvent porte close ces dernières nuits alors que les températures baissent fortement. Toutes les places proposées par le Samusocial sont complètes. Selon la secrétaire d'État chargée de la Lutte contre la pauvreté Maggie  De Block, la Région bruxelloise, compétente pour l'aide de première  ligne, en fait moins que le Fédéral, censé agir en deuxième ligne. La secrétaire d'État Maggie De Block a attribué la semaine dernière 50 places supplémentaires en plus des 300 places déjà prévues par le fédéral. Sur la VRT, elle a indiqué avoir demandé à ses collègues régionales Brigitte Grouwels et Evelyne Huytebroeck d'augmenter la capacité d'accueil bruxelloise à 450 places. Mais pour Evelyne Huytebroeck, La Commission Communautaire Commune (CCC), fait déjà plus que sa part de l'effort pour soutenir le dispositif hivernal d'accueil des sans-abri, en héritant du renvoi d'une série de personnes  exclues que ce soit via le rejet accru des demandes d'asile, ou via le  sous-financement des dispositifs d'aide sociale au détriment des CPAS: "Je veux être très claire: on remet toujours les responsabilités de  Bruxelles en cause, mais l'institution bi-communautaire bruxelloise a  toujours pris ses responsabilités alors que nous sommes confrontés à un  accroissement des demandes dues notamment à l'exclusion d'un nombre  toujours plus élevé de personnes dans le cadre des demandes d'asile, du  sous-financement des CPAS des dispositifs fédéraux qui mènent à toujours  plus d'exclusion sociale ou encore du renvoi dans la rue des SDF du  cloître du Gesu"

"BUDGETS DECUPLES"

Comme l'a rappelé avant elle la ministre Brigitte Grouwels, Evelyne  Huytebroeck a souligné que depuis 2004, Bruxelles a plus que décuplé les  budgets et le nombre de places disponibles pour l'accueil hivernal.  "Mais si on continue à exclure ailleurs, on va vers un puits sans fond.  Nous voulons bien assumer nos responsabilités, mais si chacun prend part  à l'effort. Sinon nous devrons une nouvelle fois multiplier les moyens  par dix, d'ici quelques années", ce qui est intenable, a-t-elle dit en  substance. Selon Evelyne Huytebroeck, Bruxelles finance actuellement  près de 700 places d'accueil dans le cadre du dispositif hivernal ; le  fédéral 300. Les 50 places supplémentaires annoncées par Maggie De Block  lui permettent de financer le même nombre de places que l'an dernier  (350), ni plus ni moins.

DEMENTI

En réaction aux propos de Maggie de Block, Brigitte Grouwels avait elle aussi démenti lundi l'information selon laquelle la Région en ferait moins que le fédéral: "Madame De Block n'est pas bien informée. Nous faisons plus que le fédéral. Il est prévu dans la convention que nous prévoyions 400 places", a-t-elle dit. La ministre CD&V a renvoyé la balle à sa collègue Open Vld: "Nous constatons que parmi les personnes accueillies, bon nombre sont des demandeurs d'asile déboutés. Il s'agit là d'une compétence fédérale, en l'occurrence, une compétence de Mme De Block", a-t-elle dit. Or, Mme De Block se targue d'avoir réglé la situation de l'accueil des demandeurs d'asile en Belgique. Selon Brigitte Grouwels, le gouvernement bruxellois se penchera jeudi sur la problématique de l'accueil hivernal des sans-abri, singulièrement sur l'opportunité d'un élargissement du dispositif. Sur Twitter, le bourgmestre de la ville de Bruxelles, Yvan Mayeur a indiqué que le Samusocial avait accueilli 850 personnes lundi soir, des hommes, des femmes et des enfants.

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Invitation à une conférence de presse ce mercredi 29 janvier 2014 à 11h00 au 123 rue Royale à 1000 Bruxelles

Communiqué de presse

Nous avons appris que des familles hébergées au Samu Social, rue du Petit Rempart ont été priées de quitter cet hébergement. Il leur a été proposé de se rendre au Samu Social du Botanique, qui est un accueil de nuit. Pendant la journée, les familles doivent rester dehors. Il s’agit de familles avec des enfants en très bas âge, de 5 mois à 1,5 ans.

Le Samu leur a expliqué qu’au Petit Rempart, "il faut faire de la place pour de nouvelles familles". C’est "la décision du Samu, ils ont le droit de le faire et il n’y a rien à expliquer".

Les familles ont été averties vers 22h30, le mardi 21/1, que le lendemain elles devaient quitter les lieux. Donc, forcément elles étaient en grande panique.

Les familles sont depuis le 22/1 à la rue avec leurs enfants.

Leurs avocats ont écrit une lettre le 23/1 par voie de recommandé et par fax (ci-jointe). A ce jour, aucune réponse, pas même un accusé de réception.

Nous trouvons tout cela scandaleux! C’est quoi la logique ? On se débarrasse d'"anciens" (mais toujours) pauvres pour accueillir de "nouveaux" pauvres ?

Cette situation est absolument inadmissible, vu qu'elle ajoute à la détresse quotidienne de ces familles défavorisées un nouveau poids d'angoisse, et nous nous interrogeons sur ces procédés qui, visant à accueillir une nouvelle vague de pauvreté, rejettent la précédente dans la rue avec des enfants.

En attendant, le Gesù reste vide, ainsi que plusieurs bâtiments publics ou privés, largement de quoi reloger tous les sdf.

Il est urgent de trouver une solution d'autant que, ni les occupants, ni l'ULM ne souhaitent occuper un bâtiment sans autorisation préalable, sans soutien effectif et suffisant, tant du secteur associatif que des pouvoirs publics, et ce afin d'éviter un nouveau Gesù...

Georges-Henri BEAUTHIER, Avocat (0496/511.606)
Alexis DESWAEF, Avocat et président de la Ligue des Droit de l'Homme (0475/57.57.00)

Avec le soutien des associations de terrain et des nombreuses initiatives bénévoles...

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20 janvier 2014

Faut-il taxer les revenus immobiliers? "Attention aux effets pervers"

http://www.rtbf.be/info/economie/detail_faut-il-taxer-les-revenus-immobiliers-attention-aux-effets-pervers?id=8179724

Le PS propose de taxer les loyers perçus par les gros propriétaires. Rage taxatoire ou légitime justice fiscale? Comment distinguer les bons des mauvais propriétaires? En 10 ans, les loyers ont augmenté de 40%. Ce dimanche, les participants au débat de Mise au Point se sont accordés sur un point : de nouvelles taxes sur les revenus immobiliers risquent de mener à une augmentation des loyers, et à une diminution de l'investissement dans le secteur. Prudence, donc...

Charles Picqué est revenu sur la proposition de son président de parti Paul Magnette de taxer davantage les revenus locatifs. Le député bruxellois PS et ancien ministre-président de la région bruxelloise soutient cette initiative, d'abord parce qu'elle permettrait l'allègement de l’impôt sur le travail, jugé nécessaire par tous les participants au débat.

Pour Didier Gosuin, député bruxellois FDF, on est en plein dans une posture électorale. Mais il reconnaît néanmoins la nécessité d'une réforme fiscale. Une réforme "délicate", dit-il, puisqu'il est selon lui difficile de "s’attaquer à un seul secteur sans prendre compte le reste du régime fiscal".

Charles Picqué rappelle que "la législation sur le revenu cadastral date de 1975", et que cela génère "des inégalités entre propriétaires". "Mais attention aux effets pervers", dit-il en pointant le risque des hausses de loyer, ou d'une crise possible dans l’immobilier.

C'est d'ailleurs avant tout cette hausse des loyers que craignent les détracteurs de la proposition. Vincent De Wolf, député bruxellois MR, parle de "rage taxatoire" et le dit haut et fort : pour lui, "Paul Magnette a dérapé". "Il est impossible de taxer les gros propriétaires sans toucher les plus petits", dit-il.

"D’autres types de fiscalité permettent aux pouvoirs publics de se rattraper"

Faut-il taxer les revenus immobiliers?

Faut-il taxer les revenus immobiliers? "Attention aux effets pervers"  - © Tous droits réservés

Et Vincent De Wolf de comparer la Belgique avec les Pays-Bas et l’Allemagne : "Nous avons trois fois plus de pression taxatoire chez nous car il faut ajouter les droits d’enregistrement, et surtout les droits de succession", martèle-t-il en redisant son opposition à la proposition.

Revenu cadastral, précompte immobilier, droits d’enregistrement, de succession... Pour Olivier Hamal, le président du syndicat national des propriétaire, "les revenus immobiliers sont peut-être épargnés, mais d’autres types de fiscalité permettent aux pouvoirs publics de se rattraper largement". Il reconnaît le caractère "un peu ancestral" des revenus cadastraux mais précise qu’"il sont indexés", et qu’"un coefficient de 1,40 s’applique à l’impôt des personnes physiques", dès lors qu'il y a location. "Donc la base taxable a augmenté de 200%" depuis 1975, dit-il.

Faut-il revoir le revenu cadastral?

Christos Doulkeridis, secrétaire d’Etat bruxellois Ecolo au Logement, invite à la "prudence". Si Ecolo s’inscrit dans le débat, dit-il, "c’est pour une taxation plus juste". Il rappelle, comme l'a dit Charles Picqué, que le revenu cadastral est "déjà une taxation sur les revenus immobiliers", mais déplore sa vétusté : "Il y a injustice, affirme-t-il, car des propriétaires de biens de même qualité peuvent être taxés de manière très différente".

Pour bon nombre d'opposants à la proposition, des taxes supplémentaires sur les revenus de l'immobilier seraient trop pesantes pour le propriétaire. C'est le cas de Carlo Di Antonio, ministre wallon cdH des Travaux publics et de la Ruralité, qui explique que "la rentabilité du secteur pour ceux qui investissent est de l’ordre de 4 à 5%, quand on compte les frais d’entretiens, etc". Pour lui, de nouvelles taxes diminueraient trop les bénéfices.

"Aujourd’hui le fisc a déjà les outils pour requalifier les revenus immobiliers en revenus professionnels. Donc aucun gros propriétaire n’y aurait échappé", ajoute-t-il.

Faut-il bloquer les loyers?

Mais le système reste "injuste", dit José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires. "Un propriétaire qui demande mille euros pour un bien du même type que celui d’un autre qui en demande 500 n’est pas plus taxé", s'indigne-t-il. Pour lui, il faut taxer les loyers réellement perçus, "en accompagnant provisoirement cette mesure d’un blocage des loyers, pour éviter une augmentation". Une opération urgente et "tout à fait faisable" dit-il, car les loyers sont connus de l’Etat, la loi imposant d’enregistrer le bail au moment de le conclure.

Le Kroll de Mise au Point

Le Kroll de Mise au Point  - Pierre Kroll

Didier Gosuin répond aussitôt qu'"on a déjà voulu bloquer les loyers, ça a été une catastrophe". "Soyons prudents", dit-il : "Il faut corriger les inégalités mais pas se lancer dans des propositions inadaptées".

Comment distinguer le gros du petit propriétaire?

Paul Magnette a parlé d'une taxe qui ciblerait les revenus des gros propriétaires. "Dans le revenu du travail, il y a une progressivité dans le prélèvement fiscal, ce qui n’existe pas dans l’immobilier", déplore Charles Picqué, en affirmant qu'"il faut une fiscalité un peu sélective" pour mettre fin à ce que tous considèrent comme "une inégalité".

Et à ceux qui disent que les gros propriétaires n’existent pas ou qu’ils "passent en société", il répond qu'il ne les croit pas. Mais comment distinguer le gros du petit? Faut-il exonérer les revenus d'impôt jusqu’à un certain montant de loyer seulement? "On peut imaginer cela", répond Charles Picqué.

Mais Olivier Hamal compte bien rappeler que les distinctions entre bon et mauvais propriétaire sont valables pour les locataires : "On a parlé (plus haut, NDLR) de rendements de 4 à 5% quand on loue un bien, mais c’est sans compter les frais qu’il faut faire quand le locataire refuse de payer ou fait des dégâts", dit-il.

"Eviter une augmentation de la charge sur le propriétaire"

Le Kroll de Mise au Point

Le Kroll de Mise au Point  - Pierre Kroll

Si tout le monde s'accorde sur un point, c'est bien sur le fait qu'une taxation irréfléchie peut avoir un impact sur le loyer en l’augmentant encore plus, quand certaines familles ont déjà du mal à le payer. Selon Olivier Hamal, c’est immanquablement l'effet qui se produira.

Carlo Di Antonio reconnaît un risque "très grand", et plaide donc plutôt pour un soutien de l’investissement immobilier : "On peut avoir une politique incitative, mais le résultat de tout ça ne peut pas être une augmentation de la charge sur le propriétaire, sinon c’est tout le secteur qui craque", dit-il.

Pour Charles Picqué, la réflexion doit prendre deux préoccupations en compte : "Il ne faut pas que cela conduise à une hausse des loyers, et il faut continuer à investir dans l’immobilier", dit-il.

Quant à la méthode, Christos Doulkeridis renvoie au modèle allemand. "Là-bas les baux sont à durée indéterminée. Ca pousse à un travail de qualité dans les logements, et plus le bail est long, plus il y a une stabilité dans les loyers", explique-t-il, convaincu que "c’est sur cet aspect-là qu’il faut travailler". Pour lui, "il faut encourager à mettre des baux les plus longs possibles" sur le marché et "mettre des balises pour les augmentations".

"Il y a trois fois moins de pression immobilière là-bas", tempère aussitôt Vincent De Wolf, qui plaide pour un marché régulé avec une base de liberté mais des écarts empêchés par l’intervention de l’Etat.

Enfin, Didier Gosuin y est aussi allé de sa solution. "Les pouvoirs publics se sont montrés incapables de résoudre cette crise", a-t-il conclu, en proposant de "créer une allocation sociale au loyer". "33 000 familles aimeraient rentrer dans un logement social. Mais si on leur donne une allocation, il faut que le loyer soit encadré, sans encadrer tout le marché".

Et José Garcia de conclure, à la fin d'un débat dont on a du mal a imaginer qu'il va accoucher d'une solution concrète et immédiate : "Je souhaiterais que le politique s'engage à prendre la problématique du logement à bras le corps, pour éviter de retomber dans une telle discussion dans un an".

Le Kroll de Mise au Point

Le Kroll de Mise au Point  - Pierre Kroll

G. Renier avec O. Maroy

Olivier Maroy a invité sur le plateau de Mise au Point :

Charles Picqué, député bruxellois PS et ancien ministre-président de la région bruxelloise ;

Christos Doulkeridis, secrétaire d’Etat bruxellois Ecolo au Logement ;

Vincent De Wolf, député bruxellois MR ;

Carlo Di Antonio, ministre wallon cdH des Travaux publics et de la Ruralité ;

Didier Gosuin, député bruxellois FDF ;

José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires ;

Olivier Hamal, président du syndicat national des propriétaires.

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