Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

14 mai 2012

100 cellules rénovées à Saint-Gilles

http://www.telebruxelles.net/portail/info/info-regionale/19397-100-cellules-renovees-a-saint-gilles

Après 3 ans de travaux, l’aile B de la prison de Saint-Gilles est réouverte. Une lourde rénovation a été nécessaire pour remettre à neuf la centaine de cellules individuelles. L'aile B était la dernière à devoir être rénovée, notamment pour des questions d’hygiène et de sécurité. Un tiers des cellules sont déjà occupées, les autres le seront rapidement: des détenus de Forest y seront bientôt transférés.

- Reportage

REPORTAGE-VIDEO de Diane Warland et Béatrice Broutout. Intervenants:

- Ralph Bas, directeur de la prison de Saint-Gilles - Annemie Turtelboom (Open VLD), ministre de la Justice - Servais Verherstraeten (CD&V), secrétaire d'Etat à la Régie des bâtiments

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Les Indignés pour un "Changement Global"

http://www.telebruxelles.net/portail/info/-communale-bruxelloise/bruxelles-ville/19363-es-indignes-pour-un-qchangement-globalq-

Les Indignés ont dénoncé la manière dont le monde politique et financier gère la crise financière et économique, samedi, au cours d'une marche du centre de Bruxelles vers le Palais de Justice. 700 manifestants étaient présents, selon la police, entre 1000 et 2000, selon les organisateurs. Des manifestations identiques ont eu lieu dans 250 villes et 50 pays différents, selon les Indignés. Une action organisée 7 mois après la grande manifestation d'octobre et un an après l'installation du premier camps d'Indignés sur la Plaza del Sol à Madrid.

- Les images de la marche

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10 mai 2012

Les allocations de chômage réduites de 25% : « On va plonger les gens dans la pauvreté »

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-05-10/les-allocations-de-chomage-reduites-de-25-on-va-plonger-les-gens-dans-la-pauvrete-914847.php

Rédaction en ligne
jeudi 10 mai 2012, 17:52

Les allocations de chômage diminueront, par phases, en moyenne de 25% à partir de novembre. Pour Philippe Defeyt, ça amènera encore davantage de chômeurs dans les CPAS.

Les allocations de chômage diminueront, par phases, en moyenne de 25% à partir de novembre. Il existe un consensus en ce sens, que la ministre de l’Emploi Monica De Coninck (sp.a) va traduire dans un arrêté royal, écrivaient La Dernière Heure, Het Nieuwsblad et De Standaard dans leurs éditions de ce jeudi. Objectif : inciter les chômeurs à trouver plus rapidement un emploi. 

Ces mesures ne touchent en fait qu’un peu moins de la moitié des chômeurs, soit environ 130.000 des 300.000 personnes qui perçoivent une allocation. Les chefs de ménage verront une diminution de 12%, les isolés une baisse de 17,5%. Les cohabitants seront les plus touchés: leurs allocations diminueront de 41,5%, à 484 euros par mois. La diminution se fera par phases.  

« Il n’y a pas de travail pour tout le monde »

Pour Philippe Defeyt, économiste et président (Ecolo) du CPAS de Namur, cette décision aura une conséquence directe : davantage de chômeurs en situation de précarité. « L’avis de la Fédération des CPAS est simple : nous sommes persuadé qu’une baisse de ce montant apportera un public supplémentaire dans les CPAS », estime-t-il. « Ce seront des gens qui, malgré des allocations de chômage, devront demander des aides supplémentaires : pour payer leurs factures énergétiques, pour payer leurs soins de santé, etc. »

Mais au delà des craintes des CPAS, l’économiste critique la méthode. « Inciter les chômeurs à trouver plus rapidement un emploi, c’est très bien mais, actuellement, il n’y a pas du travail pour tout le monde, il n’y a pas assez d’emplois disponibles », argumente Philippe Defeyt. « De plus, on n’oublie trop souvent plusieurs aspects : les temps partiels ne suffisent plus, les frais pour se rendre à son travail ou pour faire garder ses enfants augmentent, etc. »

En conclusion, Philippe Defeyt estime que « réduire les allocations de chômage de 25%, sans amener davantage de sans-emploi au travail, va augmenter le nombre de personnes qui éprouveront des difficultés à joindre les deux bouts à la fin du mois... »

Gil Durand, avec Belga

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Mettre les femmes à l'abri

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-05-10/mettre-les-femmes-a-l-abri-914783.php

PATRICE LEPRINCE
jeudi 10 mai 2012, 08:54

Bruxelles. Le Samu social lance un cri d'alarme. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à vivre dans les rues de la capitale, victimes toutes désignées de nombreuses violences.

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« En rue, l’égalité des genres n’existe pas », dit le Samu social qui mène une campagne de sensibilisation © D R

Quand j'ai commencé à travailler, en 1999, nous n'accueillions qu'une femme ou deux », se souvient la directrice du Samu social. En 2011, elles sont plus de mille à avoir poussé la porte de l'institution qui héberge les sans-abri. « C'est de la folie d'autant que, dans la rue, on ne peut parler d'égalité des genres, les femmes étant plus que les hommes encore confrontées à la violence. »

Un constat partagé par Yvan Mayeur (PS), le patron du CPAS de Bruxelles. « C'est la conclusion que nous avons dressée au sortir de cet hiver : les femmes dans la rue sont de plus en plus nombreuses et nous ne disposons pas de places suffisantes pour les mettre à l'abri. Une étude faite du côté de Marseille a souligné que 90 % des femmes ayant vécu trois mois en rue ont été victimes de viol ou de violences à caractère sexuel. » Et Yvan Mayeur de poursuivre en souhaitant l'ouverture d'un espace spécifique. « Il manque de maison de ce genre dans le paysage bruxellois, on pourrait commencer par ouvrir vingt ou trente places. »

Face à l'urgence, le Samu social a décidé de mener une campagne de sensibilisation. Baptisée « Cauchemar de femmes », l'opération s'appuie sur un visuel fort (ci-dessus), mais aussi sur une capsule vidéo imaginée par le Samu social parisien qui lutte… contre la fermeture d'un centre d'hébergement pour femmes. « Renforcer les structures à Bruxelles est nécessaire, reprend Pascale Peraita. Nous faisons le maximum pour mettre ces femmes à l'abri, mais leur nombre est tel que nous avons du mal à faire face et je ne voudrais pas avoir à faire des choix insupportables. »

Et la directrice de rappeler que si le dispositif d'accueil des plus démunis est renforcé en hiver, « ce qui est nécessaire pour contrer les dangers du froid », ce n'est plus le cas ensuite. « Alors que pour les femmes, les risques liés à la vie en rue sont les mêmes après le 1er avril. » Notre interlocutrice met elle aussi l'accent sur l'importance d'une infrastructure spécifique. « Même si nous disposons d'étages séparés dans nos locaux, la cohabitation avec les hommes n'est pas toujours évidente à gérer. » Reste à convaincre les pouvoirs publics de l'urgence et de la légitimité du dispositif.  

www.samusocial.be

1092

Selon le Samu social, le nombre de femmes vivant dans la rue à Bruxelles est en constante augmentation. En 2004, 408 femmes sans abri ont été hébergées par le Samu. En 2008, elles étaient 594.

En 2010, 913. Et 1.092 en 2011 pour un total de 25.553 nuitées.

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09 mai 2012

Watermael-Boitsfort : des squatteurs s'installent dans la paisible cité-jardin Floréal

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_watermael-boitsfort-des-squatteurs-s-installent-dans-la-paisible-cite-jardin-floreal?id=7765151

La paisible cité-jardin "Floréal" assiste à un certain remue-ménage. De jeunes adultes squattent trois maisons vides de ce quartier bucolique de Watermael-Boitsfort. Trois des 170 habitations inoccupées de cette société de logements sociaux. Ces squatteurs militent pour le droit au logement, et pour un habitat plus convivial.

Une personne fait le guet, une autre fait sauter la serrure, et le tour est joué. Une petite maison vide devient un squat militant.

''Il y a 30 000 logements vides à Bruxelles et plus d’une centaine ici dans le Floréal. On veut donc montrer le paradoxe qu’il existe entre d’une part le nombre de personnes qui sont à la rue et d’autre part, le nombre de logements vides. Et puis aussi, ça nous permet d’avoir un espace de création et des modes de vie qui ne sont plus basés sur des échanges marchands mais plutôt sur l’entraide et la convivialité.’’

Les nouveaux venus se sont donc présentés aux voisins. Ils organisent même des goûters de quartier, un ciné-club, ainsi que des ateliers d'échange de savoirs. Manifestement, les voisins apprécient, ils klaxonnent ou saluent au passage. Mais le directeur-gérant de la société de logements sociaux, lui, ne partage pas du tout l'enthousiasme. Daniel Remacle explique pourquoi : ''Notre inquiétude par rapport au squat, c’est son potentiel développement, y compris avec des personnes beaucoup plus indésirables. Ce qui rendrait cette cité tout à fait ingérable.’’

Il ajoute qu’il y a de plus un danger : ''ce sont des logements non conformes qu’ils occupent, avec les risques inhérents que cela comporte et les éventuels sinistres.’’

Le directeur veut enrayer le phénomène avant qu'il ne s'étende dans ses 170 logements vides. Vides, dit-il, parce qu'en attente de rénovation. Il milite, lui de son côté, pour accélérer les marché publics, les demande de subsides à la rénovation et les avis des monuments et sites. Il faut en moyenne six ans de dossiers pour rénover l'une de ces maisons classées.

La direction de Floréal a introduit une plainte auprès de la police à l'encontre des squatteurs.

Myriam Baele

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Opération "les policiers sont nos amis"

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_operation-les-policiers-sont-nos-amis?id=7763261

"Les policiers sont nos amis", c'est en gros le message et le but de cette action de parrainage, lancée il y a 7 ans par les polices locales et fédérales.

Hier au Parc Royal des centaines d'enfants participaient à l'opération "Les policiers sont nos amis". trente classes de 6ème primaire de toutes les communes bruxelloises sont passées de stand en stand pour mieux appréhender le travail du policier au quotidien. Au programme des activités ludiques, destinées à prouver au jeune public que la police est là pour lui et non contre lui. Les enfants ont aussi découvert la diversité du métier : "J'ai appris qu'il y avait plusieurs métiers; ils ne font pas tous la même chose, c'est chacun son travail. Au départ ils me faisaient un peu peur, mais là je les trouve sympas."

Du côté des filles on envisage même d'embrasser la profession : "J'aimerais bien être policière canine parce que j'aime les chiens. Ou bien policière à cheval car j'aime aussi les chevaux."

Au programme encore, le fonctionnement de l'arroseuse, utilisée en dernier recours.

Pierre-Philippe Hamoir, Christine Pinchart

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Les avocats pro deo sont en grève

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-05-09/les-avocats-pro-deo-sont-en-greve-914554.php

Rédaction en ligne
mercredi 09 mai 2012, 09:57

La grève se poursuivra au finish. Seule la désignation d'avocats pro deo sera assurée dans les cas d'extrême urgence.

Les avocats pro deo des barreaux francophones et germanophones entameront mercredi matin une grève. Ils souhaitent que la ministre de la Justice revoie leurs conditions de travail.

« En Belgique, nous sommes l'un des pays les plus mal lotis en ce qui concerne l'indemnisation des avocats pro deo», a déclaré Me Stéphanie Moor, bâtonnier au barreau d'Eupen, au cours d'une conférence de presse. 

« Les avocats pro deo sont rémunérés sur base du type de prestations dispensées. Pour une affaire pénale par exemple, l'avocat pro deo se voit attribuer 20 points et chacun de ces points est actuellement rémunéré à hauteur de 26 euros bruts. Une fois l'ensemble des frais déduits, un point équivaut à environ 7 euros nets »,explique la bâtonnière. 

Après avoir rencontré la ministre de la Justice à plusieurs reprises, les avocats pro deo ont décidé d'entamer une grève au finish. 

« La ministre souhaite que l'indemnisation d'un point ne soit plus de 26 mais de 24 euros et nous nous y opposons», affirme Stéphanie Moor. 

Le bâtonnier regrette également que les barèmes d'indemnisation n'aient jamais été indexés. « Avant l'arrivée de l'euro, un point valait 1.000 francs. Aujourd'hui, 10 ans plus tard, il vaut 26 euros. Nous demandons donc à la ministre, une indexation de ces tarifs, ce qui porterait la valeur du point à environ 60 euros »,poursuit Me Moor. 

Outre le point de vue des rémunérations, les bâtonniers des barreaux francophones et germanophones réclament une réforme des conditions d'accès aux services d'un avocat pro deo. « Trop souvent, nous constatons qu'il y a des abus et que des personnes qui ne réunissent pas les conditions bénéficient tout de même d'une aide juridique», ajoute Stéphanie Moor. 

(Belga)

La carte à points de l’avocat pro deo

En Belgique, on travaille selon un système de points : pour chaque défense fournie à titre gracieux, l'avocat reçoit un certain nombre de points. La d'un point pro deo est de 26,91 euros. Les indemnités pro deo restent très inférieures aux tarifs du marché, selon lesquels le client débourse facilement 1000 euros pour une simple affaire de divorce.

À lire sur Références : comment sont rémunérés les avocats ?

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07 mai 2012

ULB : koteurs sans logement, les étudiants FGTB en colère

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-05-07/ulb-koteurs-sans-logement-les-etudiants-fgtb-en-colere-914240.php

Rédaction en ligne
lundi 07 mai 2012, 17:03

Les étudiants FGTB lancent une pétition contre le plan de privatisation de logements étudiants de l’ULB. En cause : plusieurs koteurs ne seront pas relogés cet été et les loyers augmenteront.

Vendredi, les résidents de la cité universitaire Mandela, située avenue des Courses, ont reçu un courriel de l’Université libre de Bruxelles leur apprenant que seul un nombre limité d’entre eux pourrait être relogé cet été. Pas à n’importe quel prix qui plus est : les loyers, qui s’élevaient à 250 euros par mois, pourraient passer à 755 euros pour les deux mois d’été. La rénovation de ce bâtiment, envisagée depuis des années à cause du caractère vétuste des lieux, a été confiée à un promoteur immobilier. Des travaux qui débuteront dès le mois de juin. 

Pétition contre la précarité

Les étudiants de la jeunesse syndicale FGTB déplorent cette privatisation qui risque de mettre les étudiants les moins bien lotis dans une situation encore plus précaire. En effet, non seulement les résidents des Courses seront relogés difficilement mais ils devront de surcroît payer plus chers les kots dans lesquels ils seront installés. Avec cette pétition, les étudiants FGTB espèrent interpeller les parlementaires. Une mobilisation est d’ores et déjà prévue pour le courant du mois de juin, une fois la session d’examens clôturée. 

Jennifer Fileccia (St.) avec Belga

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03 mai 2012

Ces intolérables écarts de salaires

http://www.lesoir.be/debats/editos/2012-05-03/ces-intolerables-ecarts-de-salaires-913388.php

JOAN CONDIJTS
jeudi 03 mai 2012, 10:22

Comme les pauvres ont leur saison médiatique – à l’entrée de l’hiver, lorsque le froid fige et le premier sans-abri ne se lève plus – les patrons richement rémunérés ont la leur : quand le printemps révèle, dans les rapports annuels de société, les gras bourgeons de leurs douze mois de labeur. Les millions pleuvent. Parfois par dizaines. Et le commun des mortels lorgne, heurté par cet étalage, peut-être envieux aussi. 

Mais l’indécence peut resurgir de-ci de-là. Hors saison. Quand le quart-monde, dans le sordide ou le larmoyant, se rappelle au monde. Quand un patron licencie quelques centaines d’hommes et de femmes pour assurer la « viabilité » de l’entreprise et l’épaisseur de la part « variable » de son salaire. 

L’indécence a resurgi cette semaine. En la personne de Pierre Mariani. Le patron de Dexia aurait évoqué son envie de partir bientôt et d’empocher au passage son indemnité, légale, de sortie. Soit 1,2 million d’euros. Le conditionnel a été vite gommé par les observateurs. Et la velléité patronale s’est muée en volonté, l’indemnité légale en exigence du partant. Très vite, des voix politiques ont dénoncé, menacé. Y compris celle du Premier ministre. Trop vite ? Le temps est au rouge vif. Pas aux nuances… 

Au-delà du populisme, ces faits dénotent un mal profond, une inégalité croissante : la tension salariale qui s’accroît. Ou, autrement dit, l’écart entre le salaire le plus bas et le plus haut. L’industriel Henry Ford et le banquier John Pierpont Morgan le situaient entre un et quarante. Aujourd’hui, un grand patron belge ou français empoche, en moyenne, de 2 à 3 millions d’euros par an. Cent, voire cent cinquante fois plus que son employé le plus modestement rétribué. 

Des initiatives politiques existent en vue de réduire cette tension salariale. Comme le révèle Le Soir, une proposition de loi a été déposée ce jeudi pour imposer plus justement les stock-options. 

Louable mais insuffisant. Une telle tension salariale grossit le sentiment d’injustice sociale et, conjuguée tant à la crise économique qu’à la hausse de la pauvreté, apparaît comme un facteur de troubles en puissance. Ramener cet écart dans des proportions que la décence tolère, ne souffre aucune échappatoire.

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Bruxelles: une campagne hostile envers les fonctionnaires européens

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_bruxelles-une-campagne-hostile-envers-les-fonctionnaires-europeens?id=7758875

Un autocollant incitant les fonctionnaires européens à utiliser leur cravate pour se pendre a été diffusé dans le quartier Schuman à Bruxelles. Les syndicats du personnel des institutions européennes se plaignent d'une hostilité grandissante envers eux.

Trois syndicats du personnel des institutions européennes ont envoyé une lettre au président du Conseil Herman Van Rompuy, dans laquelle ils mettent en garde contre une agressivité grandissante envers les fonctionnaires européens. Début mars, certains de ceux-ci ont découvert que des autocollants figurant un personnage pendu par le cou à l'aide de sa cravate, avec la légende "Eurocrate, sers-toi de ta cravate", avaient été collés sur leurs voitures. Il semble que les véhicules munis des plaques d’immatriculations réservées aux fonctionnaires européens avaient été ciblées, selon les syndicats.

"Eurocrates de merde"

Le même jour une dizaine de personnes ont tenté d’intimider verbalement les gens qui sortaient le matin de la station de métro Schuman. On a peint à la bombe le slogan "eurocrates de merde" sur les murs de la station de métro et on a distribué des tracts anonymes qui ordonnaient aux fonctionnaires d’arrêter de travailler pour l’Europe. Le texte se plaignait du régime d’austérité imposé par les autorités européennes et du rachat de nombreux bâtiments de la capitale par les institutions européennes qui obligeait de nombreux Bruxellois à partir vivre ailleurs.

Les syndicats craignent que l'on en vienne à des agressions physiques et demandent que les institutions européennes collaborent avec les autorités belges pour assurer la protection des fonctionnaires européens.

A.L. avec The European Voice et The Telegraph

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02 mai 2012

Le 1er mai, un jour de combativité

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-05-01/le-1er-mai-un-jour-de-combativite-913024.php

Rédaction en ligne
mardi 01 mai 2012, 18:37

Plusieurs manifestations avaient lieu à Bruxelles en ce 1er mai. Alors que les sans-papiers dénonçaient leurs conditions de travail, un autre cortège manifestait contre la répression.

Une petite centaine de manifestants ont répondu à l’appel d’ « Occupy 1er mai » lancé sur Facebook afin de faire de la fête du travail un « combat contre la répression». 

Selon les manifestants, le 1er mai qui est connu comme la fête du travail, est avant tout une commémoration des luttes. Pour eux, cette date commémore « ces milliers de personnes dans le monde qui, au cours de l’histoire, ont arraché chaque droit et chaque acquis (droit de grève, droits des femmes et des homosexuels, sécurité sociale, conditions de travail, salaires, temps de travail…) par des luttes longues et difficiles ».

Les manifestants ont exprimé leur crainte que l’austérité et la crise économique n’engendrent la destruction de ces acquis sociaux. 

Au même moment, rue de Stalingrad, des sans-papiers ont tenu à dénoncer la précarité de leurs conditions de travail. Ils se sont notamment interrogés sur leur place dans la « lutte des travailleurs ». 

Les sans-papiers ont également souhaité rappeler la problématique du permis de travail B promis à des milliers de sans-papiers dans le cadre de l’opération de régularisation de 2009. 

Selon eux, cette régularisation a conduit à l’émergence d’une nouvelle classe de sans-papiers qui se trouvent dans une situation « d’exploitation légale». Ils estiment en effet que, même si une personne est régularisée, son séjour dépend entièrement de la personne qui l’embauche. 

Pour illustrer cette « nouvelle forme d’esclavage», un faux patron a ligoté des sans-papiers menottés, aux visages dissimulés par un masque blanc et leur permis de travail B suspendu autour du cou. 

Les manifestants ont enfin déploré l’absence d’acteurs sociaux dans la lutte des travailleurs sans-papiers et ont rappelé que les sans-papiers restaient exclus des acquis sociaux obtenus par les mouvements syndicaux. 

(avec Belga)

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26 avril 2012

Le dernier gréviste de la faim de la VUB a mis un terme à son action

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-dernier-greviste-de-la-faim-de-la-vub-a-mis-un-terme-a-son-action?id=7754906

Le dernier gréviste de la faim de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) a mis un terme mercredi à son action après 103 jours de jeûne. 21 des 23 ex-grévistes seront appelés prochainement à la commune pour se voir signifier leur expulsion. Les deux individus qui sont actuellement détenus à la prison de Merksplas, devront également quitter le territoire, a indiqué jeudi le prêtre Daniel Alliët, du Collectif sans-papiers de la VUB.

L'Office des étrangers a confirmé que les demandes d'asile de tous les sans-papiers avaient été refusées. Pour le directeur général de l'Office, Freddy Roosemont, la situation à venir est claire. "Ils se verront signifier l'ordre de quitter le territoire par la commune dans les jours à venir. Après, ils auront encore 30 jours pour reprendre des forces. Un certain nombre d'entre eux se sont dit intéressés par un retour volontaire via Fedasil", selon Freddy Roosemont.

Ceux qui sont encore affaiblis après cette période de trente jours pourront éventuellement faire une demande de prolongation mais chaque cas sera traité individuellement, explique-t-il.

Belga

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Le RBDH veut faire du logement à Bruxelles un enjeu électoral

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-rbdh-veut-faire-du-logement-a-bruxelles-un-enjeu-electoral?id=7754830

Dans six mois, ce sont les élections communales. Et certains y voient l’occasion de sortir du bois avec des revendications. Le RBDH, le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l'Habitat, voudrait bien faire du logement un des enjeux de la campagne électorale. Le manque de logement, c'est effectivement un vrai problème à Bruxelles et les élus communaux peuvent clairement agir. C’est pourquoi le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l'Habitat publie une dizaine de revendications claires.

Si le logement est en grande partie une compétence régionale, les communes ont, elles aussi, au niveau local, la possibilité d'agir dans de nombreux domaines. À commencer par l'accueil de logements publics.

Pour le RBDH, il n'y en a pas assez. Ihlam Bensaïd, sa porte-parole, confirme : "Dans quasiment toutes les communes bruxelloises, il manque vraiment de logements publics, locatifs, à destination des ménages à revenu limité et donc, on appelle toutes les communes à participer à cet effort.’’

Pour les logements publics existants, le RBDH insiste sur le respect des règles relatives à leur attribution. C'est, dit-il, loin d'être toujours transparents dans les communes.

Le rassemblement réclame encore la tenue d'un inventaire des logements vides et insalubres. Et appelle les communes à utiliser les outils existants pour éventuellement les réquisitionner et les remettre en location.

Le RBDH attend des communes, en général, une politique claire et adaptée.  "On estime qu’établir un plan communal du logement qui reprendrait les objectifs précis ainsi que les moyens de parvenir à les atteindre, en matière de logement pour la commune, c’est une étape importante. La mise en œuvre concrète de ce plan communal du logement devrait être prise en charge par un échevin du logement et effectivement, il n’y en a, pour le moment, pas dans toutes les communes " déclare Ihlam Bensaïd.

Le RBDH attend des engagements fermes des candidats aux élections. Et il compte bien les rappeler aux intéressés après le scrutin, si d'aventure, les promesses électorales peinaient à se concrétiser.

Pierre Vandenbulcke

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Émeutes d'Anderlecht: de 220h. de peine de travail à 40 mois de prison ferme

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_emeutes-d-anderlecht-jugement-attendu-ce-jeudi?id=7754807

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné ce jeudi matin les 20 émeutiers d'Anderlecht. Tous écopent de peines allant de 220 heures de travail d'intérêt général à 40 mois de prison ferme. Un seul bénéficie d'une suspension du prononcé. Leurs avocats parlent de peines sévères et n'excluent pas d'interjeter appel.

Le jugement concerne une vingtaine d'émeutiers qui en 2008, s'en étaient pris à la police, autour du Parc Astrid. Parmi les prévenus, des membres du noyau dur des supporters d'Anderlecht et des jeunes des quartiers avoisinants. Les émeutiers s'en étaient également pris au mobilier urbain.

À l'exception de l'un d'eux qui bénéficie d'une suspension du prononcé, tous ont été déclaré coupable d'avoir ce soir-là du 23 mai, détruit du mobilier urbain, et lancé des projectiles en direction de la police. Certains avec la circonstance aggravante d'avoir incité ou encouragé ce déchaînement. Les peines vont de peines de travail pour six d'entre eux, à des peines d'emprisonnement allant de deux ans à 40 mois assorties de sursis pour la plupart. Sauf pour ceux qui ne se sont pas présentés ou ceux qui ont des antécédents judiciaires. Ceux-là sont condamnés à de la prison ferme.

Frédéric Ureel, avocat de deux condamnés, déclare : "c’est vrai que les peines qui sont prononcées et qui vont d’un minimum de deux ans jusqu’à 40 mois de prison sont assez sévères."

Les avocats des prévenus sont donc unanimes sur le caractère sévère de ces peines. Le juge a en effet estimé qu'un jugement exemplaire était nécessaire, surtout, dit-il, que la plupart ne semble pas avoir conscience de la gravité de leur geste.

L'avocat de la commune d'Anderlecht, qui s'est constituée partie civile, parled'un geste fort. Jean-Luc Touwaide confirme :

"La commune d’Anderlecht ne servira pas de terrain de jeu aux voyous, c’est ça le message qu’il faut faire passer. Ces sanctions sont sévères dans la mesure du réquisitoire du procureur du roi. Il appartiendra à chaque prévenu de consulter son avocat et d’envisager les recours.’’

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense réclamaient pour les prévenus des peines d'intérêt général ou des suspensions de prononcé. Ils n'excluent pas d'interjeter appel.

Barbara Boulet

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Sur 194 interpellations, on compte un seul supporter.

Sur 194 interpellations, on compte un seul supporter.

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émeutiers d'Anderlecht : le point avec Justin Katz devant le Palais de Justice

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24 avril 2012

Réquisition de l'ancienne prison des résistant-e-s par des résistant-e-s !

http://crea-csa.over-blog.com/article-requisition-de-l-ancienne-prison-des-resistant-e-s-par-des-resistant-e-s-103949712.html

Dimanche 15 avril, nous avons réquisitionné le bâtiment situé au 1, place des Hauts Murats laissé vide par l’État depuis 10 ans pour y loger des familles avec enfants, des femmes isolées et des jeunes que les logiques du capitalisme forcent de vivre dans la rue.

Nous sommes un collectif engagé autour de la campagne « zéro personnes à la rue » initiée par le C.R.E.A. (Collectif pour la Réquisition, l'Entraide et l'Autogestion) à l'automne 2011. 7 autres lieux ont déjà été investis dans le cadre de cette campagne qui a permis à plus de 150 personnes de retrouver un toit, une certaine stabilité et de briser l'isolement. Au cours de cette campagne, des lieux réquisitionnés ont été expulsés, en dehors de tout cadre légal.

Ce qui est criminel ce n'est pas d'habiter ces bâtiments mais de les laisser vides pour la spéculation immobilière alors que chaque année des personnes meurent dans la rue. Le peuple a construit ces bâtiments, c'est à ses enfants de se les réapproprier.

Nous ne demandons donc aucune subvention et n'attendons rien de l’État si ce n'est la pérennisation de ce lieu. En nous organisant par nous-mêmes, nous devenons un peu plus libres, heureu-ses-x, dignes et émancipé-e-s.

Aussi, nous sommes ouvert-e-s à toutes initiatives et soutiens sous quelques formes que ce soit, pour faire vivre ce bâtiment, créer un lieu de rencontre, d'entraide sociale et d'échanges politiques.

Tout pour tout-e-s, pouvoir au peuple !

Les habitants, l'Association pour la Réquisition, l'Entraide et l'Autogestion, et les membres de la campagne Zéro personnes à la rue.

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23 avril 2012

Pollution: Le 7e continent continue de s'étendre

http://www.maxisciences.com/continent-de-plastique/pollution-le-7e-continent-continue-de-s-039-etendre_art23874.html

Le 7e continent est un gigantesque amas de déchets qui flotte entre la Californie et Hawaï, dans le nord-est de l’océan Pacifique. Issus des activités humaines et véhiculés par les courants maritimes, ces déchets, essentiellement plastiques, couvrent une surface de près de 3,5 million de km2.

Les observations réalisées depuis plus de dix ans par l’Algalita Marine Research Foundation révèlent que l’ensemble des déchets humains provenant des littoraux et des navires se rejoignent et s’accumulent dans deux zones baptisées "Plaque de déchets du Pacifique est" (Eastern Pacific Garbage Patches) et "Plaque de déchets du Pacifique ouest" (Western Pacific Garbage Patches).

Ces régions, réunies en une zone géographique appellée le 7ème continent, totalisent un poids de 3,5 millions de tonnes et contiennent jusqu'à 750.000 débris par km², le tout sur une surface de 3,43 millions de km², rapporte notre-planete.info. Selon Chris Parry, chef de programme d'éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l'effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) et s'accumuleraient dans cette zone peu connue.

En effet, peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches traversent cette région. Le vortex attire vers lui tous les résidus issus de notre société de surconsommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas "aspirés" mais accumulés et parfaitement visibles. Pour Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Sur ces mêmes 10 %, 70 % coulent et le reste est emporté au gré des courants.

46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan

Autrefois (avant 1990), les débris étaient détruits par les micro-organismes. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est parce que les plastiques représentent 90 % des déchets flottant sur les océans. Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement on trouverait d’ailleurs 46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan sur une profondeur d'environ 30 mètres ! Selon l’Algalita Foundation, la quantité de plastique dans l'eau de mer est jusqu'à dix fois supérieure à celle du plancton dans certains endroits.

Or, ces plastiques, qui mettent jusqu’à 1.000 ans à se dégrader, représentent un danger mortel pour les animaux. On a souvent entendu parler des tortues qui s’étouffent en confondant un sac plastique avec une méduse mais on sait moins que d’autres animaux sont touchés par cette pollution. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets selon le rapport de Greenpeace.

Comme l’explique Rebecca Asch, chercheuse à l'Institut Océanographique Scripps, "dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n'a rien à voir avec une bouteille ou un sac en plastique. Ce sont des tout petits morceaux de plastique de la taille d’un confettis. En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C'est pour ça qu'ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton."

100.000 mammifères marins morts par an, par ingestion de plastique

Sur les îles Midway, dans le Pacifique, des dizaines de milliers d’albatros meurent dès leur naissance. Ceux-ci ont été nourris par leurs parents par des déchets plastiques provenant de la Grande plaque de déchets du Pacifique. Ils meurent l’estomac rempli de plastique. Greenpeace estime ainsi à environ un million le nombre d'oiseaux et à 100.000 le nombre de mammifères marins mourant chaque année de l'ingestion de plastiques.

Selon des scientifiques américains de l'Institut Scripps, un poisson sur dix ingère du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24.000 tonnes de plastiques avalées par les poissons chaque année dans cette zone. De plus, les débris de plastique ont la fâcheuse tendance à fixer les polluants organiques persistants (POP). Connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe les DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) et PCB (polychlorobiphényles) se retrouvent dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu'à 1 million de fois supérieures aux normales.

Il est pourtant actuellement impossible de nettoyer cette zone à la taille colossale. Selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d'éducation à la Algalita Marine Research Foundation, "il n'y a rien que nous puissions faire maintenant, à l'exception de ne pas faire plus de mal."

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La Stib conteste la mise en cause du changement de procédure

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-04-21/la-stib-conteste-la-mise-en-cause-du-changement-de-procedure-910776.php

Rédaction en ligne
samedi 21 avril 2012, 13:38

La STIB a catégoriquement contesté l'information selon laquelle sans le changement intervenu dans la procédure de sécurité en janvier, le superviseur de la STIB, décédé le 7 avril à la suite d'une altercation, serait toujours en vie.

La nouvelle procédure en vigueur à la STIB n'a absolument pas pour objectif de réaliser des économies, mais bien de recentrer les équipes d'intervention sur leur mission première, à savoir la sécurité, a affirmé la direction de la STIB via sa porte-parole.

Cette information avait été diffusée par la Dernière Heure sur base d'une note interne à la société bruxelloise.

La STIB a souligné qu'en cas d'appel silencieux, les deux dispatchings (BCO et « mode ») sont avertis en même temps. « Il est donc faux de dire que le dispatching du mode décide de faire appel ou non à une voiture d'intervention », a commenté à ce sujet la porte-parole de la STIB.

Selon celle-ci, il est également faux de prétendre que le « mode » paie la facture pour une intervention. Il n'y a aucune refacturation entre les services. « Ces allégations gratuites et mensongères jettent le discrédit sur le mode de fonctionnement de la sécurité au sein de la STIB et ont pour conséquence de désinformer l'opinion publique », a-t-elle ajouté.

Enfin, la STIB a également fait valoir que le superviseur n'était pas seul sur les lieux au moment du drame : les services de secours, dont les pompiers étaient sur place. Un collègue du réseau tram était également présent, tout comme le chauffeur du bus accidenté.

Selon la STIB, celui-ci a confirmé que rien ne permettait de prévoir une agression qui fût violente et subite. C'est ce même collègue qui a alerté le dispatching de l'agression. Une voiture d'intervention, arrivée sur place 6 minutes après l'appel, a immédiatement été envoyée sur les lieux par le BCO.

(D'après Belga)

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20 avril 2012

La Stib veut "traire" ses clients

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-04-20/la-stib-veut-traire-ses-clients-910544.php

Dans une interview accordée au journal flamand De Morgen, Kris Lauwers, le directeur ad-intérim de la Stib, évoque l'avenir de la Stib. "D'ici 2018, nous devons trouver 1,8 milliard". La solution? Faire payer le client plus cher, surtout pour les abonnements.

Deux semaines après la mort d'Iliaz Tahiraj, le superviseur de la Stib décédé le samedi 7 avril suite à une agression, Kris Lauwers, le directeur ad-interim de la Stib, a accordé une interview au journal De Morgen. Il n'évite aucun sujet : le drame, la grève, la sécurité dans les transports en commun, l'avenir de la Stib,…

"J'ai aussi été touché par l'incident mais j'ai surtout ressenti beaucoup de stress. En tant que directeur, je voulais que la situation soit le plus rapidement sous contrôle", commence le directeur ad-intérim. Il regrette d'ailleurs une mauvaise gestion de la part des syndicats : "Ils ont mis en place une surenchère syndicale en vue des prochaines élections sociales. De plus, ils ont perdu le contrôle de leurs partisans. Qu'un travailleur ne croie pas son patron, je peux comprendre. Mais qu'il n'ait pas confiance en son syndicat, je trouve ça inquiétant. Sur ce point, la direction de la Stib a encore beaucoup de travail à effectuer."

Kris Lauwers est, par contre, satisfait des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre l'insécurité dans les véhicules de la Stib : "Les politiques ont envoyé un signal fort, je suis très content." Il avoue cependant qu'il n' "utilise presque jamais les transports en commun dans Bruxelles parce que je me rends à mon bureau en marchant". Le directeur ad-intérim reste pourtant "convaincu que c'est plus sûr de voyager dans les transports en commun à Bruxelles que de marcher dans la rue."

Concernant les années à venir, Kris Lauwers reste inquiet. "Dans 10 ans, le nombre total de voyageurs aura augmenté de 80%. En 2010, 311 millions de voyages ont déjà été effectués. En 2016, il y en aura 400 millions, une augmentation de 28,6%. Ça coûte de l'argent, beaucoup d'argent. Nous allons aussi investir dans des bus, des trams et des métros. D'ici à 2018, nous devons trouver 1,8 milliard d'euros, en plus de notre subvention annuelle."

Alors d'où viendra cet argent ? "Le gouvernement pourrait taxer les voitures qui rentrent dans Bruxelles aux heures de pointe, ce qui pourrait être réinjecté dans la Stib. L'autre solution, c'est de "traire" le client. Nous devons sans aucun doute l'utiliser davantage. Nous devons arriver à une situation où les transports en commun soient payés à leur juste prix. J'ai surtout des doutes quant aux abonnements. Avec ce système, vous encouragez les gens à prendre les transports en commun."

Alors que "les gens peuvent marcher, rouler à vélo ou, si nécessaire, prendre la voiture.Si quelqu'un prend le bus pour faire deux arrêts, je trouve que nous passons à côté de notre mission", conclut Kris Lauwers.

Hadrien Bonney (ST.)

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150 logements vides à Saint-Gilles: une plainte a été déposée à la commune

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_150-logements-vides-a-saint-gilles-une-plainte-a-ete-deposee-a-la-commune?id=7751294

Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l'Habitat (RBDH) poursuit son combat contre les logements vides. Et cette fois, il s'intéresse à la commune de Saint-Gilles où il a dénombré 150 bâtiments inoccupés. Une plainte a été déposée à la commune.

"Voici un cahier avec 150 adresses de logements vides sur Saint-Gilles. On a le droit d’introduire une plainte auprès du collège. Ce dernier devra vérifier la situation de ces logements vides et nous donner ensuite une réponse" déclare Werner Van Mieghem, coordinateur du RBDH, en espérant que la commune réagira.

En vertu du code du logement, les autorités locales et le service régional des logements vides ont trois mois pour détailler les démarches réalisées ou prévues afin de réhabiliter ces logements vides.

Selon le Comité de Défense de Saint-Gilles, une autre association pour le droit à l'habitat, 150 bâtiments, soit environ 750 logements saint-gillois, seraient vides depuis des mois voire des années, car les outils existant ne sont guère utilisés.

Raphaël Vandenbosch, coordinateur, explique : "Nous avons une stratégie en deux temps : premièrement, il s’agit d’interpeller la commune en disant : voilà la situation, qu’allez-vous faire ?  Le deuxième niveau est de dire : si vous ne faites rien, nous allons continuer notre combat en incitant en justice les propriétaires récalcitrants."

Les autorités ont pris certaines initiatives pour lutter contre les logements inoccupés, mais pas assez aux yeux du RBDH. "En 2011, seulement trente propriétaires de logements vides ont été taxés. Le droit de gestion n’a jamais été interpellé" souligne Ilham Bensaïd, porte-parole du RBDH.

Il s’agit d’un problème interpellant à l'heure où Bruxelles manque de logements.

Jean-Claude Hennuy

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Forest, une prison d'un autre âge

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-04-19/forest-une-prison-d-un-autre-age-910417.php

Rédaction en ligne
jeudi 19 avril 2012, 22:47

Ce mercredi, « Le Soir » a pu visiter en toute liberté la prison de Forest. Un reportage au cœur de cet établissement d'un autre âge, vétuste et surpeuplé. Plongez au cœur de la prison de Forest

Forest, une prison d'un autre âge

Sylvain Piraux – le Soir

La prison accueille aujourd'hui plus de 700 détenus (prévenus, détenus et internés) alors que la capacité initiale est de 404 places.

Derrière ces murs se cachent l'ensemble des problèmes que connaît aujourd'hui le secteur pénitentiaire : surpopulation, sous-investissement chronique, manque d'effectifs, problèmes de sécurité et d'hygiène, droits des détenus bafoués…

La prison de Forest est aujourd'hui au centre de toutes les attentions, mais ses nombreuses carences sont connues de longue date. Depuis des années, les acteurs de terrain (barreaux, ONG, syndicats, services de prévention…) ont multiplié les interpellations et les rapports. En vain…

Le reportage photographique de Sylvain Piraux nous plonge au cœur de cette vie carcérale incroyable dans un État de droit. En cellule, où les détenus doivent partager, le plus souvent à 2 ou à 3, un espace de 9 m2 équipé d'un lavabo sans eau chaude et d'un WC protégé par un minuscule paravent.

Dans la chapelle, transformée en vestiaire. Du cachot au préau. Du greffe aux parloirs des avocats en passant par l'annexe psychiatrique qui déborde de toutes parts elle aussi.

Avec des détenus issus de tous les horizons (prévenus, cas psychiatriques, toxicomanes, condamnés) et nombre d'effets en cascade : violences, automutilations, suivi insuffisant (aide, accueil, réinsertation), etc.

« Le Soir » a également pu visiter les ailes A et B, les plus vétustes. Là où les détenus vivent dans des cellules sans eau ni toilette et sont obligés d'aller déverser leur seau hygiénique au « dépotoir » deux fois par jour.

Et pourtant, grâce au bon vouloir de tous (détenus, personnel, direction, intervenants extérieurs), la vie dans cette prison s'organise au jour le jour. Entre solidarité et désastre, survie et décrépitude.

Lire la totalité de notre reportage dans « Le Soir » papier de ce vendredi 20 avril.

Posté par ul_saintgilles à 10:59 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]