Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

18 octobre 2018

Un livre noir du logement en Région de Bruxelles-Capitale

Mesdames, Messieurs,

L'association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg a l'honneur de vous faire part de la parution du nouveau numéro de la revue Extimité:

 

 

Des âmes pieuses veulent nous faire croire que «la crise du logement» (hausse vertigineuse des loyers) qui sévit en Région de Bruxelles-Capitale loin d'appartenir à l'essence de cette dernière, ne constituerait somme toute qu'unaccident en défaut d'une relève de «solutions» politiques. Le combat contre la crise du logement nécessiterait donc, selon elles, des volontés politiques animées par le souci d'un Droit au logement pour toutes et tous. Or, de telles volontés, on le sait, ces âmes pieuses - apparemment - infatigables les recherchent désespérément depuis bientôt 30 ans. Et à l'heure actuelle, on le sait aussi, et ce malgré les dizaines de milliers d'êtres qui, corps et âme, en souffrent quotidiennement, ni un «Plus de logements sociaux !» ni un réel«Plafonnement des loyers privés» ne sont des objectifs que le Gouvernement régional considère comme prioritaires ou urgents.

Pourquoi donc cette indifférence politique et régionale à l'égard du sort des êtres qui souffrent de l'actuelle misère locative ? Parce que la «crise du logement» ne l'est que pour les seuls infortunés et non pas pour la Région (et ses représentants) pour qui, a contrario, cette «crise» est plutôt synonyme de «reprise du logement». En d'autres termes, si «la crise du logement» touche les «pauvres» (et moyennement «pauvres») et que la Région vise – quoi qu'Elle dise – exclusivement l'implantation en son sein de «riches» (et moyennement «riches») pour accroître ses entrées financières (IPP...), alors pour la Région la «crise du logement» constitue un réel signe d'«embourgeoisement» ou de «Top santé» économique - puisque seuls celles et ceux qui ont/auront des moyens financiers conséquents pourront désormais s'y établir. Pour la RBC, la «crise du logement» par son «Oust les pauvres !» est donc une grâce !

Voilà pourquoi les politiques épris que par l'emprise du seul Chiffre (le Progrès, disent-ils) ne voient ni n'entendent pas/plus les cris de détresse des infortunés bruxellois. Disons-le clairement : désormais, ces infortunés, politiquement, inexistentN'existe plus, par contre, que cette volonté politique radicale de faire de la RBC, via le processus de gentrification, un réel de «camp de concentration» pour «personnes aisées» - avec, à ses marges, ce «camp pour infortunés» que, certains, par ailleurs, s'attellent, subrepticement, à détruire à petit feu : le logement (semi) social.

Quoi que disent nos âmes pieuses, la «crise du logement» est doncconsubstantielle à la RBC. Dit autrement, la RBC est fondée sur l'exclusion des pauvres. Ce fondement inique implique des acteurs sociaux qui se coltinent la misère locative en RBC non pas de revendiquer «Plus de logements sociaux !» ou un «Plafonnement des loyers» qu'ils savent fondamentalement irréalistes ou impossibles à inscrire dans l'actuelle configuration politico-économique de la RBC, mais une défiguration du fondement régional lui-mêmePour ce, la fidélité à la langue (et donc aux situations) des infortunés - et non à celle de la RBC (et de ses objectifs) - s'impose car elle-seule dénonce le fondement régional comme une ignominie.

Il est donc de la responsabilité, du devoir, des acteurs sociaux de tenir le déni régional de la «crise du logement» - déni gros donc d'une abominable déshumanisation des infortunés - pour une réelle ignominie.

D'où, du côté de l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK), l'urgence de cette publication : Un livre noir du logement en Région de Bruxelles-Capitale.

Un livre noir du Logement en Région de Bruxelles-capitale a été écrit par Ben Merieme Mohamed, assistant social à l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK). Il y travaille depuis 1988.

 

Vous êtes cordialement invité à assister à la présentation de cet ouvrage le jeudi 8 novembre de 14h00' à 16h00' au bureau de l'association sis
54 boulevard du Jubilé à 1080 Bruxelles

 

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10 octobre 2018

Emir, notre Gesù

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À Saint-Josse, l’enlisement du projet Gesù attise les crispations

https://plus.lesoir.be/183771/article/2018-10-10/saint-josse-lenlisement-du-projet-gesu-attise-les-crispations

Pierre Buyssens veut développer 8.000 m² de surfaces commerciales et 14.000 m² de logements dans l’ancienne église située rue Royale.
Pierre Buyssens veut développer 8.000 m² de surfaces commerciales et 14.000 m² de logements dans l’ancienne église située rue Royale. - Pierre-Yves Thienpont.

Il y a presque cinq ans, les 220 personnes qui occupaient l’église désacralisée dite du « Gesù » se voyaient expulsées manu militari sur décision de la commune de Saint-Josse et de son bourgmestre, Emir Kir (PS). A l’approche imminente de « l’anniversaire » de l’éviction des habitants du bâtiment située rue Royale (au niveau du jardin Botanique), plusieurs associations engagées dans la lutte pour le droit au logement ont saisi l’occasion pour monter au créneau et dénoncer l’absence de projets concrets sur les lieux depuis les faits ainsi que la situation toujours instable d’anciens occupants. Face à cette vacance inutile, les acteurs du monde associatif mobilisés autour de la question ont exprimé le souhait de voir la Région racheter le Gesù à son actuel propriétaire, l’investisseur suisse Pierre Buyssens, dans le but d’y développer des logements sociaux.

Pour rappel, le propriétaire des lieux nourrissait initialement l’ambition de faire du Gesù un hôtel 5 étoiles doublé d’un spa, d’une salle de spectacle et d’un cinéma. Après avoir obtenu le permis nécessaire en août 2015, ce dernier a rapidement déchanté. Un recours portant sur les charges d’urbanisme liées au permis, introduit par plusieurs associations, coupait en effet les ailes du projet en novembre de la même année.

Trois ans plus tard, la décision du Conseil d’Etat se fait toujours désirer. En attente du verdict, Pierre Buyssens déclarait l’an dernier à nos confrères de La DH qu’il envisageait de déposer une version plus light du projet, en proposant de supprimer l’hôtel de l’équation et de développer à la place 8.000 m² de surfaces commerciales, 14.000 m² de logements ainsi que du parking en sous-sol.

Projet mixte à la place ?

Quid, à l’heure actuelle ? A Saint-Josse, on dit en tout cas ne plus avoir entendu parler de cette nouvelle mouture depuis belle lurette. Aucune demande de permis n’a été introduite auprès de la commune depuis la sortie de l’investisseur, soutient Emir Kir, qui montre des signes d’impatience. « Nous avons commencé à ouvrir une discussion avec la Région. Cela veut dire que si ça ne bouge pas, nous envisagerons de prendre l’initiative à notre niveau  », laisse entendre ce dernier, sans vraiment offrir plus de précision. Dans l’opposition, Ecolo plaide également pour une intervention des pouvoirs publics dans le dossier, soit via un rachat par la Région, soit via une procédure d’expropriation par la commune. À la place, un projet mixte comprenant logements publics régionaux et nouvelles écoles communales serait le bienvenu, estime la conseillère communale Zoé Genot, qui accuse au passage le propriétaire des lieux de ne pas réellement vouloir mener le projet à bien. « Il achète, fait des permis et laisse la situation pourrir avant de revendre ».

Depuis la Suisse, Pierre Buyssens rétorque que la nouvelle version du projet est toujours bien sur les rails et qu’il s’agit simplement de finaliser les études architecturales. « On estime qu’il nous faudra encore trois ou quatre mois avant de pouvoir introduire les demandes de permis », nous garantit le propriétaire, niant toute intention de ne pas réellement vouloir mener le projet à bien. « C’est d’ailleurs mon fils Alexandre qui va gérer l’exploitation de la partie commerciale », ajoute-t-il en preuve de bonne foi, promettant à la clé la création de 82 emplois. « Nous ne sommes pas des spéculateurs plus que n’importe quel magasin de tabac ou de journaux qui achète un bien pour le revendre plus cher ».

L’hôtel 5 étoiles bel et bien abandonné

 A.SE.

S’il est bien une chose qui semble certaine dans ce dossier aux contours très flous, c’est que Pierre Buyssens a définitivement jeté aux oubliettes son projet initial de bâtir un luxueux hôtel sur le site du Gesù. Là où le Suisse laissait encore planer le doute il y a un an en estimant qu’il continuait à placer de l’espoir dans la décision du Conseil d’État, il se montre désormais bien plus tranché. « Je crois qu’un point de non-retour a été atteint au niveau de l’hôtel. Même si je reçois un jugement favorable, je me vois mal continuer le projet », déclare l’investisseur.

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Cinq ans après l'expulsion, le bâtiment du Gesù à Saint-Josse est toujours vide

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_cinq-ans-apres-l-expulsion-le-batiment-du-gesu-a-saint-josse-est-toujours-vide?id=10041619

Il y a cinq ans, les 220 occupants de l'ancien couvent du Gesù, en face du Botanique, étaient délogés. Pendant plusieurs années, cet immeuble vide de St-Josse avaient été occupé par des familles précarisées. Mais la dégradation des lieux et de la sécurité a poussé le bourgmestre à ordonner l'expulsion. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, l'immeuble est pourtant toujours vide et diverses ASBL dénoncent la situation.

"Certes à l'intérieur, il y avait des problèmes. Mais au lieu d'aider les occupants pour leur permettre de rester encore sur place jusqu'au début des travaux, dans de bonnes conditions, l'Etat, personnifié ici par le bourgmestre de Saint-Josse, a préféré mettre tout le monde dehors",dénoncent 8 signataires dont la Fédération Bruxelloise de l'Union pour le logement.

Et précisent par ailleurs: "Il y a beaucoup d'occupations d'immeubles vides à Bruxelles. Trop souvent il s'agit aussi et surtout de la seule option de relogement quand on n'a pas ou peu de revenus." C'est pourquoi, ajoutent-ils, "nous demandons en vertu d'un principe de solidarité élémentaire que soit consacré le fait qu'une occupation précaire ne pourra être mise à mal tant que le projet immobilier ne sera pas sur le point d'être mis en oeuvre et sans que des possibilités de relogement aient été dégagées pour tous les occupants."

Le bâtiment pas prêt d'être transformé

Les signataires demandent par ailleurs la fin de la loi anti-squat de 2017 et le rachat du bâtiment Gesu par la Région bruxelloise pour en faire des logements sociaux. Et ce, "en accordant la priorité du relogement aux expulsés du Gesù toujours en recherche d'un logement stable et décent."

Le Couvent du Gesu n'est toutefois pas prêt d'être transformé. Un recours contre le permis d'urbanisme est toujours pendant. Il avait été introduit par l'Arau (l'Atelier de Recherche et d'action Urbaines) et Inter-Environnement Bruxelles. Le Conseil d'état devrait trancher prochainement.

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Saint-Josse : Cinq ans après les expulsions, le Gesù est toujours vide

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/saint-josse-cinq-ans-apres-les-expulsions-le-gesu-est-toujours-vide-5bbe22aecd708c805c20446f

Des associations demandent que la Région le rachète afin d'en faire des logement sociaux.

Cinq ans après l'expulsion du squat du Gesù à Saint-Josse-ten-Noode, des associations de droit au logement dénoncent mercredi l'absurdité de cette décision puisque le bâtiment est toujours vacant. Elles demandent que la Région le rachète afin d'en faire des logement sociaux. L'ancien couvent du Gesù, situé rue Traversière, abritait 220 personnes, dont 96 enfants, qui l'occupaient depuis plus de 3 ans en vertu d'une convention d'occupation précaire. Elles en ont été expulsées le 4 novembre 2013 et une partie d'entre elles avait été relogée temporairement à l'époque. Le bâtiment, qui devait être transformé en hôtel, est actuellement toujours vide.

"Le coût humain et économique de cette expulsion a été considérable. Un réseau de solidarité a été démantelé, les occupants, dont le seul crime était d'être pauvres et, certains, sans-papiers, ont été traumatisés. 250 policiers ont été mobilisés pour cette action et une centaine de personnes ont dû être prises en charge par le Samusocial, se souvient Emmanuelle Rabouin, coordinatrice de l' ASBL Union des Locataires Marollienne.

"Tout cela pour rien puisque le Gesù est toujours vide. N'aurait-il pas été plus économique d'investir dans des travaux de sécurisation du bâtiment plutôt que de procéder à cette expulsion aussi absurde qu'inhumaine ?", s'interroge-t-elle, demandant que le Gesù soit racheté par la Région afin d'en faire des logements sociaux.

Les associations de droit au logement demandent également qu'aucune occupation précaire ne puisse être mise à mal tant qu'un projet immobilier n'est pas sur le point d'être mis en oeuvre et sans que des possibilités de relogement aient été dégagées pour tous les occupants.

Elles dénoncent aussi la loi anti-squat de 2017 qui, selon elles, criminalise les plus démunis. Elles en demandent son retrait.

Le développement de logements d'urgence et sociaux par les autorités publiques ainsi que l'accès à des revenus minimum garantis pour toute personne résidant sur le sol belge comptent également parmi leurs revendications.

Belga

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Saint-Josse: le Gesù toujours vide cinq ans après l’expulsion de 220 personnes

https://bx1.be/news/saint-josse-gesu-toujours-vide-cinq-ans-apres-lexpulsion-de-220-personnes/

Les associations de lutte contre les immeubles vides et de droit au logement déplorent la situation à l’église du Gesù. Depuis cinq ans, elle ne sert que de dépôt communal.

Voici près de cinq ans, un matin, la police débarquait à l’église du Gesù, rue Royale à Saint-Josse. Les lieux étaient occupés depuis plusieurs années par des familles roms. Ce jour-là, sans concertation avec les associations qui les prenaient en charge, le bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir (PS), ordonne l’expulsion de 220 personnes dont 96 enfants. Les familles sont alors emmenée dans différents centres et de solutions de relogement sont trouvées avec beaucoup de difficultés. En même temps, de nombreuses personnes disparaissent dans la nature.

Un bâtiment toujours vide

Depuis, il ne s’est rien passé dans l’ancien couvent. Les locaux servent d’entrepôt pour la commune. Seul le rez-de-chaussée est occupé. Du coup, les associations qui militent pour le droit au logement ont décidé d’interpeller les politiques à quelques jours du scrutin. De manière générale, elles demandent que les occupations précaires ne soient pas mises à mal tant que le projet immobilier ne sera pas sur le point d’être mis en oeuvre et sans que des possibilités de relogement aient été dégagées pour tous les occupants. Elles souhaitent aussi une construction de logements d’urgence et que soit retirée la loi anti-squat de 2017.

Concernant le Gesù, les associations demandent que le bâtiment soit racheté par la Région afin d’y créer des logements sociaux.

Un projet à l’arrêt

En 2015, le projet de transformation de l’église en hôtel de luxe et près de 70 logements obtient ses permis mais aussi ses recours. L’Arau et InterEnvironnement Bruxelles en déposent un auprès du conseil d’Etat par rapport aux charges d’urbanisme. Pour les associations, elles ne sont pas assez élevées. Du coup, Pierre Buyssens, le propriétaire, ne peut démarrer les travaux. Et cela fait 14 ans qu’il propose des projets, les amendent et engage des avocats pour se défendre devant le conseil d’Etat.

L’an dernier, il avouait penser à jeter l’éponge. Il travaille sur un nouveau projet qui disposerait de 8.000m² de surfaces commerciales et de 14.000m² de logements. Seules les 195 places de parking sont conservées. Pierre Buyssens a déjà investi plus de 25 millions d’euros dans le projet.

A l’heure actuelle, il n’a toujours pas déposé une demande de permis d’urbanisme pour le nouveau projet. Il espère toujours que la décision du conseil d’Etat soit rendue prochainement.

Vanessa Lhuillier/crédit: Belga

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CONFÉRENCE DE PRESSE LE MERCREDI 10 OCTOBRE 2018 À 11H00, 175 RUE ROYALE (EN FACE DU BOTANIQUE)

GESU : TOUJOURS VIDE 5 ANS APRÈS L’EXPULSION... !

LOI ANTI-SQUAT, CRIMINALISATION DES SQUATTEURS...
A QUAND UNE POLITIQUE DU LOGEMENT PLUS HUMAINE ET MOINS ABSURDE?

4/11/2013, 5h du matin, 250 policiers suréquipés investissent le bâtiment du Gesù à Saint-Josse, sur ordre du bourgmestre, socialiste, Emir Kir avec l’accord tacite et l’appui d’autorités fédérales et régionales.

Pour arrêter de dangereux terroristes ? Non, pour expulser 220 personnes, dont 96 enfants, qui occupaient ce bâtiment depuis plus de 3 ans en vertu d’une convention d’occupation signée devant le juge de paix de Saint-Josse,...

Certes à l’intérieur, des problèmes il y en avait, mais au lieu d’aider les occupants pour leur permettre de rester encore sur place jusqu’au début des travaux, dans de bonnes conditions, l’Etat, personnifié ici par le bourgmestre de Saint-Josse, a préféré mettre tout le monde dehors, mettre fin à un réseau de solidarité, tirant du lit des familles, des enfants, terrorisés et dont le seul crime est d’être pauvre et, pour certains, sans- papier....

La logique et l’humanité face à la violence de la répression et l’absurdité ?

Et ce n’est pas fini, des occupations d’immeubles vides, il y en a beaucoup à Bruxelles : dans le meilleur des cas, c'est un choix de vie communautaire, mais trop souvent il s'agit aussi et surtout de la seule option de relogement quand on n’a pas ou peu de revenus. Dans un contexte de crise de logement avérée, l'Etat, plutôt que de proposer des solutions au mal-logement, préfère adopter une loi qui criminalise des squatteurs (le 5/10/17)...

C’est pourquoi, nous demandons, en vertu d'un principe de solidarité élémentaire, quidevrait constituer le socle de l'action publique :

  1. Que soit consacré le fait qu'aucune occupation précaire (conventionnée ou en voie de l’être) ne pourra être mise à mal tant que le projet immobilier ne sera pas sur le point d'être mis en oeuvre et sans que des possibilités de relogement aient été dégagées pour tous les occupants;

  2. Que les autorités publiques compétentes s'activent sérieusement afin de développer une offre suffisante 1) de logements d'urgence (accueil des plus démunis en situation de crise - cf. migrants par ex.) et 2) de logements sociaux;

  3. Que soit retirée la loi anti-squat de 2017, qui n'est porteuse de rien d'autre que de la criminalisation des plus démunis, la défense froide du droit de propriété au mépris de règles élémentaires de solidarité et du droit (reconnu par la Constitution) de vivre une vie conforme à la dignité humaine ;

  4. Que toute personne résidant sur le sol belge puisse accéder à des revenus minimum garantis, quelle que soit sa situation administrative.

Et pour mettre fin à la situation absurde du GESÙ, toujours vide, nous demandons :

UN RACHAT DU BÂTIMENT PAR LA RÉGION POUR EN FAIRE DES LOGEMENTS SOCIAUX

En accordant la priorité du relogement aux expulsés du Gesù qui sont toujours en recherche d’un logement stable et décent.

Signataires:

G-H Beauthier, ULM (Jocelyne Vouloir), ULSG (Stanislas MPunga), Ocasa (Robert Ruyffelaere), Tadzio Baudoux, Jacques Wathelet. FEBUL (Nicolas Bernard), Woningen123Logements (Marie Ringlet).

Contacts :

Avocats bénévoles des occupants (Alexis Deswaef et Georges-Henri Beauthier – 0496/51.16.06)
ULM (
Union des Locataires Marolllienne asbl) : tél : Emmanuelle Rabouin (0486/90.81.64) Jocelyne Vouloir (0485/42.16.72) et Kathleen Boulanger (0486/89.52.23).
ULSG (
Union des Locataires de Saint-Gilles asbl): tél : Svetlana (0474 067 704), suivi des familles expulsées.
FEBUL (Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement asbl) : tél : Maria Krislova 0471/05.26.07 (relogement de qqs familles, agence occupation, recours loi anti-squat).
Jacques Wathelet : Tél : 0479/61.09.14 (bénévole – soutien à des familles pendant et après l’occupation)
Woningen123Logements ASBL: Réginald de Potesta de Waleffe (0472/500.190).
Ocasa ASBL : Robert Ruyffelaere : Tél : 
0471.036.482 (Accompagnement de 9 familles, ex-occupants)

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01 octobre 2018

Jusqu’à 417 heures de risque de pénurie d’électricité cet hiver

http://www.lesoir.be/181558/article/2018-10-01/jusqua-417-heures-de-risque-de-penurie-delectricite-cet-hiver

Edition numérique des abonnés

Le risque de pénurie d’électricité est toujours là (et bien là). Le Soir a pu mettre la main sur les nouveaux chiffres d’Elia, le gestionnaire de réseau. Des chiffres issus d’un document tout frais, daté du vendredi 28 septembre. Et qui prennent en compte les 750 MW supplémentaires dénichés la semaine dernière par la task-force spéciale « pénurie », mise sur pied en catastrophe par la ministre de l’Energie Marie-Christine Marghem.

Verdict ? Il manque toujours entre 1.000 et 1.200 MW pour passer l’hiver à l’abri. Comprenez : pour réduire à zéro (ou presque) le risque de coupure de courant volontaire cet hiver (le délestage). Ce manque correspond à un gros réacteur nucléaire. Or on ne voit pas bien quelles sont les marges de manœuvre dont la Belgique dispose pour combler l’intégralité de ce trou.

De 267 à 417 heures

Quid si l’on ne trouve pas ces capacités ? Il existe un risque, sérieux, de devoir actionner le plan de délestage. Et les chiffres donnent le tournis : le risque de pénurie est de 267 heures, en cas d’hiver normal, selon Elia. Et il grimpe à 417 heures en cas d’hiver particulièrement rude. Des chiffres liés aux informations disponibles vendredi dernier. Et qui sont encore susceptibles d’évoluer (« ils sont actualisés au jour le jour », entend-on).

Précisons bien ce que signifie ce chiffre. Dans le jargon, on l’appelle le LOLE (Loss of Load Expectation). Selon la définition légale, il s’agit du « nombre prévu d’heures pendant lesquelles la charge ne pourra pas être couverte par l’ensemble des moyens de production à disposition du réseau électrique belge, tenant compte des interconnexions ». Autrement dit, le nombre d’heures durant lesquelles la consommation des Belges risque de ne pas être couverte par les moyens de production (importation comprise). Dès qu’il manque, ne fut-ce qu’un mégawatt durant une heure, le LOLE augmente. Même si une pénurie d’un MW ne devrait pas provoquer d’activation du plan de délestage, évidemment. Le chiffre représente donc le nombre d’heures de risque de pénurie d’électricité. Mais pas le nombre d’heures où il sera nécessaire d’activer le plan de délestage (forcément inférieur).

Audition ce mardi au Parlement

Pour l’instant, Elia se refuse à tout commentaire. Et réserve sa présentation chiffrée au Parlement, où son CEO Chris Peeters sera auditionné ce mardi.

Notons que les chiffres de lundi dernier (sans les 750 MW bonus) étaient encore plus alarmistes : 494 heures de risque de pénurie pour un hiver standard, et 694 heures pour un hiver glacial. C’est sans doute pour cela qu’Elia et la ministre de l’Energie n’ont pas souhaité les diffuser.

Une petite comparaison pour finir, pour évaluer l’ampleur du problème. Lors de l’hiver 2014-2015 (où la question de l’activation du plan de délestage s’est posée pour la première fois), le LOLE était de 49 heures pour un hiver standard. Et 116 heures pour un hiver très rude. La situation actuelle est nettement plus critique.

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01 août 2018

Le squat 123 rue Royale fermera bientôt ses portes

https://bx1.be/news/squat-123-rue-royale-fermera-bientot-portes/

C’est une page de l’histoire du squat 123 qui se tourne. Après 11 ans d’occupation, le bail d’occupation précaire touche à sa fin. 65 personnes doivent donc quitter les lieux.

Le 123 rue Royale, une adresse bien connue des amateurs de musique underground car le 123 ce n’est pas qu’un squat c’est aussi une salle de concert et d’exposition. Depuis 11 ans, le squat bénéficie d’un bail d’occupation précaire qui l’autorise à habiter cet ancien bâtiment de la Région wallonne. Aujourd’hui, la battisse est vendue. D’ici octobre prochain, les quelques 65 occupants devront trouver un nouvel endroit. Les membres du 123 sont déjà à la recherche d’un nouveau bâtiment.

  • Reportage Jean-Christophe Pesesse et Marjorie Fellinger

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25 juillet 2018

Elle bloque un vol pour empêcher une expulsion

https://www.7sur7.be/7s7/fr/31482/Le-meilleur-du-web/article/detail/3456481/2018/07/25/Elle-bloque-un-vol-pour-empecher-une-expulsion.dhtml

25/07/18 - 10h44  Source: AJ+, Guardian

VIDÉO Alors que l'avion était sur le point de décoller, une étudiante suédoise a réfusé de s'asseoir pour protester.

Pendant deux heures, Elin Ersson, 22 ans ans, a refusé de s'asseoir à bord du vol Göteborg - Istanbul pour protester contre l'expulsion d'un demandeur d'asile afghan présent en cabine.

La jeune étudiante suédoise a réussi à clouer l'avion au sol: il ne pouvait en effet pas décoller tant qu'elle restait debout.

Elle a diffusé les images de son acte de résistance en direct sur Facebook Live ce 23 juillet dernier. Une vidéo qui a dépassé le million de vues, selon le Guardian, et été relayée sur de nombreux sites d'information à travers le monde.

L'opération n'a pas été appréciée par la compagnie et l'équipage a plusieurs fois tenté de lui ravir son téléphone. Parmi les passagers, les sentiments étaient partagés entre colère et compréhension. Certains ont manifesté leur mécontentement d'être ainsi pris en otage. D'autres, au contraire, ont suivi le mouvement et se sont levés en solidarité.

Le demandeur d'asile afghan a finalement été débarqué. La jeune militante également. On ignore les sanctions qui on été prises à son encontre.

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Le réacteur Tihange 2 "en phase de redémarrage"

https://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3456457/2018/07/25/Le-reacteur-Tihange-2-quot-en-phase-de-redemarrage-quot.dhtml

25/07/18 - 07h43  Source: Belga

© photo news.

Le réacteur Tihange 2, arrêté lundi de manière non programmée, est en "phase de redémarrage" depuis mercredi peu après minuit, a confirmé le porte-parole d'Engie Electrabel. La centrale sera effectivement relancée vers 8h.

L'arrêt automatique de Tihange 2 était survenu à la suite d'un problème au niveau de la connexion avec le réseau haute-tension. Le redémarrage de Doel 3 est aussi en cours. Dans le courant de la journée mercredi, la centrale devrait être opérationnelle à 100% à nouveau.

Depuis septembre l'an passé, la centrale était à l'arrêt après la constatation de dégradation du plafond et des murs d'un bunker près du bâtiment du réacteur.

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12 juillet 2018

Plans manquants du bunker de Tihange 3: «Ils ne sont pas indispensables», selon l’AFCN

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20180712_01195792

Plans manquants du bunker de Tihange 3: «Ils ne sont pas indispensables», selon l’AFCN

-Belga

D’après Sudpresse, l’entreprise les a perdus et n’est donc pas en mesure de les fournir à l’autorité de sûreté alors que la centrale est à l’arrêt depuis la découverte d’anomalies au niveau des armatures du béton armé.

Engie Electrabel avait confirmé début juillet la mise au jour des anomalies alors que la révision planifiée du réacteur était en cours. L’entreprise dispose des plans de conception et des plans «certified for construction» mais ceux «as built» (après construction) sont introuvables, écrit Sudpresse.

Ce n’est toutefois pas un problème insurmontable pour l’AFCN, confirme Erik Hulsbosch, directeur de la communication. Des recherches et des calculs supplémentaires seront néanmoins nécessaires pour contrôler l’éventuelle présence d’autres anomalies dans le bâtiment. Les opérations de réparation pourront ensuite commencer.

«La seule chose qui compte pour nous est de savoir si la résistance du bâtiment est suffisante», ajoute-t-il. «Nous ne donnerons notre feu vert au redémarrage que si l’intégrité structurelle du bunker est suffisamment prouvée. L’AFCN ne se sent pas liée à un timing.»

Engie Electrabel a fixé l’indisponibilité du réacteur nucléaire jusqu’au 30 septembre mais elle pourrait être prolongée si nécessaire.

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Migrants: plus de 600 morts en Méditerranée ces quatre dernières semaines, selon des ONG

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/migrants-plus-de-600-morts-en-mediterranee-ces-quatre-dernieres-semaines-selon-des-ong-5b4733d155324d3f135280bd

Plus de 600 migrants, dont des bébés et de jeunes enfants, se sont noyés en Méditerranée ces quatre dernières semaines, ont indiqué jeudi Médecins sans frontières et SOS Méditerranée, qui dénoncent les "blocages" des navires de sauvetage des ONG par les Etats européens.

"Les gouvernements européens sont pleinement conscients des niveaux alarmants de violence et d'exploitation subis par les réfugiés, les demandeurs d'asile et les migrants en Libye, mais sont déterminés à empêcher les personnes d'atteindre l'Europe à tout prix", accusent les deux ONG dans un communiqué commun.

Au total, selon elles, ces quelque 600 morts représentent la moitié du nombre total de morts depuis le début de l'année en Méditerranée.

"Ces tragédies se sont produites car il n'y avait plus de bateaux de sauvetage d'organisations non gouvernementales actives en Méditerranée centrale", affirment ces ONG, pour qui "l'Europe porte la responsabilité de ces morts".

En Italie, le vice-Premier ministre, Matteo Salvini, a décidé il y a un mois d'interdire l'accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée.

En juin, le sort du navire Aquarius de MSF et SOS Méditerranée, avec ses 630 migrants à bord, avait déchiré les Européens: refusé par l'Italie et Malte, il avait finalement accosté le 17 juin à Valence (Espagne).

Les deux ONG étrillent également la stratégie européenne qui, lors du sommet européen des 28 et 29 juin, avait appelé à explorer une "nouvelle approche" avec la création de "plateformes de débarquements" de migrants en dehors de l'UE. Les 28 ont appelé les ONG à "ne pas entraver les opérations des garde-côtes libyens".

"Les personnes secourues dans les eaux internationales de la Méditerranée ne doivent pas être renvoyées en Libye mais doivent être conduites dans un port sûr conformément au droit international et maritime", estiment les deux organisations non gouvernementales.

Les ministres de l'Intérieur des 28 se sont retrouvés jeudi à Innsbruck en Autriche pour plancher sur les moyens d'empêcher les arrivées de migrants sur les côtes européennes, lors de leur première réunion organisée sous la houlette d'une présidence autrichienne de l'UE qui défend des options radicales.

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Electrabel a perdu les plans des bâtiments d’ultime secours de Tihange 3

http://www.lesoir.be/167707/article/2018-07-12/electrabel-perdu-les-plans-des-batiments-dultime-secours-de-tihange-3

Edition numérique des abonnés

Alors que le réacteur nucléaire de Tihange 3 est à l’arrêt en raison des dégradations du béton et d’une erreur de construction, Electrabel ne retrouve plus les plans des bâtiments d’ultime secours (bunker) de la centrale nucléaire, révèle Sudpresse, jeudi. Le député Ecolo Jean-Marc Nollet a interrogé à ce sujet le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA).

« Electrabel n’est actuellement pas en mesure de fournir à l’autorité de sûreté, tels que pourtant demandés par celle-ci, des plans as built (NDLR : après construction) du bunker de Tihange 3. Les plans certified for construction (CFC) font dès lors office de plans as built et ne mentionnent pas d’anomalies », selon la réponse du ministre.

« Je ne vois que deux options. Soit c’est de l’amateurisme, soit il y a eu malversation à l’époque. Je n’ose l’imaginer », s’interroge Jean-Marc-Nollet, cité par Sudpresse.

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10 mai 2018

“Where is my house?”

where is my house affiche

Le cycle de documentaires du Casi-Uo vous propose pour le mois de mai (le jeudi 24) “Where is my house?” par Matteo Di Calisto. Un documentaire choral qui nous emmène au coeur des problèmes du logement à Rome, en explorant ses différentes réalités et nuances.

On débattra de la crise du logement dans les métropoles européennes avec : Matteo DI CALISTO, réalisateur du documentaire ; Karine SERONT, direction de la Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement (FéBUL) ; Rémy RENSON, responsable de l’accompagnement des associations Insertion par le Logement (membres de FéBul). 

Infos pratiques sur le lien
https://www.facebook.com/events/146531796198120/

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07 mars 2018

Que faire en cas d'accident nucléaire ? Voici le nouveau plan d'urgence belge

http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/que-faire-en-cas-d-accident-nucleaire-voici-le-nouveau-plan-d-urgence-belge-5a9e717ecd702f0c1a276f58

L. D. Publié le mardi 06 mars 2018 à 12h16 - Mis à jour le mardi 06 mars 2018 à 16h35

Il n'y a aucune, mais alors là aucune raison de s'inquiéter à l'heure actuelle d'un éventuel accident nucléaire en Belgique, ont souligné de concert les ministres de la Sécurité et de l'Intérieur, Jan Jambon, et de la Santé publique, Maggie De Block, ce mardi matin, lors de la présentation du nouveau plan d'urgence en cas d'accident nucléaire et de la campagne d'information à destination du grand public.

"Les autorités font le maximum pour sécuriser les installations nucléaires. Même si le risque d'accident est extrêmement faible, nous nous préparons de manière sérieuse à cette éventualité", a déclaré Jan Jambon, soulignant l'importance de la politique de prévention. 

Et donc, comme le risque zéro n'existe pas et qu'un incident n'est jamais totalement exclu, mieux vaut être préparé au cas où... D'où ce nouveau plan d'urgence nucléaire, la précédente version datant de 2003.

Quelles sont les principales adaptations de ce nouveau plan, publié ce jour au Moniteur belge ?

- La déclinaison d'une situation d'urgence en trois phases: la situation d'urgence, la phase transitoire et la phase de rétablissement. Cela, afin de mieux rendre compte de l'évolution des événements et des missions que les différents services concernés doivent effectuer.

- Le rôle augmenté des acteurs locaux, bourgmestres et gouverneurs: sous certaines conditions, ils peuvent eux-mêmes prendre les premières mesures urgentes visant à protéger la population.

- La distinction selon les zones :

  1. La zone de planification d'urgence: au sein de laquelle des mesures sont préparées pour protéger la population. A savoir : mise à l'abri, prédistribution de comprimés d'iode dans un rayon jusqu'à 20 km et évacuation jusqu'à 10 km. Avec une exception pour Mol-Dessel: jusqu'à 4 km.
  2. La zone d'extension : au sein de laquelle il est possible d'étendre les mesures sur la base d'une stratégie élaborée. A savoir: mise à l'abri et prédistribution d'iode jusqu'à 100 km et évacuation jusqu'à 20 km.

- Enfin, le nouveau plan prévoit la poursuite de l'opérationnalisation des accords conclus avec les pays voisins.

Comment le citoyen peut-il se préparer?

Avant tout, on lui conseille de s'informer correctement au sujet du risque nucléaire en consultant le site www.risquenucléaire.be

Autre recommandation: s'inscrire sur www.be-alert.be, un système d'alerte qui permettra d'avertir les citoyens rapidement en cas d'accident. Ou encore, se préparer - en famille - un plan d'urgence personnalisé, en se rendant sur www.monpland'urgence.be

Quant au premier bon réflexe à avoir en cas d'accident nucléaire, il consiste à se mettre à l'abri, fermer les portes et fenêtres ainsi que les systèmes de ventilation. Et ne surtout pas sortir …pour aller chercher ses comprimés d'iode, que les citoyens sont invités à aller retirer en pharmacie, gratuitement, dès aujourd'hui.

Sont ainsi encouragées à aller chercher leur boîte de comprimés, les personnes qui habitent dans une zone de 20 km autour d'un site nucléaire et celles faisant partie des groupes cibles vunérables. En l'occurrence, les enfants et les jeunes jusqu'à 18 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent. Par précaution, sur l'ensemble du territoire belge, les collectivités qui s'occupent de bébés et d'enfants (crèches, écoles, garderies...) sont également priées d'aller chercher des comprimés. Cela dit, tout qui souhaite se protéger pourra obtenir une boîte. Il y en aura suffisamment, assure la ministre de la Santé, puisque 4,6 millions de boîtes ont été produites. Un formulaire rassemblant les principales recommandations accompagnera les cachets d'iode.

L. D.

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24 janvier 2018

"Si l'on n'agit pas, une génération pourrait ne jamais s'en remettre"

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/3352495/2018/01/24/quot-Si-l-on-n-agit-pas-une-generation-pourrait-ne-jamais-s-en-remettre-quot.dhtml

"Une meilleure intégration des jeunes au marché de l'emploi requiert également l'amélioration et l'adaptation de leurs compétences", ajoute-t-elle. "Si l'on n'agit pas, une génération pourrait ne jamais s'en remettre", prévient Christine Lagarde, directrice du FMI dans un blog consacré à l'inégalité et la pauvreté à travers les générations en Europe. © epa.

L'écart de revenus entre les générations en Europe s'est profondément creusé au détriment des jeunes et sans aucune politique adéquate "une génération entière pourrait ne jamais s'en remettre", déplore le FMI dans une étude dévoilée mercredi.

Depuis 2007, l'inégalité moyenne de revenus au sein de l'Union est restée globalement stable mais en examinant de près les données, le Fonds monétaire international (FMI) a découvert que cette apparente stabilité résultait de deux tendances opposées: les revenus des jeunes de 18 à 24 ans, qui ont certes retrouvé leur niveau d'avant la crise mondiale, ont stagné quand ceux des 65 ans et plus ont augmenté de 10% grâce à une bonne préservation de leurs retraites.

Lagarde met en garde

"Pour réduire le risque que les jeunes deviennent pauvres et souffrent de pertes de revenus à vie, faciliter leur intégration sur le marché du travail est essentiel", commente le FMI. Par conséquent, l'institution de Washington préconise des mesures incitatives pour embaucher les jeunes, incluant la réduction de charges sociales ou des crédits d'impôts pour les revenus les plus faibles. 

"Une meilleure intégration des jeunes au marché de l'emploi requiert également l'amélioration et l'adaptation de leurs compétences", ajoute-t-elle. "Si l'on n'agit pas, une génération pourrait ne jamais s'en remettre", prévient Christine Lagarde, directrice du FMI dans un blog consacré à l'inégalité et la pauvreté à travers les générations en Europe.

"Réduire les inégalités"

"Aujourd'hui, près d'un jeune sur cinq recherche toujours du travail en Europe", rappelle-t-elle, soulignant qu'il ne s'agit pas d'opposer un groupe de population à un autre. 

"Construire une économie qui marche pour les jeunes crée des fondations plus solides pour tout le monde", poursuit-elle. "Et réduire les inégalités à travers les générations va de pair avec une croissance durable et une confiance retrouvée au sein de la société". 

L'Allemagne comme exemple

De manière plus positive, la dirigeante du FMI cite l'exemple de l'Allemagne où les programmes d'apprentissage ont fait leur preuve depuis longtemps pour intégrer de manière durable les jeunes au marché de l'emploi.

"Un autre bon exemple", selon elle, est celui du Portugal, qui exempte le tout premier emploi des jeunes de taxes sociales pendant une période de trois ans. "Même si le chômage des jeunes reste élevé, cette mesure va dans le bon sens", conclut-elle.

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23 janvier 2018

Un neo-milliardaire tous les deux jours

Metro du mardi 23 janvier 2018

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GENÈVE Le 1 % de la population mondiale le plus aisé s’est partagé 82 % de la richesse mondiale en 2017. Le nombre de milliardaires a atteint un nouveau record à près de 2.050.

Cela fait donc un nouveau milliardaire tous les deux jours, indique l’ONG britannique Oxfam dans un rapport publié hier à Genève.

Parmi eux, neuf sur dix sont des hommes. L’augmentation de la richesse des milliardaires par rapport à 2016, de près de 770 milliards de dollars, a elle aussi constitué la plus importante observée. Cette hausse dépasse de plus de sept fois le montant qui permettrait de mettre un terme à la pauvreté extrême dans le monde.

TOUT POUR ÉCHAPPER AU FISC

En 2017, 3,7 milliards de personnes n’ont pas bénéficié de la croissance économique, selon ce rapport publié avant la réunion du Forum économique mondial (WEF) à Davos en Suisse. Au total, le 1 % le plus riche amasse davantage que les 99 % restants. Et il a évité de payer 200 milliards de dollars par des manœuvres fiscales.

De leur côté, les pays en développement perdent au moins 170 milliards de dollars de recettes par an en raison de l’évasion fiscale, davantage que l’aide qui leur est attribuée.

L’IDÉE D’UN IMPÔT MONDIAL

L’ONG appelle à mettre un terme à ces pratiques ou encore à investir dans l’éducation et la santé pour tous. Parmi de nombreux dispositifs, Oxfam propose par exemple un impôt mondial sur les richesses des milliardaires ou encore de distribuer la moitié des bénéfices aux travailleurs les plus pauvres d’une filière. Elle demande de privilégier la main-d’œuvre « ordinaire » et les petits producteurs plutôt que les riches.

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Les pauvres se contentent souvent de « sous-droits »

Metro du mardi 23 janvier 2018

BRUXELLES Trop souvent, les personnes en situation de pauvreté se contentent de « sous-droits ». Au-delà des difficultés matérielles, cela les empêche de participer activement à la société.

Le Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale a publié hier son 9e rapport bisannuel pour la période 2016-2017. Il tire la sonnette d’alarme en ce qui concerne la difficulté d’accès des personnes en situation de précarité à leurs droits les plus fondamentaux.

Le Service insiste sur l’urgence à rendre plus effectifs ces droits. Ces citoyens doivent souvent se contenter de droits au rabais, par exemple d’une adresse de référence (pour garantir leur inscription dans les registres de la population) au lieu d’un toit, ou de colis alimentaires qui ne répondent pas durablement au droit à l’alimentation.

DIFFICILE DE SE LOGER

Les règles remettent en question le simple droit de vivre en famille, ainsi que la solidarité entre amis dans le besoin, estime le Service. La colocation, qui se développe comme moyen d’accéder à un logement abordable, ou la cohabitation sont de fait très compliquées pour les individus qui dépendent des allocations. « Un homme isolé avec enfant et une femme isolée avec enfant qui perçoivent chacun environ 1.200 € de revenu d’intégration sociale ne recevront ensemble que 1.200 €, et non pas 2.400 € », déplore ainsi un participant au rapport.

OBLIGÉS DE SE DÉVOILER

Plus globalement, le rapport souligne que les personnes en situation de pauvreté subissent plus que les autres une pression sur la vie privée. « N’existe-t-il pas trop souvent une vie privée à deux vitesses ? D’un côté, on demande aux personnes démunies de se mettre à nu, on exige d’elles une transparence totale dans la fourniture d’informations. De l’autre, elles n’ont pas suffisamment accès aux rapports que de nombreux services et administrations possèdent à leur sujet », constate Mme De Boe.

Intitulé « Citoyenneté et pauvreté », le rapport 2016-2017 a été remis à la Conférence interministérielle de l’intégration sociale et de l’économie sociale, une structure de coopération permanente entre l’État fédéral, les Communautés et les Régions.

www.luttepauvrete.be

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20 décembre 2017

Les nouvelles règles en matière de baux à loyer à Bruxelles sont accessibles sur le web

http://www.lesoir.be/130172/article/2017-12-19/les-nouvelles-regles-en-matiere-de-baux-loyer-bruxelles-sont-accessibles-sur-le

d-20140212-33WKLH 2016-12-29 23:16:37

Le service public Bruxelles Logement a conçu une boîte à outils d’informations au sujet de la réforme de la législation sur les loyers dans la capitale. Celle-ci est disponible sur www.logement.brussels. Elle contient un folder d’information, une brochure juridique détaillée et bientôt une «foire aux questions». On y trouve également un modèle d’état des lieux, des informations concernant le label «logement étudiant de qualité» et la liste des obligations d’entretien entre bailleurs et locataires.

La réforme proposée par la ministre du logement Céline Fremault (cdH), après la régionalisation de cette matière dans le cadre de la dernière réforme de l’Etat, a été adoptée par le parlement régional en juillet dernier. La législation bruxelloise modernisée comporte des nouveautés qui concernent entre autres la colocation, les logements étudiants, les baux de courte durée ou la lutte contre les discriminations. Elle entre en vigueur le 1er janvier prochain.

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14 décembre 2017

La Région bruxelloise envisage «une allocation loyer généralisée» pour certains locataires

https://fr.metrotime.be/2017/12/14/actualite/region-bruxelloise-envisage-allocation-loyer-generalisee-certains-locataires/

http://celinefremault.be/fr/une-allocation-loyer-generalisee-pour-les-locataires-precaires-metro

Belga / S. Gremmelprez

La Région bruxelloise fait face à une forte demande en matière de logement. Céline Fremault (cdH), la ministre bruxelloise du Logement, présente plusieurs outils afin de faciliter les démarches sur le marché locatif.

Le gouvernement bruxellois a adopté en première lecture le projet d’allocation loyer généralisée. Quel est l’objectif de ce projet?

«Il y a un véritable problème pour l’accès de tous les Bruxellois à un logement décent. Le foncier est de plus en plus rare et cher, la population augmente, et on observe une paupérisation de la population. Dans ce contexte, beaucoup de Bruxellois éprouvent des difficultés à se loger. On compte ainsi 43.000 personnes en attente d’un logement du parc public, alors qu’il offre 40.000 places.»

Il y a donc une liste d’attente plus que conséquente…

«La demande est énorme, et les délais d’attente sont trop longs pour beaucoup. Depuis 15 ans, les différents plans logement mis en œuvre n’ont pas apporté de réponse adéquate. On a lancé des plans de construction, mais cela prend du temps. Sur les 5.000 logements publics annoncés il y a 12 ans, seuls 1.600 ont été livrés. Il faut donc trouver d’autres pistes, afin d’aller plus vite. Une des solutions est d’offrir une aide financière aux personnes qui en ont besoin pour se loger dans le parc privé. Le gouvernement bruxellois a adopté en première lecture une allocation loyer généralisée. Elle sera offerte aux foyers éligibles à un logement public mais qui se trouvent sur liste d’attente. On espère qu’il entrera en vigueur en septembre 2018.»

Lire aussi : L’accessibilité des logements se détériore pour les bas-revenus

Quel sera le montant de cette aide?

«Le montant de base sera de 110 € par mois, qui remplaceront les diverses aides actuelles (aide au relogement, allocation loyer, allocation communale). Il y aura un montant complémentaire de 50 € par personne à charge, avec un maximum de 260€ par mois et par ménage. Il faudra également remplir d’autres critères de priorité, comme le fait d’avoir passé un certain temps sur liste d’attente. On estime que 3.000 à 5.000 ménages seront éligibles. Une enveloppe de 12 millions€ a été prévue.»

Pour de nombreux locataires potentiels, le problème se pose avant même de signer un bail, dans le fait de convaincre un propriétaire.

«C’est une difficulté, et nous l’avons prise en compte. Il sera possible d’obtenir un accord de principe pour cette aide. Le locataire potentiel pourra ainsi assurer son futur propriétaire de sa capacité à supporter le loyer demandé. Et l’aide sera versée dès la signature du bail.»

«Il faut occuper les espaces au-dessus des commerces»

La ministre bruxelloise du Logement plaide pour une hausse de l’offre disponible en région bruxelloise. À ses yeux, cela doit passer par différentes solutions. «Nous avons lancé un appel à projet pour convertir des espaces inoccupés au-dessus des commerces», détaille la ministre. Huit projets, pour 23 logements, ont été retenus. Les propriétaires se sont engagés à louer les appartements créés via des Agences immobilières sociales. La région débloquera 658.000€ pour ce projet. «Tout le monde est gagnant», estime Céline Fremault. «Le locataire s’y retrouve, puisqu’il va pouvoir compter sur un logement avec loyer accessible. Le propriétaire aussi, puisqu’il reçoit une aide pour transformer son bien, et qu’il touchera ensuite un revenu locatif. Il faut bien savoir que les travaux pour transformer ces espaces sont parfois coûteux, comme lorsqu’il faut ajouter une entrée. Enfin, dans l’ensemble, chaque nouveau logement contribue à faire baisser la pression sur le marché locatif.» Les projets sélectionnés créeront de nouveaux logements notamment avenue Georges Henri à Woluwé Saint-Lambert, et Chaussée d’Alsemberg à Uccle.

Pour la ministre, il s’agit également de favoriser la mixité sociale dans la région bruxelloise. «Il est important de ne pas avoir uniquement des ensembles de logements publics. Il faut que ceux-ci soient disséminés à travers la Région», explique-t-elle. On compte actuellement quelque 4.800 logements mis à disposition via des Agences immobilières sociales. «Il y en a un peu partout en ville, ce système est un succès», estime-t-elle, alors que les agences immobilières sociales fêteront leurs 20 ans en avril prochain.

Lire aussi : Le logement pèse pour un tiers du budget des Belges

Une grille indicative pour les loyers

Pas toujours simple de savoir ce qu’est un loyer «honnête». La région mettra en ligne à compter du 1er janvier prochain un site offrant une grille indicative (www.loyers.brussels). Le locataire en recherche d’un logement ou le propriétaire qui souhaite mettre son bien sur le marché donne son adresse, la taille du logement, sa note énergétique, précise s’il dispose ou non d’un garage… La grille calcule ensuite une fourchette pour le prix du loyer.

«Le but est d’informer», souligne Céline Fremault. «Informer le locataire, d’une part, qui peut savoir si le loyer demandé correspond aux prix du marché. Et informer le propriétaire, qui ne sait pas toujours pour quel prix il peut mettre son bien en location.» Il ne s’agit par contre en aucun cas d’encadrer les prix des loyers, insiste la ministre du Logement. «Ce site est un outil, il doit servir à titre indicatif. Je ne suis personnellement pas favorable à un quelconque encadrement des loyers. D’ailleurs, les villes qui ont mis en place un tel dispositif sont souvent revenues dessus, par choix ou par décision de justice. Par contre, une information juste et objectivée est nécessaire, pour tout le monde.»

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20 novembre 2017

"La population bruxelloise vit dans un air dangereux et malsain"

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/3314818/2017/11/20/quot-La-population-bruxelloise-vit-dans-un-air-dangereux-et-malsain-quot.dhtml

20/11/17 - 06h02  Source: Belga

Les médecins tirent la sonnette d’alarme

© belga.

Les quotidiens Le Soir et De Standaard publient lundi une lettre ouverte, transmise par "une centaine" de médecins de Belgique, qui souhaitent "tirer la sonnette d'alarme" auprès des autorités fédérales et régionales bruxelloises au sujet de la pollution atmosphérique. "Malgré l'obligation des autorités de garantir un air plus sain depuis 2010, la population vit dans un air dangereux et malsain", préviennent les scientifiques.

"La pollution de l'air nuit gravement à la santé des Bruxellois et des navetteurs, et particulièrement à celle des enfants, des personnes âgées et des personnes déjà atteintes d'une maladie", ajoute le texte, qui précise que, de nos jours, "même les non-fumeurs courent le risque de mourir d'un cancer du poumon". Du risque cardiovasculaire à l'asthme en passant par des troubles cognitifs: les effets de la pollution de l'air sont liés en Belgique à "une réduction importante de l'espérance de vie qui se traduit annuellement par au moins 632 décès prématurés". 

Economie
"Ceci pourrait être évité si Bruxelles appliquait les normes de l'OMS et respectait les taux de concentration moyenne de particules fines de 20 microg/m³", assènent les auteurs. "Le gain d'espérance de vie se traduirait par une économie d'un montant impressionnant de plus de 758 millions d'euros par an". 

Droit fondamental
"Dans le cas de la pollution de l'air, la recherche scientifique ne laisse pas d'ambiguïté sur les causes que nous devons viser pour protéger les citoyens", et la résolution de ce problème "incombe à notre gouvernement et à nos ministres". "Un air sain est d'ailleurs un droit fondamental et universel", souligne la lettre ouverte, qui évoque une "crise de santé silencieuse et inacceptable". Les médecins pointent une politique insuffisante, notamment dans le cadre du Plan Air-Climat-Énergie mis sur pied par le gouvernement bruxellois en 2016, qui "ne satisfait pas (...) aux exigences de la directive européenne en matière de qualité de l'air (directive 2008/50/CE)". 

Diesel
En cause, principalement: l'usage abusif dans la capitale de véhicules diesel, pour lesquels les auteurs réclament notamment une obligation d'usage de filtre à suie jusqu'à une interdiction complète. Une amélioration de l'offre en matière de mobilité "propre" et le découragement fiscal de la mobilité fossile sont également exigés.

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28 septembre 2017

Les grosses fortunes ont proliféré dans le monde en 2016

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/3271106/2017/09/28/Les-grosses-fortunes-ont-prolifere-dans-le-monde-en-2016.dhtml

Les grosses fortunes ont proliféré dans le monde en 2016. Le patrimoine cumulé a crû de 8,2% en rythme annuel, pour atteindre 63.500 milliards de dollars (près de 54.000 milliards d'euros). Le nombre de millionnaires atteint un nouveau record mondial.

La croissance du patrimoine s'est ainsi accélérée par rapport à l'année précédente, observe le cabinet de conseil Capgemini dans sa dernière étude sur la fortune mondiale publiée jeudi. En 2015, la fortune cumulée avait progressé à un taux de 4% "seulement".

Le nombre de millionnaires de par le monde a aussi augmenté plus rapidement, de 7,5% sur un an, après 4,9% en 2015. A la fin de l'année dernière, Capgemini dénombrait 16,5 millions d'individus. 

Croissance au ralenti
Pour appartenir à ce club, il faut posséder un patrimoine supérieur à un million de dollars (environ 850.000 euros), mais les pièces de collection et autres produits de consommation de luxe ne comptent pas.

Les trois grandes régions Asie/Pacifique, Amérique du Nord et Europe ont contribué de manière égale à la croissance du nombre de particuliers extrêmement fortunés (HNWI), relève Capgemini. La croissance a toutefois quelque peu ralenti en Asie/Pacifique, alors que la dynamique de l'année précédente s'est poursuivie en Europe et en Amérique du Nord.

Certains marchés, parmi lesquels la Russie et le Brésil, ont pu renforcer leur position parmi les 25 pays abritant le plus de millionnaires. Après un léger repli en 2015, la Russie a enregistré la plus forte croissance, avec une hausse d'environ 20% du nombre de HNWI et de leur fortune.

Dans le top 25, seul le Mexique a vu le nombre de ses millionnaires reculer sur un an (-2%). La Suède fait son entrée pour la première fois dans ce classement, tandis que la France dépasse le Royaume-Uni pour entrer dans le top 5.

Les States en tête
Les pays abritant le plus de millionnaires restent inchangés sur un an. Les Etats-Unis sont toujours largement en tête avec 4,8 millions de personnes, suivis par le Japon (2,9 millions), l'Allemagne (1,3 million) et la Chine (1,1 million).

Globalement, les ultra-riches, disposant d'une fortune de plus de 30 millions de dollars, ont fait encore mieux que les "simples" millionnaires. Leur nombre a augmenté de 8,3% à 157.200, alors que leur patrimoine a progressé encore plus fortement. Représentant seulement 1% du total des HNWI, ils possèdent pourtant 34,5% de la fortune totale des millionnaires.

Capgemini anticipe à l'avenir une croissance moyenne annuelle d'environ 5,9% du patrimoine des personnes très fortunées. Celui-ci devrait atteindre plus de 100 milliards de dollars d'ici à 2025.

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Les salaires augmentent bien plus faiblement qu'avant la crise

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3270580/2017/09/27/Les-salaires-augmentent-bien-plus-faiblement-qu-avant-la-crise.dhtml

La progression des salaires dans la plupart des économies avancées reste sensiblement inférieure à ce qu'elle était avant la récession de 2008-2009, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), pointant du doigt le recours au temps partiel.

"C'est le cas y compris pour les pays où le taux de chômage est désormais au même niveau, voire inférieur aux taux moyens enregistrés dans les années précédant la récession", constate l'institution dans ce rapport publié mercredi en prélude de son assemblée annuelle en octobre.

Cette tendance s'inscrit dans un contexte de recours au temps partiel non désiré, d'une faible productivité et d'attentes d'une inflation basse. Le travail à temps partiel non désiré se définit par un emploi de moins de 30 heures hebdomadaires bien que les employés souhaitent travailler davantage. 

Aux Etats-Unis, le recours à ce temps partiel est ainsi passé de 0,8% en 2007 à 1,3% en 2016. Dans le même temps, il a atteint 3,9% au Royaume-Uni contre 2,4%. En France, il a même bondi à 7,8% contre 5,3%.

"Alors que le temps partiel non voulu aurait davantage pu soutenir l'emploi (...), il apparait qu'il a affaibli la croissance des salaires", observe le FMI.

Il pointe également la part croissante du recours aux contrats à durée déterminée et une réduction du nombre d'heures travaillées par employé en particulier parmi les personnes qui ont un niveau de compétence faible ou moyen.

Les changements technologiques et les rigidités dans certains pays découragent par ailleurs les entreprises à recruter à temps plein.

Le Fonds précise que dans les pays "où le taux de chômage est inférieur à son taux moyen d'avant crise, la faible augmentation de la productivité pèse le plus --environ aux deux tiers-- sur le ralentissement de la progression nominale des salaires depuis 2007".

A l'inverse, la croissance de la productivité a relativement moins d'impact sur les salaires dans les pays où le chômage est resté élevé.

Le Fonds monétaire international invite en conséquence les politiques à s'attaquer au problème des travailleurs à temps partiel en renforçant par exemple l'éducation secondaire et supérieure.

Il préconise aussi d'élargir le salaire minimum aux travailleurs à temps partiel, de leur offrir une paie annualisée au prorata, des congés maladies et familiaux pour plus de parité avec les employés à temps plein. Enfin, il suggère de leur proposer des formations pour maintenir leur niveau de compétences.

Le FMI relève néanmoins que toute mesure devra être prise sans compromettre la flexibilité sur le marché de l'emploi et la création d'emplois.

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Impayable, le revenu universel? «C’est la pauvreté qui coûte cher!»

http://plus.lesoir.be/116459/article/2017-09-27/impayable-le-revenu-universel-cest-la-pauvrete-qui-coute-cher

MIS EN LIGNE LE 27/09/2017 À 17:16 - CORENTIN DI PRIMA

Rutger Bregman, Utopies réalistes, Seuil, 256 pages, 20€

Rutger Bregman a publié un essai qui suscite de l’engouement dans le monde entier. Il plaide pour l’instauration d’un revenu universel et une réduction drastique du temps de travail.

La véritable crise de notre temps n’est pas que nous n’avons pas la vie facile ou qu’elle risque de devenir plus dure. Non, la véritable crise, c’est que nous n’avons rien de mieux à proposer ». Et si la clé pour comprendre la crise de nos démocraties résidait dans cette formule ? Son auteur, l’historien néerlandais Rutger Bregman, a publié un ouvrage dont le succès va croissant. Son titre : Utopies réalistes. Paru en 2016, il a déjà été traduit dans 17 langues et figure en tête des meilleures ventes dans plusieurs pays. La traduction française vient de paraître au Seuil.

À contre-courant de la conception dominante qui réifie le travail, le salut de nos sociétés, dit-il, passe par l’instauration d’un revenu de base universel et la réduction collective du temps de travail. Car on l’a un peu oublié, dit-il, mais jusqu’aux années 80, et la prise de pouvoir de Reagan et Thatcher, c’était même l’horizon du capitalisme : la technique libérerait du temps pour s’occuper des choses qui nous importent vraiment. L’auteur en fait les nouveaux horizons collectifs à viser pour soigner nos crises sociales : les dépressions – première cause de maladie dans le monde d’ici 2030, estime l’OMS – et les burn-out ont explosé ces dernières années ; et la pauvreté, qui subsiste alors que nous n’avons jamais été aussi riches et que nous avons les moyens financiers pour la faire disparaître. « Nous devons pour cela repenser complètement notre façon d’envisager ce qu’est le travail ».

Rutger Bregman ne se contente pas d’un plaidoyer pro allocation universelle. Il appuie son argumentation sur de nombreuses données scientifiques et expériences menées en la matière. Et il y en a davantage que l’on peut communément le penser (lire ci-contre). C’est en changeant de logiciel, dit-il, qu’on pourra « débloquer l’avenir ».

On n’a jamais été aussi riches, mais on n’a jamais été aussi perdus. C’est le constat de départ de votre livre. Sans utopies, nous sommes au point mort ?

Face à une montagne, il y a deux attitudes possibles : regarder le prochain sommet à gravir ou regarder en bas. Le monde occidental a adopté cette seconde attitude. On est devenu très anxieux. C’est le signe que nous avons besoin de nouvelles utopies. Il y a une bataille politique pour certains concepts comme la liberté, l’efficacité, le progrès, l’innovation. Ces idées étaient jusqu’il y a peu associées à la gauche. Aujourd’hui, on associe ces idées à la droite, qui a détourné ces concepts, tandis que la gauche a commencé à être contre : contre le progrès, contre la croissance, etc. Il faut trouver de nouveaux horizons positifs, pour que le progrès soit à nouveau synonyme d’espoir. C’est ce que peut incarner l’idée d’un revenu universel. Il peut rendre de la liberté aux gens, leur rendre le contrôle de leur vie, rendre l’Etat social plus efficace en éradiquant la pauvreté. Ce serait abandonner le langage paternaliste « oh les pauvres petites gens, on doit avoir pitié d’eux » et adopter un langage de progrès. Les gens n’aiment pas qu’on les prenne en pitié.

Deux critiques principales sont opposées à cette idée : c’est impayable et ça signerait la fin de l’Etat social ; ça pousserait les gens à l’oisiveté. Que répondez-vous ?

Les gens vont arrêter de travailler et devenir paresseux ? Mais regardons les preuves scientifiques. Il ne s’agit pas d’idéologie, de fantaisie ou juste de théorie. Il y a eu par le passé un tas d’expériences qui discréditent cette théorie de l’oisiveté généralisée : elles montrent que donner un revenu de base à tout le monde fonctionne très bien. Les gens veulent faire quelque chose de leur vie. Ils ne deviennent pas massivement paresseux. L’argent gratuit, ça marche !

On n’a pas les moyens de financer un tel système ? Ce qu’on n’a vraiment pas moyens de se payer, c’est la pauvreté ! Elle coûte beaucoup trop cher : en dépenses de santé, d’éducation, en taux de criminalité, etc. Nous devons complètement l’éradiquer et investir dans la capacité des gens à contribuer à la richesse collective. On n’a pas les moyens non plus de se permettre qu’un tiers des gens qui ont un travail le trouvent inutile, estiment qu’il n’apporte rien à la société. Une personne sur trois ! Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais des études menées dans différents pays européens. De professeurs à ingénieurs, nos plus brillants esprits sont devenus banquiers et comptables. Ils dépensent leur énergie à inventer de nouveaux produits financiers. Ça, c’est un réel gâchis.

À gauche comme à droite, il y a ses défenseurs et ses détracteurs…

C’est une idée qui dépasse le traditionnel clivage gauche-droite. Le revenu universel est de gauche, parce que le revenu universel éradiquerait la pauvreté et que dans ma vision il serait financé de manière à réduire les inégalités. Et il est de droite, parce qu’il est censé donner aux gens davantage le choix de ce qu’ils veulent accomplir, davantage de liberté individuelle. Pour la gauche, il serait un complément à l’Etat-Providence, l’accomplissement ultime de la social-démocratie. La vision d’un revenu universel remplaçant l’Etat-Providence, c’est la porte ouverte à un désastre social. Et pour la droite, il serait l’accomplissement du capitalisme, qui valorise la capacité à prendre des risques, l’initiative individuelle.

En quoi octroyer un revenu de base, ou diminuer le temps de travail, permettrait de lutter contre le phénomène des « bullshit jobs » ?

Si vous avez fait des études, parfois longues, pendant lesquelles vous avez acquis de nombreuses compétences, par exemple les mathématiques, et que vous commencez à travailler pour une entreprise qui, par exemple, participe à la spéculation financière, à un certain moment vous risquez de tomber en dépression ou de faire un burn-out. C’est d’ailleurs devenu une épidémie. Il faut répondre à ce phénomène collectivement. En construisant une économie différente, aux motivations différentes. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais pas à pas. Pour cela, nous devrons être ouverts à de nouvelles expériences.

Pour réenchanter nos sociétés, vous plaidez pour le retour de grands idéaux collectifs. Mais nos sociétés sont très individualistes, fragmentées, désormais. Est-on encore capable de se mobiliser à l’échelle d’une société, au-delà de sa bulle ?

Oui, c’est tout à fait possible. Le vrai problème n’est pas que nous sommes dans des bulles, mais que nos bulles sont trop petites. Si nous faisons éclater nos bulles, nous devenons plus puissants. De par le monde, des millions de personnes aspirent à de nouvelles idées, au changement. À tel point que quelqu’un comme Donald Trump a même été élu ! Parce qu’il promettait le changement. Même si l’on peut déplorer ce que ça implique dans sa vision, il s’est présenté comme une alternative. Il avait une histoire à raconter. À gauche et au centre, cette histoire fait défaut. Or, il y a une demande pour un récit plus optimiste, rassembleur, tourné vers des conquêtes collectives. Il y a énormément d’énergie, de potentiel, pas ou mal utilisé dans nos sociétés. J’ai pu le constater dans tous les pays où j’ai présenté mon livre. Il est traduit aujourd’hui en 25 langues. Quand j’ai commencé à l’écrire, l’idée d’un revenu universel était dans les limbes. Aujourd’hui, on en entend parler partout. Donc oui, il y a des raisons d’avoir de l’espoir.

Plaider pour le revenu universel, la semaine de 15h et l’ouverture des frontières, cela va à contre-courant des discours dominants qui, de droite à gauche, érigent l’emploi et le travail en valeur cardinale. Pourtant, votre livre rencontre un énorme succès. Comment l’interprétez-vous ?

En France notamment, il y a une tradition du « déclinisme ». Elle est surtout entretenue par – pour caricaturer – des vieux hommes blancs qui affirment que les choses iront toujours plus mal. À un moment donné, les gens en ont marre. C’est comme ça que j’interprète le succès de mon livre. Ils disent : « Nous voulons quelque chose de neuf, quelque chose de positif pour l’avenir ». Je ne dis pas qu’en instaurant un revenu universel, tout va s’arranger. Ce que je dis, c’est que ça pourrait être différent, qu’il n’y a pas de fatalité. Les jeunes notamment recherchent cela.

Vous estimez aussi que les temps sont mûrs pour une réduction massive du temps de travail, à 15h par semaine. Or, on n’arrête pas d’allonger les carrières et de pousser les gens à travailler plus, au prix de plus en plus souvent il est vrai de leur santé. En quoi cette utopie est-elle réaliste ?

Dans les années 60 et 70, économistes, sociologues, philosophes, quasi tous les intellectuels étaient persuadés qu’on travaillerait toujours moins. Pendant un certain temps, c’était même l’horizon du capitalisme : la technique libérerait du temps pour s’occuper des choses qui nous importent vraiment. Nous l’avons oublié. Dans mon livre, j’essaie de le rappeler et de montrer qu’on peut construire ce monde-là, mais nous devons pour cela repenser complètement notre façon d’envisager ce qu’est le travail. Un tas d’activités non rémunérées sont extrêmement importantes pour la vie en société, tandis qu’un nombre important de jobs rémunérés ne le sont pas. La réduction du temps de travail procurerait des bénéfices sociaux importants.

Mr Revenu universel

Né en 1988 en Zélande, Rutger Bregman est historien de formation. Il est également journaliste-chroniqueur pour le magazine en ligne néerlandais « De Correspondent » et donne des conférences dans le monde entier depuis qu’il a publié son quatrième ouvrage, « Utopies réalistes ». Le succès du livre lui vaut, aux Pays-Bas, le surnom de « Monsieur revenu universel ».

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22 septembre 2017

"Quel est donc le désir qui anime le travailleur social d'aujourd'hui ?" - Invitation

Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg
54, Boulevard du Jubilé, 1080 Bruxelles

Tel/fax: 02/410.29.65 - Email: associationdeslocataires@hotmail.com

Madame, Monsieur,
Chers collègues,

L'équipe de l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg a le plaisir de vous convier à une rencontre qui se tiendra le 19 octobre 2017 de 14h à 17h au sein de l'Auberge de Jeunesse de Molenbeek, située au 4 rue de l'Eléphant à Molenbeek.

Cette rencontre consacrée au travail social s'intitule : "Quel est donc le désir qui anime le travailleur social d'aujourd'hui ?"
Afin d'en savoir plus vous trouverez ci-dessous l'argument de cette rencontre lors de laquelle nous espérons pouvoir vous rencontrer.
L'équipe se tient à votre disposition pour tout renseignement éventuel.
Bien cordialement,

Ben Merieme Mohamed
Coordinateur

Merci de vous inscrire en répondant par email (associationdeslocataires@hotmail.com) ou par téléphone au 02/410.29.65

Quel est donc le désir qui anime le travailleur social d'aujourd'hui ?

«Il est certain que se coltiner la misère du monde, c'est entrer dans le discours qui la conditionne, ne serait-ce qu'au titre d'y protester..» (Jacques LACAN).

«Le désir, ce qui s'appelle le désir, suffit à faire que la vie n'ait pas de sens à faire un lâche.» (Jacques LACAN)

«Ne tombez pas amoureux du pouvoir.» (Michel FOUCAULT)

D'emblée une anecdote1. Lors d'une réunion récente avec des travailleurs sociaux d'associations focalisées sur «le travail avec les jeunes», nous nous étions autorisés à poser à ces derniers quelques questions : Les jeunes que vous rencontrez ont-ils des angoisses, dorment-ils bien la nuit ? Vivent-ils leur être-au-monde sans difficultés (cf., par exemple, la religion qui tente à conférer un Sens à cet être-au-monde) ? Ces jeunes sont-ils, par ailleurs, tous pareils ? (Ces associations les prenaient en effet comme un bloc compact et homogène.) Chacun de ces jeunes n'a-t-il pas une histoire, un parcours de vie, des soucis, des désirs ou des amours qui l'éloigne fondamentalement de son assimilation à «l'autre jeune»? Les «projets» que vous leur proposez ne sont-ils pas, par ailleurs, des manières de voiler le ou les malaises sociaux que ces jeunes vivent chaque jour ?... A ces diverses et – à nos yeux - légitimes questions, quel n'avait pas été notre étonnement d'entendre ces travailleurs nous rétorquer, en chœur, que nos questions «ne menaient à rien» (!) et qu'il fallait plutôt «s'attacher à occuper ces jeunes», à «les aider à trouver un emploi»... Ces travailleurs sociaux parlaient donc comme de réels politiciens !2... C'était inouï !...

C'est un fait : le travail social n'est assurément plus, aujourd'hui, dépositaire d'une langue singulière ou bien à lui. Il a fait désormais sienne la langue politique, celle dont les diktats ne visent qu'un seul et unique objectif : «La bonne gouvernance», autrement dit, qui visent à ce que l'actuel discours néolibéral puisse «marcher» sans accrocs. De ce fait découle cette retombée majeure et fâcheuse : En s'inféodant ou en étant animé par la seule langue politique, le travail social se déconnecte, du coup, de la langue propre aux «réels des situations sociales» véhiculés par la parole des usagers, des «jeunes» ou des «exclus».

Nous appelons «réels des situations sociales» ces réels qui, précisément, freinent ou plutôt objectent à l'harmonieuse «marche» du discours néolibéral : exploitation, chômage, exclusion, crise du logement, délinquance, toxicomanie, présence de «sans papiers», de «SDF» ou de «bandes urbaines»... .

Contrairement à la langue politique soucieuse de «gestion des populations», de «santé économique», de «restriction budgétaire», d' «austérité», de «sécurité», de «propreté» ou encore de «piétonniers», la langue du travail social se forge, elle, au contact de «réels» ou – pour s'opposer à l'actuelle volonté politique obsessionnelle de «propreté» - de «saletés» : misères sociales, dépressions, angoisses, exploitations, errances subjectives, ségrégations, racisme, violences (politiques, économiques et/ou institutionnelles), insalubrité (locative), manque(s) (d'argent, d'un toit, d'un emploi...)… La langue du travail social ne peut donc pas ne pas être empreinte ou éclaboussée par des «saletés» !... En réalité, la langue du travail social se doit d'être, nécessairement, «sale» - pour ne pas dire, en reprenant Georges BATAILLE, socialement et politiquement, «maudite» !... Et d'autant plus «sale» que le travail social - ne l'oublions pas ! - est lui-même enfant du «sale».3

«Les travailleurs sociaux d'aujourd'hui ne voient plus à quel point que c'est non pas le «ça marche !», mais le «ça rate !» qui les anime. Ils ne voient même pas que leur «table ronde» et débats gravitent précisément autour du «ça rate !» - que c'est donc ce dernier qui les «réunit», étreint – et rémunère aussi.»

Or, à l'heure du déferlement de la novlangue ou de la langue managériale qui sait que rabougrir le monde des mots, c'est rabougrir le monde des choses et qui réussit ainsi, peu à peu, à supprimer les mots «sales» ou porteurs de «conflits», de «dissensus», de «violence», d' «inégalité» ou d' «injustice» au seul profit de mots «propres», «familiaux» ou «consensuels», c'est-à-dire de mots qui légitime et voilent un état du monde inique, en guerre, inégalitaire et injuste; mais à l'heure aussi du scabreux enrôlement politique des travailleurs sociaux dans des projets gouvernementaux; à l'heure donc de l'incrustation de la langue managériale dans le lien social et de l'aliénation des travailleurs sociaux à des projets gouvernementaux, il n'est assurément plus du tout aisé de porter fidèlement une langue du travail social – accointée donc aux «réels» ou «saletés» des situations - sans heurter les sensibilités, les âmes pieuses, voire prendre le risque de perdre les subventions même qui alimentent les associations de ceux et celles qui portent courageusement cette langue «sale» dans la Cité. Cette langue est en effet perçue ou entendue, aujourd'hui, comme politiquement incorrecte, violente, agressive, négative, «irrespectueuse des différences» et/ou improductive. En incarnant ou évoquant le «sale», il est manifestement clair que cette langue «divise», est donc susceptible de «réveiller» les consciences. Or, on le sait, l'heure n'est plus du tout au réveil, mais au sommeil dogmatique, somnambulique ou encore festif !...

Ajoutons que lorsque le désir du travailleur social est assujetti à la langue néolibérale, il réduit ignominieusement l'être de l'usager à une simple pâte qu'il s'évertue à modeler à l'aulne des critères, diktats ou formes de cette langue. Mais pas seulement ! En mettant au rancart le «sale», ce désir entraîne aussi, voire surtout, un renforcement du «sale». Un exemple parmi d'autres. Nombreuses sont, on le sait, les associations qui, en Région de Bruxelles-Capitale (RBC), revendiquent depuis de très très nombreuses années «plus de logements sociaux». Or – outre que cette revendication entérine ces sordides équations : pauvres=logements sociaux et pauvres = absence de liberté de circuler et de résider là où ils le désirent - parallèlement à cette revendication, on le sait aussi, la crise du logement en RBC ne cesse, elle, depuis des années, de s'intensifier au point qu'un modeste logement de une chambre avoisine, aujourd'hui, scandaleusement et dans l'indifférence la plus générale, les 750€ (soit plus de 80 % de l'aide sociale mensuelle d'un isolé!). Le «sale» que ces associations s'évertuent à ainsi oublier/taire/nier est que l'actuelle crise du logement est en vérité, économiquement, bénéfique à la RBC ! L'essor de cette dernière repose en effet sur la gentrification ou un «Oust les pauvres !», soit une politique régionale uniquement focalisée – quoi qu'elle dise ! - sur l'appropriation de la RBC par la moyenne et haute bourgeoisie. C'est quasi fait !...

Questionner le désir du travailleur social s'impose donc. Que veut-il des usagers ? A quoi les réduit-ils sans même le savoir ? Quel statut accorde-t-il à la Parole des usagers : moyen de communiquer la demande sociale (ou l'absence de demande) ou moyen dont le «sale» use pour se dire, se révéler ? Quel est son rapport au Pouvoir qui le subventionne : d'inféodation ou d'enseignement ? Est-il accointé à l'attente «imaginaire» d'une Société enfin toute «parfaite» et «harmonieuse» ou au «réel» de l'inexistence d'une telle Société (cf. lutte des classes, antagonisme ou «déchirure sociale», inadéquation entre l'intérêt du particulier et de l'universel, mercantilisme, exploitation, haine, jalousie, maladies, mort...) ? Veut-il, en héros, «changer le monde» ou persévérer, en lâche, dans l'actuel «immonde» ? Etc.

Telles seront quelques unes des questions qui animeront notre table ronde.

Y interviendront les travailleurs sociaux de l'ALMK, des deux Projets de Cohésion Sociale (PCS) que celle-ci coordonne et d'autres qui, jusqu'à présent, ne nous ont pas confirmé leur présence.

1. Anecdote qui est à l'origine même de notre actuel questionnement sur le désir du travailleur social. Nous remercions donc chaleureusement ces travailleurs «politiques» !

2.Les exemples sont assurément nombreux de ces travailleurs sociaux qui en sus de parler comme des politiques collaborent aussi à l'élaboration de projets de lois ou à des arrêtés !... C'est dire l'adoption qu'ils ont fait de la langue du Pouvoir qui certes les nourrit, mais qui meurtrit les usagers ou exclus que ces travailleurs sont censés secourir !

3. Une société, par exemple, juste, non régit par l'inégalité ou «l'horreur économique» (RIMBAUD) (riches/pauvres) ou encore une «Morale des riches» aurait-elle donc produit des travailleurs sociaux ?

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19 septembre 2017

Le squat incriminé: «On oublie le droit au logement»

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20170919_01057372

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L’incrimination du «squat» a été approuvée en Commission de la Chambre. Les socialistes ont épinglé le caractère «déséquilibré» du texte.

La commission de la Justice de la Chambre a approuvé mardi une proposition de loi qui rend pénalement répréhensible l’occupation d’un immeuble sans l’accord du propriétaire. La majorité a soutenu le texte, les écologistes et le sp.a se sont abstenus tandis que le PS et le cdH ont voté contre.

Le sujet mobilise médias et politiques du nord du pays depuis plusieurs mois, à la suite d’un cas complexe survenu à Gand, où un couple séjournant à l’étranger avait retrouvé son immeuble occupé par une famille, sans beaucoup de possibilités d’action.

«Squatter» une habitation n’est pas spécifiquement interdit par la loi. Le propriétaire peut uniquement demander l’expulsion des squatteurs par le biais d’une procédure civile. Commune et police ne peuvent pas non plus entreprendre grand-chose.

La majorité a élaboré un texte pour y remédier, non sans mal, le Conseil d’État ayant rendu un avis très critique sur la première mouture. La proposition soutenue par le gouvernement a été remaniée. Elle différencie l’occupation d’immeubles occupés ou non. Les possibilités d’expulsion immédiate par la police et le parquet y sont étendues, notamment aux squatteurs qui séjournent depuis longtemps déjà dans un immeuble réputé habité, et sans nécessité de prouver l’effraction.

L’extension vaudrait aussi pour le squat d’un immeuble réputé inhabité, mais l’expulsion nécessiterait dans ce cas une plainte du propriétaire ou du locataire. Ce ne serait qu’après analyse des droits de séjour de chacun – propriétaire, locataire et squatteurs – que le juge de paix pourrait ordonner l’expulsion dans un délai d’un mois. Le juge devra en outre avertir le CPAS pour trouver une solution de relogement pour les squatteurs.

«

Le gouvernement fédéral fait le choix des propriétaires privés et non du bien-être de la population en général.

»

L’opposition a déploré la criminalisation de ce genre de problème, qui aurait très bien pu être résolu par l’amélioration de la seule procédure devant le juge de paix et qui risque selon elle d’allonger encore les délais. Elle a invoqué à ce titre une lettre du collège des procureurs généraux regrettant la combinaison du pénal et du civil.

«Cette nouvelle procédure repose sur la conjugaison d’approches pénales et civiles, antagonistes et mutuellement inconciliables, et risque d’apporter aux magistrats et polices locales un surcroît de travail qui les détourne de leurs tâches prioritaires», a écrit le collège.

Les socialistes ont épinglé le caractère «déséquilibré» du texte. «On oublie le droit au logement dans ce texte. Le gouvernement fédéral fait le choix des propriétaires privés et non du bien-être de la population en général», a souligné Karine Lalieux. Le PS s’inquiète également des conséquences de la future loi sur les conflits sociaux: permettra-t-elle demain de déloger des travailleurs qui occupent leur lieu de travail pour empêcher la disparitions de stocks?

Le cdH dénonce un texte mal ficelé. «On ne semble pas s’intéresser à la qualité de la proposition. Le but, c’est de passer dans les médias, c’est tout», a fustigé Christian Brotcorne.

La majorité a au contraire invoqué le caractère «équilibré» du nouveau dispositif et la nécessité de répondre aux inquiétudes de la population. «Le juge de paix reste le juge naturel. A aucun moment, je n’ai fait en sorte que le parquet ne devienne le passe-partout», a ajouté le ministre de la Justice, Koen Geens.

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Les sans-papiers occupant l'hôtel Astrid à Bruxelles expulsés

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3263233/2017/09/19/Les-sans-papiers-occupant-l-hotel-Astrid-a-Bruxelles-expulses.dhtml

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Un huissier de justice accompagné d'agents de police s'est présenté mardi matin à l'ancien hôtel Astrid, dans le centre de Bruxelles, pour signifier un avis d'expulsion aux sans-papiers qui l'occupent depuis le 13 septembre dernier, indique mardi un porte-parole du collectif la Voix des Sans-Papiers. Les occupants devront quitter l'hôtel pour le 25 septembre au plus tard.

"Nous espérions pouvoir occuper ce bâtiment jusqu'à la fin de l'hiver, afin de pouvoir reprendre des forces car, au cours de ces derniers mois, nous avons été contraints à de nombreuses reprises de quitter les bâtiments que nous occupions. Nous sommes donc déçus de cette décision du tribunal de première instance qui a donné gain de cause au propriétaire de l'hôtel et demandons au bourgmestre de la Ville de Bruxelles (Philippe Cose, ndlr) de nous trouver une solution de relogement ou de suivre l'exemple de son homologue d'Etterbeek (Vincent De Wolf, ndlr) qui, durant l'été, avait réquisitionné un bâtiment privé vide que nous avons pu occuper", indique Modou, porte-parole du collectif la Voix des Sans-Papiers. 

L'hôtel Astrid était exploité jusqu'au 29 avril 2016 par l'ancien propriétaire, Shoprent. Le nouveau propriétaire Borealis Hotel Group souhaite transformer le lieu en un établissement plus moderne, avec 100 chambres et six appartements. Pour ces travaux, une demande de permis de bâtir avait été introduite le 15 juillet 2016, qui devrait être délivré bientôt. 

Mais une soixantaine de migrants occupent le bâtiment depuis mercredi dernier. Le collectif La Voix des Sans-Papiers avait alors indiqué vouloir prendre contact avec le propriétaire des lieux et espérer qu'une solution plus pérenne serait trouvée à l'approche de l'hiver. 

Borealis a néanmoins introduit un recours auprès du tribunal de première instance de Bruxelles, après quoi le président du tribunal a octroyé un mandat d'évacuation du bâtiment. Le document a été affiché à l'entrée et les occupants ont à présent cinq jours pour quitter les lieux.

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Déménagement forcé du squat Léopold

http://www.dhnet.be/regions/namur-luxembourg/demenagement-force-du-squat-leopold-59bab4e8cd70fc627d84d4ea

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Tombeur Robert Publié le vendredi 15 septembre 2017 à 06h00 - Mis à jour le vendredi 15 septembre 2017 à 06h00

Namur-Luxembourg Tout s’est passé sans haine, sans racisme, sans violence

Mardi, Ludwig Simon, le leader des SDF namurois, avait pu obtenir un rabiot de 48 h de la SA BESIX, propriétaire des locaux squattés. C’est donc ce jeudi que les occupants du squat Léopold devaient avoir vidé les lieux (une série d’ex-magasins portant les numéros de 7 à 18).

Ludwig avait donné sa parole que tout se passerait bien. "Mais , a-t-il confié, nous sommes arrivés chacun avec un sac et nous devons repartir avec des tables, des chaises, des frigos, un congélateur, des vêtements…"

Ludwig aurait aimé pouvoir disposer d’une aide de la Ville pour stocker les dons reçus dans la consigne située derrière la gare, en attendant de trouver mieux ! Hélas, rien ne semblait avoir été prévu à cet effet. Entre-temps, nous avons appris que la police n’avait reçu aucun ordre pour évacuer le squat par la force, au grand soulagement des occupants, parmi lesquels se trouvaient des personnes en grande détresse psychologique.

"Moi-même, je suis au bord du burn-out et de l’épuisement. J’aimerais tant pouvoir souffler quelques heures mais je ne peux pas me permettre du relâchement pour l’instant !", nous a confié un Ludwig prêt à éclater en sanglots ! Et de continuer : " J’ai montré que quelque chose de bien était possible. Notre présence a permis le retour dans le square de mamans avec leurs enfants. Ben oui : les drogués et les dealers n’étaient plus là ! Le voisinage a approuvé notre démarche : il est venu spontanément nous apporter à manger."

Les projets de Ludwig et de son groupe sont simples : gérer en bon père de famille une maison où ils pourraient lancer un projet pédagogique qui compte beaucoup, à savoir ramener sur le " droit chemin" les jeunes qui sont à la rue en leur demandant de devenir responsables et abstinents en alcool et en drogues !

Jeudi après-midi, nous apprenions que l’huissier chargé de constater le départ des SDF était passé vers 13 h 30. Il a pu se rendre compte que le départ du square Léopold était bien entamé. Les ex-squatters devaient passer la nuit à l’Abri de Nuit !

R.Tom

Tombeur Robert

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Bruxelles: occupation du Palais Royal !

https://fr.squat.net/2017/09/04/bruxelles-occupation-du-palais-royal/

2017-09-03_Bruxelles_PalaisRoyal-occup350

Samedi 2 septembre 2017: Opération « Palais royal occupé – Tout pour tous-tes ! »

Parce que la bande à Michel veut pénaliser le squat.
Parce qu’il y a des palais vides et tellement de gens qui vivent dans la rue.
Parce qu’alors que 87 millions d’euros ont été réclamés à des allocataires sociaux pour fraude l’année dernière, seuls 8 millions sur les 3,5 milliards d’euros qui disparaissent annuellement dans les paradis fiscaux, ont été réclamés.
Parce que la précarité explose comme les profits des ultras riches, parce que nous voulons reprendre nos vies trop longtemps laissées aux mains des ploutocrates…

Occupons le palais royal ! Squattons la vie ! Tout pour tous-tes !

Plus d’infos sur la loi anti-squat sur squatbelgium.noblogs.org.

[Publié le 3 septembre 2017 sur Indymedia-Bruxelles.]


Ci-dessous, un article publié dans la presse mainstream belge le 3 sept. 2017:

– Arrestation administrative de 3 activistes pro-squat au Palais royal de Bruxelles
Belga / sudinfo.be

Trois jeunes femmes ont été arrêtées administrativement, samedi vers 16H00, pour avoir déployé une banderole pour défendre le squat depuis une fenêtre du Palais royal à Bruxelles, a indiqué la police de Bruxelles-Ixelles dimanche.

Les jeunes femmes participaient à une visite guidée de l’édifice et ont pris un autre chemin. La sécurité du Palais royal a pris contact avec la police. Les 3 personnes arrêtées étant calmes, il n’y a pas eu de mise à disposition du parquet, précise la police. Leur interpellation a simplement consisté à leur faire évacuer les lieux et il n’y a pas eu de suites données.

Le collectif anonyme auquel les jeunes femmes appartiennent dit pratiquer l’activisme anarcho-poétique. La banderole déployée portait l’inscription « Palais occupé – Tout pour toutes ». Cette action visait à dénoncer le projet de loi incriminant le squat.

Les intéressées ont motivé leur action avec divers arguments, à savoir entre autres « parce qu’il y a des palais vides et tellement de gens qui vivent dans la rue ; parce qu’alors que 87 millions d’euros ont été réclamés à des allocataires sociaux pour fraude l’année dernière, seuls 8 millions des 3,5 milliards d’euros qui disparaissent annuellement dans les paradis fiscaux, ont été réclamés ; parce que la précarité explose comme les profits des ultras riches ; parce que nous voulons reprendre nos vies trop longtemps laissées aux mains des ploutocrates. »

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01 septembre 2017

Namur: le squat Léopold n'a pas été expulsé ce vendredi

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_namur-le-squat-leopold-n-a-pas-ete-expulse-ce-vendredi?id=9697421

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 Publié à 12h32

Ce n'est sans doute qu'un sursis. Mais la vingtaine de sans abris qui squattent un bâtiment situé au Square Léopold, près de la gare de Namur, n'ont pas été expulsés ce vendredi matin.

Installés dans une ancienne boutique du bâtiment appartenant à la société Besix, les sans abris redoutaient l'arrivée de la police et du huissier de justice à 10h. La société Besix avait en effet déposé une requête en urgence, le 29 août dernier, pour faire évacuer le site voué à la démolition dans quelques mois. L'ordonnance de la justice namuroise avait été rendue dans la foulée, autorisant l'expulsion des occupants des anciennes surfaces commerciales "situées aux n°14-15 du Square Léopold". Dans le courrier officiel que nous avons pu nous procurer, le huissier de justice utilise les termes suivants: "signification-commandement de déguerpir", sous peine d'astreintes. Un document en date du 31 août 2017.

Un sursis, sans plus

L'absence de huissier et de policiers ce vendredi matin s'explique par le délai accordé aux occupants, après la signification de la décision d'expulsion. En d'autres termes, les sans abris ne seront pas expulsés ce vendredi. Mais ils pourraient l'être dès ce samedi 06h du matin, voire ce week-end ou lundi. Sur le fond, aucune solution structurelle n'a été trouvée à ce jour. Le bâtiment sera détruit l'an prochain en vue de la reconversion du site. Et aucune alternative (durable) d'accueil de jour n'a été proposée aux sans abris.

Face à la menace d'expulsion, quelques personnes ont déjà quitté le squat. Les autres n'ont pas l'intention de partir. Ils pourraient temporairement profiter d'une petite erreur dans le texte de l'ordonnance. L'adresse mentionnée concerne les n° 14 et 15 du Square Léopold. Or, un des locaux actuellement squatté se situe au n°13.

Quoiqu'il advienne dans les prochains jours, la problématique de l'aide aux sans abris reste d'actualité. "Après le règlement mendicité, on tente aujourd'hui de nous déloger de ce local qui nous sert aussi d'abri de jour", explique Ludwig Simon, coordinateur des sans abris. "La pauvreté gagne du terrain. Mais elle semble déranger certains personnes. Heureusement, il y a un collectif de citoyens qui nous soutient au niveau moral et au niveau pratique".

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22 août 2017

Namur : la lutte des mendiant.e.s et sans-abris contre la répression bourgeoise d’état

https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15100

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La ville de Namur essaye depuis plusieurs années de cacher et de réprimer les pauvres présents dans ses rues. Première tentative en 2014 avec une loi anti-mendicité, interdisant la mendicité dans le centre de Namur et réservant le droit à la Police de confisquer les sous récoltés par les mendiant.e.s si celleux-ci se retrouvaient à tout de même faire la manche. Cette loi fût suspendue par le conseil d’Etat en 2015.

1er juillet 2017, même rengaine, la ville remet cette loi sur le tapis pour une durée de trois mois, c’est-à-dire la durée touristique. Il faut savoir que Namur, capitale de la Wallonie, ne compte scandaleusement qu’un seul abri de nuit avec 33 misérables places qui ferme ses portes annuellement du 22 juillet au 21 août. Il n’y a aucun abri de jour et très peu d’aide mises en place pour les sans-abris.

La Ville ne se cache plus, c’est un fait les pauvres dérangent, les politiques préfèrent investir 600.000 euros dans la construction inutile d’un téléphérique et 50 millions pour de gros travaux sur la gare dans le but de construire un centre commercial obsolète au centre de la ville. Namur veut que sa ville soit bien propre et bien bourgeoise, que les clients et les touristes ne soient pas dérangés par la vue de personnes vivant dans la précarité, que les bourgeois puissent continuer à croire malhonnêtement que la misère n’existe pas, à se voiler la face et à faire leur shopping écœurant pendant que les mendiant.e.s ne pourront peut-être pas s’acheter leurs biens de première nécessité.

Mais dans cette petite ville habituellement si passive, les sans-abris ne se laissent pas faire, un vendredi de début juillet une occupation des mendiant.e.s a eu lieu place d’Armes, leur but était de protester contre la loi anti-mendicité, de sensibiliser les passant.e.s et de rester sur cette place de passage un week-end symbolique. Mais le samedi la place fût évacuée avec la délicatesse policière bien connue, un mendiant ne voulant pas quitter sa tente s’est fait frapper, étranglé et arrêté, seul face à 10 policiers.

La lutte continue et le Collectif Mendiant.e.s D’Humanité, regroupant des mendiant.e.s namurois.e.s, a depuis une semaine ouvert divers squat dans la ville, dont deux occupations a forte symbolique se trouvant dans des anciens commerces abandonnés depuis 4 ans à cause de la construction d’un futur centre commercial à cet endroit, qui détruira également le Parc Léopold et ses plusieurs arbres centenaires. Le désormais « Squat Léopold » héberge chaque soir entre 30 et 40 sans-abris, il répond aux besoins d’hébergement d’urgence que la fermeture de l’unique abri de nuit a causé. Même si celui-ci a réouvert ses portes ce soir, les mendiant.e.s et sans abris occupant les bâtiments sont bien décidé.e.s à ne pas lâcher la lutte et à tout faire pour garder ces lieux ouverts, y faire des activités, créer un Centre Associatif Précaire et de nouveau sensibiliser la population. L’autogestion est déjà mise en place, un règlement de base a été écrit par les occupant.e.s, pas de drogues, pas d’alcool, pas de cigarette dans les lieux et le bien-être collectif prévaut sur le bien-être individuel. Par ce biais iels dénoncent également les causes de la précarité, les loyers beaucoup trop élevés et le nombre de logements vides. Ce lieu permet aussi aux personnes sans-abris de pouvoir être au calme pour faire leurs papiers administratifs ou autre, ce qu’iels ne peuvent faire dans l’abri de nuit qu’iels doivent quitter pour 7h30 chaque matin.

Le combat n’est pas fini car la Ville de Namur fait circuler des flyers abjectes avec un plan de la ville disant dans quelles rues la mendicité est interdite jusqu’au 30 septembre, ces rues englobent la quasi-totalité des rues du centre. La description de celui-ci montre à quel point les autorités et politiciens sont décomplexés et n’ont plus aucun mal à dire clairement que les pauvres les dérangent. Ils nous disent que Namur est une ville agréable pour se promener, où les habitants et touristes aiment apprécier le centre-ville en été et s’y balader paisiblement mais qu’ils sont infortunés par des personnes les interpellant pour leur argent … Les pauvres petits riches qui ne peuvent même plus marcher avec leurs fringues de marques sans qu’un vrai pauvre vienne leur faire les poches !

Le « Squat Léopold » est ouvert toute la journée, toute personne en soutien est la bienvenue pour venir discuter et rencontrer les occupant.e.s, tout soutien physique ou matériel est bon à prendre, iels sont à la recherche de personnes pouvant rendre des services tels que : vétérinaire, infermier.e, mais aussi d’une série de matériel de première nécessité : du savon, des serviettes hygiéniques, des rasoirs, de la mousse à raser, du matériel et des produits de nettoyage, des essuis, des brosses à dents, du dentifrice, des croquettes pour chiens, des couvertures, matelas, coussins, des sous-vêtements neufs, chaussettes … Le Square Léopold est à deux pas de la gare de Namur.

Soutien pour tout.e.s les mendiant.e.s et sans abris !
Les pauvres ne sont pas des déchets !
Partage des richesses, la précarité et son monde sont à abolir !

 

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17 août 2017

Namur: des mendiants squattent un bâtiment privé inoccupé

https://www.rtbf.be/info/regions/namur/detail_namur-des-mendiants-squattent-un-batiment-prive-inoccupe?id=9683705

VIDEO 

Thi Diem Quach

Publié le mardi 15 août 2017 à 15h29

La nuit dernière, ils étaient une quinzaine à passer la nuit dans l'ancien complexe commercial qui fait face au square Léopold. Depuis dimanche, le collectif "mendiant(e)s d'humanité" a investi cet immeuble qui sera prochainement détruit.

"Ici, nous avons de l'eau, de l'électricité et du gaz. Il y a même une cuisine et un frigo qui fonctionnent. Nous disposons d'une surface assez grande de 80 à 100 mètre carré. C'est tout de même mieux que de dormir dehors, de se cacher car on a peur", explique Ludwig Simon, l'un des occupants des lieux.

Pas d'alcool, de drogues ni de cigarettes

Ce squat, c'est forcément mieux que la rue. L'abri de nuit, fermé depuis un mois, ne rouvrira ses portes que lundi. En attendant, tous espèrent pouvoir rester quelques jours encore, voire peut-être plus. "On peut dire que c'est assez luxueux. Il y a des toilettes et de l'eau. Nous sommes tranquilles", raconte Fred.

Parmi les squatteurs, il y a aussi de jeunes sans-abris."C'est tout même plus confortable d'être dans ce bâtiment. On est à l'abri de la pluie et du vent. Quand on va se réfugier à la gare, lorsque le garde passe, nous devons quitter le hall vers 1h du matin. Je vais donc rester ici.", lance Zemo.

Depuis dimanche, de plus en plus de mendiants sont accueillis la-bas et pour veiller au respect de tous, un règlement d'ordre intérieur a été établi. "Ici à l'intérieur des bâtiments, on ne fume pas, on ne boit dans de l'alcool et on ne prend pas stupéfiants. Le  bien de tous prévaut sur le bien d'une seule personne", détaille Ludwig Simon.

Un propriétaire privé

Les squatteurs le disent, ils ne sont pas là pour voler. Ensemble, ils sont prêts à payer les charges en eau et électricité consommées. La ville de Namur et la police locale ne sont pas intervenus car le bâtiment est privé. Il appartient à Besix, promoteur chargé de la construction d’un centre commercial en lieu et place de l’actuel square Léopold. Jusqu'ici, le groupe n'a pas réagi au squat de leur bâtiment.

Cependant, un service de gardiennage privé effectue des rondes pour s'assurer qu'il n'y ait pas de dégradations de matériel. "La police est tout de même venu inspecter l'immeuble pour voir s'il n'était pas insalubre et si nous étions en sécurité. Quant au garde privé, il fait son tour pour voir si nous n'avons rien cassé. Tout se passe très bien et dans le calme", précise Ludwig.

Pas de manche à Namur

Par ce squat, les mendiants dénoncent toujours le règlement communal qui leur interdit de faire la manche dans les rues de la ville. Soutenus par un collectif citoyen, ils estiment que la manche est la seule façon pour eux pour se nourrir. Le règlement communal court jusqu'au 30 septembre. En attendant la nouvelle règlementation prévue pour octobre, ils sont nombreux à ne pas respecter l'interdiction.

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02 mai 2017

Avec la fin du plan hiver bruxellois, des familles se retrouvent à la rue

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_avec-la-fin-du-plan-hiver-bruxellois-des-familles-se-retrouvent-a-la-rue?id=9595831

Leila a deux enfants de quatre et cinq ans. Après une séparation, elle est arrivée samedi au Samusocial de Bruxelles. Durant deux jours, elle a été accueillie de jour comme de nuit. Mais depuis lundi, elle a appris qu’elle perdait sa place avec la fin du plan hiver. Une catastrophe pour cette mère de famille. "Je suis anxieuse et j’essaye de trouver une solution pour ce soirC’est fou de se retrouver dans cette situation."

Jusqu’à lundi, grâce au plan hiver, 1350 personnes étaient hébergées chaque nuit. Depuis ce mardi matin, il ne reste plus que 278 places structurelles.

Christophe Thielens, le porte-parole du Samusocial, explique: "Nous avons dû mettre fin à l’hébergement permanent de 26 familles, cela représente 107 personnes dont 65 enfants. Sur ces 26 familles, 10 familles ont déclaré avoir trouvé une solution donc il reste 16 familles sans logement garanti."

Natacha, c'est un prénom d'emprunt, préfère rester anonyme. Elle vient d'apprendre qu'elle pouvait finalement rester avec ses trois enfants dans la chambre de 15 m² que lui fournit le Samusocial. "Je ne savais pas quoi faire si je me retrouvais à la rue avec mes enfants et toutes mes affaires. Je suis soulagée de pouvoir rester mais tout cela m’a beaucoup stressée. Je suis aussi très triste pour les gens qui sont partis, beaucoup n’ont nulle part où aller."

"Je dois marcher toute la journée, je n’ai pas le temps de me reposer"

Parmi les centaines de personnes qui ont perdu leur place, il y a énormément d’hommes seuls. Ceux-ci sont non prioritaires dans les centres d’accueil. Mais il y a aussi des femmes seules, pourtant prioritaires, comme Édith, 52 ans. Depuis novembre, elle bénéficiait d’une place fixe dans un abri de nuit. Aujourd’hui, elle attend devant le Samusocial de la rue du Petit Rempart à Bruxelles.  A moins de retrouver une autre place permanente, elle devra contacter le Samusocial tous les soirs pour demander une logement. "J’ai déjà passé tout l’été dans cette situation, ce n’était pas facile, je commence à souffrir des hanches et du dos car je dois marcher toute la journée, je n’ai pas le temps de me reposer. Je souffre de cette situation."

Le gouvernement bruxellois vient d'annoncer 200 places structurelles supplémentaires. Les ministres compétents, Céline Frémault et Pascal Smet annonceront ce mercredi qui seront les personnes prioritaires pour ces nouvelles places. Pour le Samusocial de Bruxelles, c’est un progrès mais cela ne sera sans doute pas suffisant pour héberger toutes les personnes dans le besoin.

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28 avril 2017

Ridicule TV

Quand Emmanuel Macron plagie mot pour mot François Hollande ...

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Khaled Freak Remix

Clash Politique Remix - Manuel Valls Vs Dominique Dord (REMIX POLITIQUE)

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09 mars 2017

Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxellois : Notre Enfer Locatif + Journée de témoignages du 17 mars 2017

 
Rassemblement de Locataires Bruxellois
RLB
Boulevard Émile Bockstael, 296
1020 Bruxelles.
**************************************************
 
 
Bruxelles, le 8 mars 2017
 
Aux travailleurs sociaux du secteur des A.I.P.L.
 
Chers Travailleurs sociaux,
 
Objet : Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxellois : Notre Enfer Locatif + Journée de témoignages du 17 mars 2017
 
Par la présente, nous tenons à vous informer qu'une Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxelloisintitulée : Notre Enfer locatif, a été adressée, il y a plus de quinze jours, à l'ensemble des députés et ministres bruxellois et à une partie des députés européens (francophones).
 
Vous trouverez cette Lettre en attachement.
 
Vous y lirez aux pages 8-9 que c'est précisément faute d'être entendues et soutenuesque des personnes et familles bruxelloises se sont regroupées – en novembre 2016 - en association de fait afin non seulement de dresser un constat de l'ensemble desenfers locatifs qu'endurent, corps et âme, les déshérités d'aujourd'hui en Région de Bruxelles-Capitale (RBC), mais afin aussi de tout mettre en œuvre pour que ces enfers et les souffrances humaines qui les accompagnent soient enfin entendus et reconnusdans la Cité.
 
Car nous assistons bel et bien à une réelle et terrible censure – politique et médiatique - de ces enfers locatifs – censure, vous en conviendrez aisément, réellement indigne d'une démocratie, mais surtout lourde, comme vous le lirez, de détresses sociales et psychiques. 
 
Pour précisément parer à cette censure, ces personnes et familles organisent aussi une Journée de témoignages.
 
Cette Journée aura lieu le 17 mars 2017, de 10h30' à 16h30', au Platoo sis avenue du Panthéon 14 à 1081 Bruxelles.
 
Sachez aussi que cette Lettre circule dans les réseaux sociaux et dans les rues de la RBC. À ce jour, elle a récolté un très grand nombre d'adhérents. Le chiffre exact de ces derniers sera communiqué à l'ouverture de la Journée du 17 mars.
 
Enfin, suite à notre appel (cf. notre mail précédent), sachez qu'une seule organisation a rejoint notre Rassemblement : c'est l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK). Nous espérons que d'ici au 17 mars d'autres organisations rejoindront notre légitime et urgentissime combat social.
 
Dans l'espoir de vous voir le 17 mars, nous vous prions, Chers Travailleurs sociaux, d'agréer l'expression de nos sentiments les plus distingués.
 
Pour le RLB 
Dominique Huysmans
 
Pour l'ALMK 
Ben Merieme Mohamed
 

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08 décembre 2016

Manifestation contre les loyers élevés de logements de mauvaise qualité à Bruxelles

http://bx1.be/news/manifestation-contre-les-loyers-eleves-de-logements-de-mauvaise-qualite-a-bruxelles/

A l’initiative des associations Buurtwinkel, RBDH, Equipes Populaires, FeBUL-BFUH et DoucheFLUX, une cinquantaine de personnes ont manifesté jeudi matin de 10H30 à 12H00, entre la place des Martyrs et le boulevard de l’Impératrice, pour dénoncer les loyers abusifs des logements non conformes à Bruxelles.

Les manifestants se sont fait passer pour des propriétaires et ont arboré ironiquement des pancartes avec des messages du type « logement social = concurrence déloyale ». « La population à Bruxelles a augmenté de 250.000 habitants en moins de 20 ans et, en parallèle, il y a pénurie de logements décents« , constate Thibaud de Menten, secrétaire fédéral des Equipes populaires. « Des bailleurs profitent de cette situation pour imposer des loyers exagérés par rapport à la qualité de leurs logements. Comme il n’y a pas assez de logements, les propriétaires se permettent de louer des logements non conformes à des prix équivalents voire plus élevés que des logements dans un état correct. » Sur base de l’enquête 2015 de l’Observatoire des loyers, les associations dénoncent que les logements de mauvaise qualité sont loués jusqu’à en moyenne 50 euros plus chers que les logements de confort moyen. Les associations rejoignent les revendications de la plate-forme Logement, entre autres de faire inscrire dans l’article 3 du code du logement l’obligation pour le bailleur de proposer un loyer adapté aux qualités de logement. Elles estiment que la grille de référence des loyers en fonction de caractéristiques du logement, adoptée par le gouvernement fin novembre, va dans le bon sens. Si des éléments de confort supplémentaires peuvent justifier un loyer plus élevé, elles soutiennent que les défauts, comme une taille réduite, l’absence de salle de bain fermée ou de compteurs individualisés, doivent entraîner une baisse des prix. Elles demandent au gouvernement de créer une instance pour mettre en place un arbitrage des loyers et recevoir les plaintes éventuelles des locataires, jusqu’alors obligés de se plier aux prix imposés par les propriétaires. (Belga)

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03 décembre 2016

Le campement Rom sur le site de Tour et Taxis démantelé

http://bx1.be/news/le-campement-rom-sur-le-site-de-tour-et-taxis-demantele/

Depuis 7h ce vendredi matin, des grues démolissent des habitations de fortune. Le démantèlement du campement Rom installé dans le parc de la ligne 38 sur le site de Tour et Taxis a démarré. Une cinquantaine de personnes dont de nombreux enfants étaient installées sur le site, près de la station de métro Pannenhuis. Elles ont été orientées vers des structures d’accueil du Samusocial. L’opération s’est déroulée dans le calme selon la police. D’autres expulsions sur d’autres sites bruxellois sont prévues dans les semaines à venir.

Reportage : Marie-Noëlle Dinant et Niels D’haegeleer

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28 novembre 2016

Le bureau d’enregistrement des contrats de bail accuse plusieurs mois de retard

http://bx1.be/news/le-bureau-denregistrement-des-contrats-de-bail-accuse-trois-mois-de-retard/

Le retard s’accumule dans l’administration qui s’occupe de l’enregistrement des baux. Il est de 3 mois de retard, lorsque votre bailleur souhaite enregistrer un contrat de bail en version papier, lors de la location d’un bien. Or pour être valide, le bail doit être enregistré. Le SPF finance conseille de passer par l’application qui elle, est beaucoup plus rapide.

REPORTAGE de Pierre Beaudot et de Nicolas Scheenaerts

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23 novembre 2016

Des logements seront mis en location sans l’aval du propriétaire, une première à Bruxelles

http://bx1.be/news/des-logements-seront-mis-en-location-sans-laval-du-proprietaire-une-premiere-a-bruxelles/

Un bien situé à deux pas de la Place de la Monnaie à Bruxelles sera mis en location d’ici 2018 sans le consentement de son propriétaire, a annoncé sur place mercredi l’échevin en charge du logement, Mohamed Ouriaghli (PS). Selon ce dernier, il s’agit d’une première en Région bruxelloise. Les opérateurs immobiliers publics bruxellois ont la possibilité depuis 2014 de prendre en gestion un immeuble insalubre ou inoccupé. Le propriétaire de l’immeuble, sis rue des Fripiers, était réfractaire à toute démarche visant à louer les étages, le rez-de-chaussée étant destiné à des commerces, selon les autorités de la Ville.

D’ici 2018, quatre studios seront mis en location dans cet immeuble, chacun au prix mensuel de 260 euros, probablement à des étudiants. La Région foncière de la Ville de Bruxelles va réaliser des travaux de rénovation pour un coût estimé à 343.000 euros. Ce montant sera récupéré par le biais des loyers, au bout d’une période de 28 ans et six mois. A ce moment-là, comme le prévoit la procédure, le propriétaire pourra reprendre jouissance de son bien.

Il peut toutefois aussi profiter à nouveau de son bien à tout moment à condition qu’il introduise un dossier avec un projet et qu’il rembourse les frais encourus. La Ville souligne l’importance d’aménager du logement au dessus de rez-de-chaussée commerciaux. « Cela devrait inspirer d’autres propriétaires qui détiennent des centaines de mètres carrés vides au-dessus de commerces », estime Mohamed Ouriaghli. (Belga)

REPORTAGE de Michel Geyer et d’Anaïs Letiexhe

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28 octobre 2016

Logement : une grille de référence pour fixer le prix des loyers

http://bx1.be/news/logement-une-grille-de-reference-pour-fixer-le-prix-des-loyers/

Le gouvernement bruxellois vient d’adopter une grille de référence qui fixe le prix des loyers. Plusieurs critères sont pris en compte. Mais il s’agit d’une simple indication. Le propriétaire n’est pas obligé de la suivre.

  • REPORTAGE de Jean-Michel Herbint et Béatrice Broutout

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17 octobre 2016

Le collectif « La Demeure » occupe un magnifique hôtel de maître

http://bx1.be/news/le-collectif-la-demeure-occupe-un-magnifique-hotel-de-maitre/

Depuis le mois de juillet, des squatteurs occupent un ancien hôtel de maître du début du 20ème siècle, situé rue de l’industrie 40 à Bruxelles. L’immeuble est vide depuis des années. Une dizaine de personnes  y vivent et gèrent le bien en bon père de famille. Ils aimeraient signer une convention avec le propriétaire des lieux, Banco Popolare. L’affaire passera devant la justice de paix le 20 octobre prochain.

REPORTAGE de Jean-Michel Herbint et de Benoît Ferire

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