Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

09 mars 2017

Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxellois : Notre Enfer Locatif + Journée de témoignages du 17 mars 2017

 
Rassemblement de Locataires Bruxellois
RLB
Boulevard Émile Bockstael, 296
1020 Bruxelles.
**************************************************
 
 
Bruxelles, le 8 mars 2017
 
Aux travailleurs sociaux du secteur des A.I.P.L.
 
Chers Travailleurs sociaux,
 
Objet : Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxellois : Notre Enfer Locatif + Journée de témoignages du 17 mars 2017
 
Par la présente, nous tenons à vous informer qu'une Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxelloisintitulée : Notre Enfer locatif, a été adressée, il y a plus de quinze jours, à l'ensemble des députés et ministres bruxellois et à une partie des députés européens (francophones).
 
Vous trouverez cette Lettre en attachement.
 
Vous y lirez aux pages 8-9 que c'est précisément faute d'être entendues et soutenuesque des personnes et familles bruxelloises se sont regroupées – en novembre 2016 - en association de fait afin non seulement de dresser un constat de l'ensemble desenfers locatifs qu'endurent, corps et âme, les déshérités d'aujourd'hui en Région de Bruxelles-Capitale (RBC), mais afin aussi de tout mettre en œuvre pour que ces enfers et les souffrances humaines qui les accompagnent soient enfin entendus et reconnusdans la Cité.
 
Car nous assistons bel et bien à une réelle et terrible censure – politique et médiatique - de ces enfers locatifs – censure, vous en conviendrez aisément, réellement indigne d'une démocratie, mais surtout lourde, comme vous le lirez, de détresses sociales et psychiques. 
 
Pour précisément parer à cette censure, ces personnes et familles organisent aussi une Journée de témoignages.
 
Cette Journée aura lieu le 17 mars 2017, de 10h30' à 16h30', au Platoo sis avenue du Panthéon 14 à 1081 Bruxelles.
 
Sachez aussi que cette Lettre circule dans les réseaux sociaux et dans les rues de la RBC. À ce jour, elle a récolté un très grand nombre d'adhérents. Le chiffre exact de ces derniers sera communiqué à l'ouverture de la Journée du 17 mars.
 
Enfin, suite à notre appel (cf. notre mail précédent), sachez qu'une seule organisation a rejoint notre Rassemblement : c'est l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK). Nous espérons que d'ici au 17 mars d'autres organisations rejoindront notre légitime et urgentissime combat social.
 
Dans l'espoir de vous voir le 17 mars, nous vous prions, Chers Travailleurs sociaux, d'agréer l'expression de nos sentiments les plus distingués.
 
Pour le RLB 
Dominique Huysmans
 
Pour l'ALMK 
Ben Merieme Mohamed
 

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08 décembre 2016

Manifestation contre les loyers élevés de logements de mauvaise qualité à Bruxelles

http://bx1.be/news/manifestation-contre-les-loyers-eleves-de-logements-de-mauvaise-qualite-a-bruxelles/

A l’initiative des associations Buurtwinkel, RBDH, Equipes Populaires, FeBUL-BFUH et DoucheFLUX, une cinquantaine de personnes ont manifesté jeudi matin de 10H30 à 12H00, entre la place des Martyrs et le boulevard de l’Impératrice, pour dénoncer les loyers abusifs des logements non conformes à Bruxelles.

Les manifestants se sont fait passer pour des propriétaires et ont arboré ironiquement des pancartes avec des messages du type « logement social = concurrence déloyale ». « La population à Bruxelles a augmenté de 250.000 habitants en moins de 20 ans et, en parallèle, il y a pénurie de logements décents« , constate Thibaud de Menten, secrétaire fédéral des Equipes populaires. « Des bailleurs profitent de cette situation pour imposer des loyers exagérés par rapport à la qualité de leurs logements. Comme il n’y a pas assez de logements, les propriétaires se permettent de louer des logements non conformes à des prix équivalents voire plus élevés que des logements dans un état correct. » Sur base de l’enquête 2015 de l’Observatoire des loyers, les associations dénoncent que les logements de mauvaise qualité sont loués jusqu’à en moyenne 50 euros plus chers que les logements de confort moyen. Les associations rejoignent les revendications de la plate-forme Logement, entre autres de faire inscrire dans l’article 3 du code du logement l’obligation pour le bailleur de proposer un loyer adapté aux qualités de logement. Elles estiment que la grille de référence des loyers en fonction de caractéristiques du logement, adoptée par le gouvernement fin novembre, va dans le bon sens. Si des éléments de confort supplémentaires peuvent justifier un loyer plus élevé, elles soutiennent que les défauts, comme une taille réduite, l’absence de salle de bain fermée ou de compteurs individualisés, doivent entraîner une baisse des prix. Elles demandent au gouvernement de créer une instance pour mettre en place un arbitrage des loyers et recevoir les plaintes éventuelles des locataires, jusqu’alors obligés de se plier aux prix imposés par les propriétaires. (Belga)

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03 décembre 2016

Le campement Rom sur le site de Tour et Taxis démantelé

http://bx1.be/news/le-campement-rom-sur-le-site-de-tour-et-taxis-demantele/

Depuis 7h ce vendredi matin, des grues démolissent des habitations de fortune. Le démantèlement du campement Rom installé dans le parc de la ligne 38 sur le site de Tour et Taxis a démarré. Une cinquantaine de personnes dont de nombreux enfants étaient installées sur le site, près de la station de métro Pannenhuis. Elles ont été orientées vers des structures d’accueil du Samusocial. L’opération s’est déroulée dans le calme selon la police. D’autres expulsions sur d’autres sites bruxellois sont prévues dans les semaines à venir.

Reportage : Marie-Noëlle Dinant et Niels D’haegeleer

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28 novembre 2016

Le bureau d’enregistrement des contrats de bail accuse plusieurs mois de retard

http://bx1.be/news/le-bureau-denregistrement-des-contrats-de-bail-accuse-trois-mois-de-retard/

Le retard s’accumule dans l’administration qui s’occupe de l’enregistrement des baux. Il est de 3 mois de retard, lorsque votre bailleur souhaite enregistrer un contrat de bail en version papier, lors de la location d’un bien. Or pour être valide, le bail doit être enregistré. Le SPF finance conseille de passer par l’application qui elle, est beaucoup plus rapide.

REPORTAGE de Pierre Beaudot et de Nicolas Scheenaerts

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23 novembre 2016

Des logements seront mis en location sans l’aval du propriétaire, une première à Bruxelles

http://bx1.be/news/des-logements-seront-mis-en-location-sans-laval-du-proprietaire-une-premiere-a-bruxelles/

Un bien situé à deux pas de la Place de la Monnaie à Bruxelles sera mis en location d’ici 2018 sans le consentement de son propriétaire, a annoncé sur place mercredi l’échevin en charge du logement, Mohamed Ouriaghli (PS). Selon ce dernier, il s’agit d’une première en Région bruxelloise. Les opérateurs immobiliers publics bruxellois ont la possibilité depuis 2014 de prendre en gestion un immeuble insalubre ou inoccupé. Le propriétaire de l’immeuble, sis rue des Fripiers, était réfractaire à toute démarche visant à louer les étages, le rez-de-chaussée étant destiné à des commerces, selon les autorités de la Ville.

D’ici 2018, quatre studios seront mis en location dans cet immeuble, chacun au prix mensuel de 260 euros, probablement à des étudiants. La Région foncière de la Ville de Bruxelles va réaliser des travaux de rénovation pour un coût estimé à 343.000 euros. Ce montant sera récupéré par le biais des loyers, au bout d’une période de 28 ans et six mois. A ce moment-là, comme le prévoit la procédure, le propriétaire pourra reprendre jouissance de son bien.

Il peut toutefois aussi profiter à nouveau de son bien à tout moment à condition qu’il introduise un dossier avec un projet et qu’il rembourse les frais encourus. La Ville souligne l’importance d’aménager du logement au dessus de rez-de-chaussée commerciaux. « Cela devrait inspirer d’autres propriétaires qui détiennent des centaines de mètres carrés vides au-dessus de commerces », estime Mohamed Ouriaghli. (Belga)

REPORTAGE de Michel Geyer et d’Anaïs Letiexhe

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28 octobre 2016

Logement : une grille de référence pour fixer le prix des loyers

http://bx1.be/news/logement-une-grille-de-reference-pour-fixer-le-prix-des-loyers/

Le gouvernement bruxellois vient d’adopter une grille de référence qui fixe le prix des loyers. Plusieurs critères sont pris en compte. Mais il s’agit d’une simple indication. Le propriétaire n’est pas obligé de la suivre.

  • REPORTAGE de Jean-Michel Herbint et Béatrice Broutout

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17 octobre 2016

Le collectif « La Demeure » occupe un magnifique hôtel de maître

http://bx1.be/news/le-collectif-la-demeure-occupe-un-magnifique-hotel-de-maitre/

Depuis le mois de juillet, des squatteurs occupent un ancien hôtel de maître du début du 20ème siècle, situé rue de l’industrie 40 à Bruxelles. L’immeuble est vide depuis des années. Une dizaine de personnes  y vivent et gèrent le bien en bon père de famille. Ils aimeraient signer une convention avec le propriétaire des lieux, Banco Popolare. L’affaire passera devant la justice de paix le 20 octobre prochain.

REPORTAGE de Jean-Michel Herbint et de Benoît Ferire

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22 septembre 2016

Des membres de la Voix des sans-papiers occupent un bâtiment à Schaerbeek

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/2871673/2016/09/14/Des-membres-de-la-Voix-des-sans-papiers-occupent-un-batiment-a-Schaerbeek.dhtml

Entre 60 et 80 personnes sans-papiers regroupées au sein du collectif "La voix des sans-papiers" et qui occupaient depuis le 27 juin 2014 un bâtiment à Molenbeek-Saint-Jean, ont trouvé refuge depuis lundi dans une maison de repos désaffectée à Schaerbeek. La semaine dernière, la commune de Molenbeek avait ordonné aux occupants de l'immeuble du boulevard Léopold II de quitter les lieux d'ici le 15 septembre pour des raisons de sécurité et d'insalubrité.

Le bâtiment du boulevard Léopold II à Molenbeek-Saint-Jean a été jugé dangereux et insalubre début juillet à la suite d'une expertise. Les occupants ont fait réaliser une contre-expertise par un ingénieur en bâtiment. Celle-ci liste les travaux nécessaires pour prolonger l'occupation. Il s'agit principalement de consolider des plafonds, d'interventions sur le réseau électrique et d'aménager une sortie de secours. Environ 150 personnes, dont les demandes de séjour n'ont pas abouti, habitent l'immeuble depuis plus de 2 ans.

"Vendredi soir, une maison de repos désaffectée située sur le boulevard Reyers à Schaerbeek a commencé à être occupée dans l'objectif d'y reloger les sans-papiers de l'immeuble de Molenbeek menacés d'expulsion. Il s'agit d'un bâtiment de huit étages comprenant des chambres qui sont chacune pourvues de douches, toilettes et d'un coin cuisine. Des négociations ont été entamées avec ses propriétaires. La commune de Schaerbeek ainsi que la police locale ont été avisées de cette occupation", a indiqué John's Mbulula, coordinateur 'Asile et Migration' du MRAX (Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie).

"Depuis lundi, entre 60 et 80 sans-papiers de l'immeuble de Molenbeek occupent ce nouveau bâtiment. En principe, ce dernier devrait pouvoir accueillir tous les membres de la 'Voix des sans-papiers' mais d'autres personnes qui n'appartiennent pas au collectif, commencent également à s'y installer", a-t-il ajouté.

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19 septembre 2016

Des sans-papiers évacués d'une ancienne maison de repos

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/2880441/2016/09/19/Des-sans-papiers-evacues-d-une-ancienne-maison-de-repos.dhtml

MOLENBEEK La zone de police Bruxelles Ouest a procédé, lundi vers 06h00, à l'évacuation d'un groupe de sans-papiers qui occupait depuis deux ans une ancienne maison de repos devenue insalubre à Molenbeek. Treize personnes ont été interpellées, a indiqué la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans.

Les sans-papiers occupaient cette ancienne maison de repos, située boulevard Léopold II à Molenbeek, depuis 2014. Ils avaient obtenu le soutien de plusieurs organisations comme le MRAX et la Voix des Sans-Papiers.

"Au début, il y avait très peu de problèmes. Le bâtiment était encore en bon état", explique Mme Schepmans. "Mais le groupe s'est agrandi jusqu'à compter entre 150 et 200 personnes, alors que le bâtiment n'a que 45 chambres. Après de fortes pluies, un ingénieur a par ailleurs dû constater l'insalubrité des lieux", poursuit la bourgmestre. "Nous avions demandé aux occupants de partir pour le 1er septembre."

Au cours des dernières semaines, les services sociaux de la commune ont tenté de convaincre les sans-papiers de quitter le bâtiment par leurs propres moyens. "Samedi, une cinquantaine de personnes s'y trouvaient encore, dimanche une trentaine et ce lundi matin lorsque la police est entrée, il en restait treize. Elles ont été interpellées", affirme Mme Schepmans.

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06 mai 2016

Jacques Van der Biest, le "curé des marolles", s'est éteint à l'âge de 86 ans

https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_jacques-van-der-biest-le-cure-des-marolles-s-est-eteint-a-l-age-de-86-ans?id=9290708

Jacques Van der Biest est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi au CHU Saint-Pierre, d'une hémorragie cérébrale consécutive à une chute, à quelques centaines de mètres de son quartier des Marolles auquel il restera à jamais associé. Il avait 86 ans. Ingénieur polytechnicien de formation, Jacques Van der Biest n'a jamais exercé cette profession, choisissant d'entrer au séminaire au début des années 1950. Ordonné prêtre en 1954, il est nommé vicaire à la paroisse Saints-Jean-et-Etienne-aux-Minimes quelques mois plus tard. Jacques Van der Biest se trouve donc au coeur des marolles, quartier populaire et déshérité de Bruxelles. En 1969, il s'engage aux côtés des habitants pour la première "bataille des Marolles". Les Marolliens s'opposent alors à un projet d'extension du Palais de Justice qui entraînerait l'expulsion de quelque 1200 personnes. La mobilisation populaire débouche sur l'abandon du projet.

A l'origine du CGAM et de l'ARAU

Jacques Van der Biest participera aussi à la création du CGAM, le Comité Général d'Action des Marolles, et de l'ARAU, l'Atelier de Recherche et d'Action Urbaines. Il sera aussi des autres combats de son quartier contre un plan d'aménagement (en 1979) et contre les effets de la politique de rénovation urbaine qui provoque une augmentation des loyers et contribue au départ des habitants les plus précarisés (en 1989).

En 2002, Jacques Van der Biest est fait Chevalier de l'Ordre de Léopold et devient Citoyen d'Honneur de la Ville de Bruxelles en 2005. Atteint par la limite d'âge en 2005, le curé des Marolles est invité par l'Eglise de Belgique à démissionner de sa charge pastorale. Une nouvelle mobilisation populaire lui permet de décrocher une dérogation temporaire, puis, en 2008, l'autorisation de rester en fonction tant que cela lui sera possible.

VIDÉO: http://www.rtbf.be/auvio/detail_deces-de-l-abbe-van-der-biest-des-marolles?id=2107387

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26 février 2016

Une demande inhabituelle!

Nous cherchons un local, garage vide ou tout autre endroit pouvant accueillir quelques possessions d'un groupe familial rom comprenant 14 enfants et jeunes de moins de 18 ans.

Fraîchement expulsés d'un squat ils risquent de perdre, et plus de ce toit précaire, leur maigres possessions.

Ils ne possèdent que quelques affaires qui tiennent actuellement dans une camionnette d'un bénévole mais c'est son outil de travail! Les familles avec enfants sont actuellement accueillies par le SAMU social. Mais celui-ci fermera ses portes, comme chaque année, dans quelques semaines. Nous aimerions dans toute la mesure du possible sauvegarder leurs maigres biens. Les familles vous remercient de votre bonne attention.

Jacques Wathelet, volontaire
Robert Ruyffelaere, Administrateur OCASA Asbl

P.S. Réponse par courriel si possible.

<r.ruyffelaere@scarlet.be> & <ulsaintgilles@yahoo.fr>

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19 février 2016

25.000 personnes exclues du chômage: «Ce n’est qu’un début», craint Nollet

http://www.lesoir.be/1126644/article/actualite/belgique/politique/2016-02-19/25000-personnes-exclues-du-chomage-ce-n-est-qu-un-debut-craint-nollet

83 % des personnes privées d’allocations vivent en Wallonie et à Bruxelles.

25.040 personnes ont été exclues du chômage lors des huit premiers mois de l’année 2015, selon les chiffres du ministère de l’Emploi que Le Soir s’est procuré. «  Malheureusement, ces chiffres confirment toutes les appréhensions des écologistes. Et ce n’est qu’un début  », réagit Jean-Marc Nollet, auteur de la question parlementaire adressée au ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V) sur le sujet.

Ces premières statistiques montrent une réalité sociale qui est aussi très contrastée au sein des Régions. La Flandre ne compte que 17 % des exclusions, contre 66 % en Wallonie et 17 % pour Bruxelles. «  Ce sont surtout des citoyens du sud du pays qui sont concernés. Ce n’est pas pour rien que la N-VA a demandé à amplifier les mesures prises par le gouvernement Di Rupo. »

Plus de 51 % des chômeurs sanctionnés viennent des seules provinces de Liège et du Hainaut, et sont essentiellement concentrés dans les plus grandes villes (Mons, Charleroi, Liège, Verviers…). Pourquoi ces disparités ? «  Il y a un manque de formation et surtout d’emploi. Ce sont des réalités qui sont davantage marquées qu’au nord du pays. Les mesures d’exclusions qui ont été prises ne font que renforcer les difficultés pour les personnes peu qualifiées à trouver un emploi  », affirme le député Ecolo, qui ajoute : «  Les femmes sont particulièrement visées par cesmesures. »

Parmi les personnes exclues du chômage, 61 % sont en effet des femmes. Une situation qui s’explique par le fait qu’elles sont davantage sous contrat à temps partiel et totalisent donc plus difficilement les périodes de travail minimales pour bénéficier des allocations de chômage.

Deux solutions

«  Que sont devenues les personnes exclues du chômage ?  », s’interroge encore Jean-Marc Nollet. «  Kris Peeters est bien en peine de dire. Vont-elles au CPAS, ou font-elles appel à la solidarité de leurs familles et amis  ? »

Pour sortir de ce « cercle vicieux » d’exclusion, le député fédéral appelle à généralisation du Plan Tandem (la sortie progressive des plus de 60 ans et l’entrée des plus de 25 ans dans le marché du travail) et à une réduction des cotisations sociales sur les bas salaires.

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20 janvier 2016

Mettre en place l’allocation-loyer rapidement

http://www.lesoir.be/1098299/article/actualite/regions/bruxelles/2016-01-20/mettre-en-place-l-allocation-loyer-rapidement

Vanessa Lhuillier
Mis en ligne mercredi 20 janvier 2016, 10h59

Chaque formation politique précise sa vision

L’allocation-loyer, c’est un peu comme s’inscrire sur une liste d’attente pour obtenir un logement social en Région bruxelloise. Il faut être patient, voire extrêmement patient. Le principe est pourtant inscrit depuis plusieurs législatures dans l’accord de politique générale régionale mais le dossier est à la traîne.

Un projet pilote a été mené en 2015 mais il n’a pu toucher que très peu de ménages car la procédure pour obtenir le montant maximal de 150 euros par ménage était d’une extrême complexité. Pour 2016, la ministre du Logement, Céline Fremault (CDH) a donc décidé d’alléger le mécanisme. Afin que plus de citoyens puissent bénéficier de l’aide, la procédure d’obtention sera simplifiée. Les CPAS ou les locataires pourront directement rentrer une demande au lieu d’attendre d’être contactés par l’administration régionale. Quant aux preuves à fournir, l’attestation du CPAS suffira et les allocations familiales ne seront plus prises en compte. Un budget de 2,6 millions est tout de même prévu.

En même temps, les députés MR Vincent De Wolf et Olivier de Clippele ont introduit une proposition d’ordonnance sur ce thème qui sera débattue ce jeudi en commission logement.

« On ne construit pas assez de logements sociaux par rapport à la demande,explique Vincent De Wolf. Avec l’allocation-loyer, on peut aider directement les ménages qui doivent se loger sur le marché privé. C’est moins coûteux et plus rapide. »

Le texte prévoit ainsi que l’allocation ne peut être perçue que par les plus de 25 ans, inscrits depuis au moins deux ans sur une liste d’attente pour obtenir un logement social, et que les parents ou le cohabitant ne disposent pas d’un logement suffisant. L’allocation serait également directement versée au bailleur. « Nous voudrions fixer un montant maximum de loyer au-delà duquel l’allocation ne pourrait être versée,précise Olivier de Clippele. Certains propriétaires baisseraient ainsi certainement leur loyer s’ils ont la garantie d’être payés. C’est en réalité une façon d’étendre le mécanisme des AIS (agence immobilière sociale). Ce principe coûte quatre fois moins cher à la Région que la construction de logements sociaux. Si nous donnions une allocation-loyer à tous ceux qui sont sur une liste d’attente depuis 5 ans, cela équivaudrait selon nos simulations à un budget de 10 millions d’euros. »

La proposition a peu de chances d’aboutir mais le MR espère au moins une discussion de fond.

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23 novembre 2015

Invitation - Extimité 2

Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK)
Boulevard du Jubilé 54, 1080 Bruxelles.
Tél. Fax. 02/4102965.

L'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK) a le plaisir de vous convier à la présentation du nouveau numéro de sa revue Extimité : "Ville ou Club Med? "  - voir ci-dessous. Cette présentation aura lieu le 3 décembre à 14h00' en nos bureaux sis boulevard du Jubilé, 54 à 1080 Molenbeek.

Si «Ville ou Club Med?» gravite surtout autour de l'actuelle déliquescence de la Ville, vous trouverez aussi deux textes d'une actualité – malheureusement - brûlante : «Des enfants face aux attentats1 et à «Je suis Charlie»» - relatant une animation du Projet de Cohésion Sociale à Hunderenveld (Berchem Sainte-Agathe) avec des enfants âgés d'une dizaine d'années -  et «Des locataires unis dans leurs différences» - reflétant les diverses expériences inouïes d'un Comité d'Habitants.

Extimité 2 est d'ores et déjà disponible à la librairie Tropismes (11 Galerie des Princes à 1000 Bruxelles).

Bien à vous.

Le secrétariat de l'ALMK

1. Attentats terroristes du 7 au 9 janvier 2015 à Paris contre Charlie Hebdo, des policiers et une épiceriecasher.

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16 novembre 2015

Bruxelles: toucher plus de ménages avec l’allocation-loyer

http://www.lesoir.be/1042160/article/actualite/regions/bruxelles/2015-11-13/bruxelles-toucher-plus-menages-avec-l-allocation-loyer

Vanessa Lhuillier
Mis en ligne vendredi 13 novembre 2015, 12h09

Une procédure administrative simplifiée

L’allocation-loyer a passé une étape supplémentaire. Sa mise en place a été débattue lors du gouvernement de cette semaine. En deuxième lecture, la ministre du Logement, Céline Fremault (CDH), a apporté quelques modifications à son projet afin que l’opération pilote puisse être poursuivie et surtout toucher plus de citoyens en 2016.

En 2015, une opération pilote a permis de tester le mécanisme de l’allocation-loyer. Une aide de 100 euros par mois et par ménage pouvant être majorée jusqu’à 150 euros selon le nombre de personnes à charge pouvait être accordée aux ménages dont le revenu est inférieur au revenu d’intégration sociale (RIS) et qui sont logés sur le marché privé. Le montant alloué couvre la différence entre le loyer à payer et 1/3 des revenus du ménage.

Seulement, très peu de personnes ont pu bénéficier de l’aide car les conditions étaient trop strictes. Difficile dès lors de conclure de l’efficacité de la mesure.

Pour 2016, un budget de 2,6 millions est tout de même prévu. Afin que plus de citoyens puissent bénéficier de l’aide, la procédure d’obtention sera simplifiée. Les CPAS ou les locataires pourront directement rentrer une demande au lieu d’attendre d’être contactés par l’administration régionale. Quant aux preuves à fournir, l’attestation du CPAS suffira et les allocations familiales ne seront plus prises en compte. Ce nouveau système de calcul ne devrait donc plus pénaliser les familles nombreuses. La grille de loyer de référence reste par contre en l’état.

A présent, le projet d’ordonnance doit être soumis au conseil d’Etat avant de passer en troisième lecture devant le gouvernement bruxellois. A priori, la mesure pourrait ainsi être mise en place dès le premier trimestre 2016 comme prévu dans la déclaration de politique générale.

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07 juillet 2015

Une famille laissée à la rue : la Belgique condamnée pour « traitement inhumain ou dégradant »

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150707_00674310

La Belgique condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme: les juges européens ont estimé qu’abandonner à la rue un couple serbe et ses cinq enfants relevait d’un «traitement inhumain ou dégradant».

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Belgique pour avoir laissé dans «des conditions de dénuement extrême» dans la rue, pendant un mois, une famille serbe de demandeurs d’asile finalement renvoyée vers son pays.

Les juges européens ont estimé qu’il ne leur revenait pas de dire si cette famille aurait dû se voir accorder l’asile, mais ils ont affirmé qu’abandonner ainsi à la rue un couple et ses cinq enfants relevait d’un «traitement inhumain et dégradant».

Les autorités belges devront verser 22.750 euros au titre du dommage moral aux requérants. La Belgique a toutefois trois mois pour demander un nouvel examen du dossier.

Les faits remontent à l’automne 2011. Après avoir transité par la France en 2010 où elle avait déposé une demande d’asile, cette famille serbe d’origine Rom était arrivée en Belgique en mars 2011. Elle comptait alors trois enfants de 4, 7 et 10 ans – l’aînée étant handicapée -, et la mère mit au monde un quatrième enfant en Belgique en 2011.

Les requérants ont d’abord été hébergés dans un centre d’accueil à Saint-Trond. Mais le 26 septembre 2011, frappés par un ordre de quitter le territoire, ils ont été privés du bénéfice de l’aide matérielle aux réfugiés et se retrouvèrent à la rue.

«Ils ont passé neuf jours sur une place publique de Bruxelles, puis, après deux nuits en centre de transit, trois semaines dans une gare de Bruxelles», avant de regagner leur pays, observe la Cour.

Les États «ont le droit de contrôler l’entrée, le séjour et l’expulsion» des étrangers, mais leur responsabilité peut être engagée «concernant les conditions dans lesquelles sont accueillis les demandeurs d’asile», relèvent les juges européens.

«Qu’elle qu’ait été la saturation du réseau des demandeurs d’asile en Belgique à l’époque», la CEDH a considéré que les autorités belges n’avaient pas «dûment pris en compte la vulnérabilité» de la famille concernée, d’autant que parmi les enfants on comptait un nourrisson et une handicapée.

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06 juillet 2015

Des blessés et des dégâts lors de la bataille d'eau dans le piétonnier

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/2386820/2015/07/06/Des-blesses-et-des-degats-lors-de-la-bataille-d-eau-dans-le-pietonnier.dhtml

Par: rédaction 
6/07/15 - 12h37  Source: Belga
© belga.

BRUXELLES Plusieurs personnes, dont on ignore encore le nombre, ont été blessées lors d'une bataille d'eau organisée vendredi soir dans le piétonnier de Bruxelles, et qui a dégénéré. Des dégradations matérielles ont été constatées sur le boulevard Anspach, a indiqué lundi le parquet de Bruxelles.

En raison de la chaleur, une bataille d'eau avait été initiée par des passants au cœur du nouveau piétonnier situé boulevard Anspach à Bruxelles. Vers 20h00, un groupe de jeunes qui, selon des témoins, se serait rassemblé à la suite d'appels sur Facebook, a commencé à lancer des bouteilles d'eau glacées sur les policiers chargés d'encadrer le meeting "Avec les Grecs" qui se déroulait juste à côté, à la Bourse.

Les incidents ont eu lieu au carrefour entre le boulevard Anspach et la rue du Marché aux Poulets. Une fontaine de Vivaqua et les abribus la jouxtant ont été dégradés, de même qu'un panneau mobile de la Ville et une porte en verre d'un magasin Delhaize. On ignore encore s'il y a eu des interpellations.

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26 juin 2015

Namur - Une agression… au poisson

http://www.canalc.be/une-agression-au-poisson/

PAR  · JUIN 26, 2015

Après l’agression "frites-mayo" sur Charles Michel au Cercle de Wallonie, attaque d’un autre genre au conseil communal de Namur ce jeudi soir. Au moment d’aborder un point sur le règlement mendicité, des manifestants se sont levés, ont lancé des tracts en l’air, et ont jeté des oeufs et des têtes de poissons morts en direction du bourgmestre. Ils réclament un droit au logement pour tous.

TÉLÉCHARGEZ LA VIDÉO: http://video.canalc.be/2015-06-26/01.mp4

TÉLÉCHARGEZ LE TRACT visible à la fin de la vidéo

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03 juin 2015

Ixelles: un sans-abri est tabassé par des membres de l'extrême droite

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-six-membres-du-groupe-d-extreme-droite-nation-tabassent-un-sans-abri?id=8996439

Six membres du groupe d'extrême droite Nation ont violemment tabassé un sans-abri lundi, place du Luxembourg à Bruxelles. La victime subit une incapacité de travail de sept jours. Les auteurs, dont ont ignore encore s'ils ont été relaxés, ont été interpellés par la police dans la gare du Luxembourg, a indiqué mardi le parquet de Bruxelles.

Pour une raison inconnue, six membres du groupe d'extrême droite Nation ont violemment agressé un sans-abri place du Luxembourg avec des pavés et des bouteilles. Sur une vidéo filmée par un témoin de la scène, on peut également les voir rouer la victime de coups de pied.

Des militaires en faction devant le Parlement européen ont vu l'agression et ont suivi les auteurs. Ils ont ensuite appelé la police qui a interpellé les six hommes dans la gare du Luxembourg. Un PV a été dressé pour coups et blessures volontaires.

Les militants d'extrême droite n'en sont pas à leur coup d'essai. Le 19 mai dernier, une altercation a éclaté entre trois membres du mouvement qui proféraient des messages racistes à des sans-papiers qui manifestaient place du Luxembourg. La police s'était interposée mais n'avait pas procédé à des interpellations.

Des sans-papiers se réunissent tous les lundis rue de la Loi et place du Luxembourg pour demander leur régularisation et protester contre la politique d'asile du gouvernement. Lundi, lors de leur rassemblement, des membres du groupe Nation avaient été signalés non loin du carrefour Arts-Loi. L'agression du sans-abri a eu lieu après la manifestation.

Belga

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21 mai 2015

Emir Kir intervient lors d’une expulsion, Jambon et Francken portent plainte

http://www.lesoir.be/884275/article/actualite/belgique/2015-05-21/emir-kir-intervient-lors-d-une-expulsion-jambon-et-francken-portent-plainte

Le bourgmestre de Saint-Josse se trouvait à bord du même avion qu’une Nigériane sous le coup d’une expulsion.

Ala demande du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA), le SPF Intérieur a déposé plainte contre le député socialiste Emir Kir pour incitation à la rébellion dans un avion. Ce dernier serait intervenu, le mardi 12 mai, à bord d’un vol d’Air Maroc, à destination de Casablanca, pour tenter de faire avorter l’expulsion d’une ressortissante nigériane, rapportent jeudi les journaux de Sudpresse, Het Laatste Nieuws et De Morgen.

Des sources policières ont identifié le bourgmestre de Saint-Josse, à bord de l’avion le jour des faits, comme l’un des instigateurs de la révolte des passagers contre l’expulsion de la Nigériane, qui s’était mise à crier et à pleurer.

Emir Kir concède qu’il s’est mêlé aux discussions, mais assure qu’il n’a rien à se reprocher. «  C’était une situation insoutenable, avec une violence verbale et physique. Une situation indigne d’un Etat démocratique  », affirme-t-il.

Le SPF Intérieur a déposé plainte contre l’élu socialiste auprès du parquet de Hal-Vilvorde.

POUR RAPPEL: #OCCUPYGESU

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19 mai 2015

Roms: "La population se sent autorisée à avoir un discours de rejet"

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_roms-la-population-se-sent-autorisee-a-avoir-un-discours-de-rejet?id=8984124

Le président de la Ligue des Droits de l'Homme, Alexis Deswaef, était L'Acteur en Direct de Matin Première ce mardi. L'occasion de parler de la situation des Roms en Belgique avec les dernières actualités, ainsi que de la problématique de l'immigration en Europe. Pour lui, le discours politique a une grande part de responsabilité dans le rejet de ces populations.

Des familles de Roms, dont 21 enfants, se retrouvant à la rue après avoir été expulsées des centres d'accueil ; et l'érection d'un "mur anti-Roms" à la limite du territoire de Mouscron ; voilà deux actualités jugées "honteuses" par le président de la Ligue des Droits de l'Homme.

Alexis Deswaef dénonce notamment "le discours populiste" du bourgmestre de Mouscron qui aujourd'hui fait "une courbe rentrante" :"Le bourgmestre avait présenté ça comme quelque chose qu'il avait obtenu en compensation pour réduire les nuisances, pour ne pas que ces personnes aient accès aux petits chemins qui mènent aux maisons en Belgique, etc. Et puis, face aux réactions, il dit qu'il n'a pas eu le choix".

Pour le reste, "il ne faut pas comparer avec ce qui n'est pas comparable". Il ne s’agit pas, dit-il, d'un mur de Berlin ou du mur d'Israël en Palestine. "Il faut plutôt comparer à Kosice", en Slovaquie, où "on construit des murs pour les (les Roms, ndlr) rejeter en dehors de la ville".

"Finalement, on ne vaut pas mieux que ces pays d'origine, pointés du doigt par le Conseil de l'Europe pour leurs politiques discriminatoires envers les Roms, au niveau accès au logement, au niveau santé, au niveau scolarité, au niveau formation et travail et c'est ça qu'il faut dénoncer"

A cause du discours politique, "on les isole un peu plus"

"Je pense qu'il y a aussi un discours politique. On l'a vu en France avec Sarkozy puis Manuel Valls envers les Roms qui stigmatisent les populations et finalement, la population se sent autorisée à avoir un discours de rejet alors que si les responsables politiques avaient un autre discours, un discours d'inclusion, comme le demande l'Europe, on ne se permettrait pas à aller à ce genre de discrimination", explique le président de la Ligue des Droits de l'Homme.

Quant à savoir si les aires d'accueil pour les gens du voyage posent réellement des nuisances pour les riverains (tapage nocturne, sécurité), il répond : "Il n'y a pas de statistiques en tant que telles et il ne faut pas faire preuve d'angélisme ou de naïveté. Quand il y a des concentrations d'habitants, quand il y a de la pauvreté, quand il y a du rejet, il y a évidemment des problèmes qui accompagnent cela. Et il faut chercher plutôt les causes-là et y remédier, plutôt que de construire des murs à l'heure où il faudrait justement construire des ponts et parler du vivre ensemble".

Alexis Deswaef rappelle, par ailleurs, que les Roms sont des citoyens européens. "Personne n'en veut alors qu'il y a une responsabilité partagée". Pour lui, "régions et villes doivent se mettre ensemble car l'urgence coûte cher aussi".

"Il faut arrêter de financer des régimes voyous"

Concernant la politique européenne en matière d'immigration, Alexis Deswaef estime que cela manque de cohérence. Si "s'en prendre aux réseaux est une partie de la solution", il affirme que la volonté actuelle est "de ne pas en sauver trop" : "Mais combien de morts va-t-on accepter ? Quand peut-on les sauver ou non ? Il faut sauver les vies humaines !".

"Quand on voit que l'Europe sur 5 ans donne plus de 300 millions d'euros à l’Erythrée, qui est une des pires dictatures africaines, pour éviter que leur population quitte la dictature et vienne se réfugier en Europe. On finance la dictature pour qu'elle garde sa population chez elle. Ca, cela ne va pas !", dénonce-t-il.

"Il faut évidemment une aide massive au développement, même si on sait que l'aide au développement, si elle augmente, cela augmente les migrations. Mais après, dans un deuxième temps, cela enlève l'envie aux gens de quitter leur chez eux et donc, il faut une cohérence au niveau géopolitique, au niveau international, arrêter de financer des régimes voyous".

"On finance et on fournit des armes à l’Arabie saoudite qui militarise l'organisation Etat islamique en Syrie avec toutes les conséquences que cela a en Europe et les réfugiés syriens bloqués dans les pays voisins qui n'arrivent même pas jusque chez nous", poursuit-il avant de réclamer "plus de cohérence au niveau de la politique internationale" car aujourd'hui "l'approche de l'Europe finalement c'est faire plus ce qui ne fonctionne déjà pas aujourd'hui".

"C'est trop limité", dit-il tout en dénonçant encore "l'égoïsme des états européens qui refusent les quotas proposés (France et Royaume-Uni, ndlr)".

Autrement dit : "On les préfère chez le voisin que chez soi !".

C. Biourge

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18 mai 2015

Appel d'urgence d'associations pour 21 enfants roms à la rue à Bruxelles

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_appel-d-urgence-d-associations-pour-21-enfants-roms-a-la-rue-a-bruxelles?id=8983027

Une quarantaine de personnes parmi lesquelles des représentants de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et du Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers) se sont rassemblées, dimanche après-midi, au campement de fortune du parc Maximilien à Bruxelles pour demander une prise en charge urgente des familles de Roms expulsées des centres d'accueil. Le délégué général aux droits de l'enfant Bernard De Vos dénombre 21 enfants de 8 mois à 15 ans, dont 15 au campement du parc Maximilien et 6 à la Porte d'Anderlecht.

Les 15 enfants et leurs parents roms d'origine slovaque ont été expulsés mercredi après-midi du logement ixellois de la rue Fritz Toussaint à Ixelles, qui avait été ouvert dans le cadre d'une convention humanitaire entre Fedasil et le Samusocial. Ils étaient hébergés dans ce centre depuis décembre dernier.

Le groupe squattait auparavant une usine désaffectée de Berchem-Sainte-Agathe sans eau courante, ni électricité. Depuis quelques semaines, 6 autres enfants roms et leurs familles issus d'un centre familles se trouvent également à la rue dans les alentours de la Porte d'Anderlecht.

Le président de la LDH, Alexis Deswaef, s'est dit scandalisé par le fait de laisser des enfants dormir dehors. "Ces familles sont là depuis plusieurs années", remarque Bernard De Vos. "On dépense finalement beaucoup d'argent pour elles dans les logements d'urgence, alors qu'il faudrait les aider à se stabiliser. Leurs expulsions ont des conséquences sur la scolarité des enfants. En terme sanitaire, ils mangent presque par terre...".

Bernard De Vos appelle le fédéral et la Région bruxelloise à se réunir pour trouver une solution. "Le centre 'familles' de la Région est saturé, mais Fedasil est en train de fermer des centres depuis plusieurs mois".

Belga

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15 mai 2015

Un bus pour permettre aux familles Roms de ne pas rester à la rue (vidéo)

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_un-bus-pour-permettre-aux-familles-roms-de-ne-pas-rester-a-la-rue-video?id=8981155

Cinq familles Roms, originaires de Slovaquie, dorment depuis mercredi dans des tentes installées au beau milieu du Parc Maximilien, dans le quartier nord, à Bruxelles. Ces familles comptent une douzaine d'enfants. Le délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, a fourni les tentes. Il envisage à présent de mettre son bus à disposition.

Un bus pour permettre aux familles Roms de ne pas rester à la rue - © Tous droits réservés

Quatre de ces familles ont dû quitter le centre d'hébergement de Fedasil où elles ont pu, exceptionnellement, passer l'hiver. Fedasil, l'Agence fédérale qui accueille les demandeurs d'asile, ne vient pas en aide aux ressortissants de l'Union européenne.

"C’est un bus qui a pour mission de faire la promotion des droits de l’enfant. Ici, la convention est foulée aux pieds de manière magistrale. Donc, plutôt qu’aller sensibiliser à gauche et à droite, peut-être que le bus, si il continue à pleuvoir, pourrait être utile pour mettre les enfants à l’abri. On l’a déjà fait, une fois ou l’autre, dans la même situation, avec les mêmes enfants qui connaissent le bus d’ailleurs. Donc, si cela se détériore, je veillerai, effectivement, à faire venir le bus sur place."

Mais, pour aller à l'école, cela va être difficile pour ces enfants. "Je crains que, quand on dort la nuit dans des conditions comme ça, réveiller les enfants à 6h30 pour aller à l’école et, évidemment, on est très loin de l’endroit où est leur école, je crains que ce soit difficile. Évidemment, ce que je regrette c’est que ces périodes de rue, de séjours de rue, déstructurent tout à fait les enfants, déstructurent les acquis et rajoutent du malheur à la misère."

W.F. avec Philippe Carlot

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13 mai 2015

Priées de quitter un centre Fédasil, des familles roms dormiront en rue ce soir

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_ixelles-des-enfants-roms-et-leurs-familles-sont-a-la-rue-suite-a-une-expulsion?id=8979929

Ils sont en Belgique depuis plusieurs années. Ils sont originaires de la ville slovaque de Kosice, où la communauté rom est victime de persécutions. Depuis leur arrivée, ils vivent dans des centres d'accueil provisoires, des squats ou en rue. Hébergées pour l'hiver par Fédasil et prises en charge par le Samu social, quatre familles ont quitté ce mercredi leur lieu d'hébergement. Destination? La rue.

Quatre familles roms expulsées - RTBF

Les familles Gazik et Mirga n'en ont pas terminé avec les galères. Malgré l'intervention du délégué général aux Droits de l'Enfant, Bernard De Vos, leur hébergement par l'administration fédérale Fedasil a pris fin ce mercredi. Hommes, femmes et enfants ont rassemblé leurs maigres affaires et pris la direction de la Porte d'Anderlecht pour y passer la nuit sous des tentes. Une situation que Bernard De Vos qualifie "d'indigne". Aucune autorité fédérale ou régionale n'a levé le petit doigt pour venir en aide à ces familles, si ce n'est ponctuellement, dénonce le délégué général aux Droits de l'Enfant. Que vont devenir les enfants, qui ont de 2 à 14-15 ans et suivent, pour la plupart, une scolarité "normale"? Ils n'en savent rien eux-mêmes mais aucune des familles n'envisage de rentrer spontanément en Slovaquie. Là-bas, expliquent-ils, leurs maisons ont été détruites. Les plaintes auprès de la police sont démeurées sans effet. Quand ils se présentent au commissariat, les policiers leur disent de "dégager".

Pas de travail, ni là-bas, ni ici

"Nous voulons travailler", explique l'un des expulsés. "Mais sans papiers, c'est impossible. Et même ceux qui disposent de papiers ne trouvent pas de travail. En Slovaquie non plus nous n'avions pas de travail. Que devons-nous faire?"

Le cabinet du secrétaire d'état à l'asile et à la migration, Theo Francken (N-VA), se retranche derrière la législation. Si ces Slovaques veulent obtenir l'asile, leur demande sera examinée par une instance "indépendante et impartiale", le CGRA (Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides). Sinon, en tant que ressortissants européens, ils peuvent séjourner en Belgique pour autant qu'ils disposent d'un travail ou de revenus suffisants pour ne pas être à la charge de la sécurité sociale belge. Par ailleurs, en tant qu'Européens, ils n'ont normalement pas droit à l'aide de Fédasil mais ont tout même bénéficié de cette "faveur" parce qu'il y avait les enfants, nous précise la porte-parole du secrétaire d'état.

P. Carlot

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11 mai 2015

Un propriétaire exigeait un revenu de 2000 euros, il est condamné

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_premiere-un-proprietaire-condamne-pour-discrimination-sur-la-base-de-la-fortune?id=8978069

Le tribunal de première instance de Namur a, lors du procès d'un propriétaire, estimé qu'une discrimination sur la base de la fortune était établie dans le chef de l'inculpé, celui-ci ayant exclu a priori certains candidats-locataires sur la base de l'existence ou non d'un contrat de travail à durée indéterminée. La décision, tombée le 5 mai, est mise en avant lundi par le Centre interfédéral pour l'égalité des chances, qui parle d'une première en Belgique dans le secteur du logement. "Cette décision est très encourageante, car elle constitue une avancée importante dans la mise en œuvre effective du droit au logement consacré par l'article 23 de la Constitution", communique Patrick Charlier, directeur adjoint du Centre.

C'est le Centre lui-même qui avait saisi la justice, après avoir entendu pendant plusieurs années que le propriétaire en question exigeait de ses candidats-locataires la preuve d'un CDI et un revenu de minimum 2000 euros. Après avoir reçu plusieurs signalements, le Centre avait pris contact une première fois avec le propriétaire, mais l'intervention n'avait pas été concluante.

La justice a finalement estimé que la personne avait effectivement un comportement discriminatoire dans la mise en location de son logement. L'inculpé subira une astreinte de 500 euros s'il ne cesse pas ces pratiques. Selon le tribunal namurois, "l'exigence d'un CDI dépasse la 'couverture normale' d'un risque de défaut de paiement", indique le Centre. Celui-ci "reconnait qu'il est légitime pour un bailleur de s'assurer de la solvabilité d'un candidat locataire", mais tient à rappeler que "la loi Antidiscrimination ne lui permet pas d'exclure a priori les catégories de candidats aux revenus dits non professionnels", soit les personnes vivant d'allocations.

De nombreux allocataires sociaux sont confrontés à de grandes difficultés quand ils cherchent à louer un logement, indique Patrick Charlier, qui préconise de toujours examiner la solvabilité d'un candidat au cas par cas et sans exclure par principe des garanties autres qu'un contrat de travail.

Belga

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05 mai 2015

Charles Michel: "Le saut d'index est solidaire et social"

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/mr-720196.aspx

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Les libéraux, avec une large délégation de l'Open Vld, se sont réunis ce vendredi pour la 25e fois à Jodoigne, pour la premier Fête du travail depuis que Charles Michel est devenu Premier ministre et que le MR a fait le choix de monter, comme seul parti francophone, au gouvernement fédéral.

Le traditionnel cortège traversant Jodoigne a été chahuté par deux groupes de manifestants. Environ 500 militants du syndicat chrétien ont protesté au passage des responsables libéraux en jetant des confettis et des pétards. Un peu plus loin, d'autres manifestants dénonçaient l'utilisation de la piste 01 à Brussels Airport.

Un accueil triomphal

Le président du Mouvement Réformateur Olivier Chastel a reçu un accueil triomphal, dans un Hall Baudouin 1er bondé - l'organisation a compté 2.000 personnes, soit 500 de plus que l'an dernier, qui était une année électorale. L'accueil a été tout aussi chaleureux pour tous les parlementaires et ministres libéraux présents, tandis que certains, comme la ministre de la Santé publique Maggie De Block et le Premier ministre, étaient véritablement acclamés.

"Nous avons fait le choix d'écarter les querelles communautaires"

Olivier Chastel s'est réjoui qu'ait été "écartée toute discussion communautaire pour cinq ans" pour mettre l'accent sur l'emploi. "Le travail, grâce auquel chacune et chacun peut se révéler, se dépasser, s'accomplir", a-t-il commenté. "Notre responsabilité politique est de créer les conditions qui permettent d'augmenter l'emploi dans notre pays." Le Premier ministre Charles Michel est revenu sur la formation du gouvernement fédéral à l'été 2014. "Nous avons fait le choix avec solidité et détermination d'écarter les querelles communautaires" et "de prendre notre destin en main", ce qui n'était "pas le choix le plus facile", a-t-il reconnu.

Chastel promet "une réforme fiscale d'importance qui privilégie l'emploi"

Olivier Chastel a aussi lancé un appel aux présidents du PS Elio Di Rupo et du cdH Benoît Lutgen. "Elio, Benoît, là où vos équipes exercent des responsabilités, invitez-les à s'engager aussi pour l'emploi, à assurer les réformes indispensables pour rendre le marché du travail plus efficace, pour soutenir les investisseurs, les entrepreneurs et la création d'activités", a-t-il lancé. "Dans une telle dynamique, les réformateurs vous apporteront leur soutien." Le président des Réformateurs a promis "une réforme fiscale d'importance qui privilégie l'emploi", une réforme qui "ne devra pas contenir de mesures insensées ou qui puissent mettre en péril le développement économique et l'emploi".

"Je sais le poids et la responsabilité sur mes épaules et j'entends bien éclairer le chemin"

Le Premier ministre est quant à lui revenu sur l'adoption d'un saut d'index, une mesure qui "n'est pas populaire", mais "le saut d'index est solidaire et social". "Solidaire, parce que cela va créer des milliers d'emplois supplémentaires et réduire d'autant le chômage", a développé Charles Michel. "Social. Oui, social, parce qu'il est déjà largement compensé. Les allocations les plus basses vont augmenter dès 2015 grâce à une augmentation de 40% de l'enveloppe bien-être. Oui, grâce à nous, la majorité des salaires ont déjà augmenté en janvier 2015." Le Premier ministre a conclu sur un appel à l'espoir. "Cette législature peut être une chance unique pour prendre le bon tournant. Pour renouer avec l'optimisme et l'espoir de jours meilleurs. Je sais le poids et la responsabilité sur mes épaules et j'entends bien éclairer le chemin. Le cap est fixé. Nos orientations sont solides."

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15 mars 2015

Le travailleur social est en danger

http://www.lalibre.be/debats/opinions/le-travailleur-social-est-en-danger-55030bf13570c8b952968e76

CONTRIBUTION EXTERNE Publié le samedi 14 mars 2015 à 21h46 - Mis à jour le samedi 14 mars 2015 à 21h53

Opinions Une opinion de Ben Merieme Mohamed, Assistant social à l’Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (Bruxelles)

Les "Experts d’Etat" détricotent et démantèlent des acquis sociaux qu’ils ratatinent, sans aucun état d’âme, au simple statut de charges financières. Pour eux, il y a donc non pas des humains derrière ces acquis, mais des charges à "dé-charger". Inadmissible !

Rappelons, d’emblée, ceci. L’assistant social n’existe dans la société qu’en tant que cette dernière recèle des injustices socio-économiques. Son existence serait, assurément, inconcevable dans une société juste. Cette existence dénote donc, lorsqu’il la soutient financièrement, le souci ou le devoir humanitaire du politique d’offrir aux exclus la possibilité d’être entendus, soutenus, accompagnés, aidés, bref de ne pas être, réellement et totalement, laissés tomber par la société. L’assistant social est donc présent dans cette dernière pour offrir aux exclus un espace d’accueil, d’écoute et de paroles où leur humanité flétrie ou perdue dans la Société est susceptible de leur être restituée. Cet espace forme ainsi un abri pour la sauvegarde et la préservation de l’humanité des exclus qui, en dehors de cet abri, sont continuellement malmenés, stigmatisés ou sommés de rendre des comptes.

Comme nous le disait, récemment, une usagère en souffrance d’une habitation conforme à sa dignité : "Chez vous, je me repose de l’enfer du monde !" Or, depuis quelques années déjà, cet abri est à l’agonie. Ces dernières années, nous avons en effet assisté à de gros réaménagements politiques de cet abri. Et à des réaménagements qui visaient non pas à sa préservation, mais plutôt à son décloisonnement et asservissement aux différentes injonctions politico-économiques. En clair, l’assistant social est, désormais, prié de considérer les exclus comme un poids financier pour la société. Et si sa mission est désormais celle de la délester de ce poids, alors il se doit de se grimer en boss : non plus donc écouter, secourir et soutenir, en toute indépendance et en dehors de tout calcul ("Le temps, c’est de l’argent !") les exclus, mais plutôt les éduquer et booster : à rechercher un emploi ou un logement, à se réveiller très tôt, à se former, à se discipliner, etc.

En ce sens, le changement partiel, en 2002, de la dénomination du CPAS est parlant : de Centre public d’Aide sociale, nous sommes passés à Centre public d’Action sociale. Non plus donc aider, mais agir sur les exclus. Tout y est ! Bref, il suffit de relever le type de travail social pratiqué dans certains gros secteurs sociaux pour conclure ceci : l’assistant social se doit, désormais, non pas aux exclus, mais à la finance. Plus exactement : il se doit de tout mettre en œuvre afin de colmater ou de boucher les trous de la finance.

Mais ce qui était, hier encore, officieux ou pratiqué entre les lignes, se dit, aujourd’hui, sans aucun tabou. Que lisons-nous en effet dans la Déclaration de Politique régionale (DPR) 2014-2019 ? Que le gouvernement bruxellois estime que "chaque euro" (!) se doit d’être "dépensé en vue de réaliser les priorités définies dans l’accord de gouvernement". Or, on le sait, il y a des milliers de travailleurs sociaux (assistants sociaux, animateurs…) du secteur non-marchand qui sont rémunérés par des euros régionaux : directement (les Agents contractuels subventionnés ou ACS, par exemple) ou indirectement (les subventions accordées aux ASBL). Ces travailleurs, nous est-il dit ainsi, devront se vouer, corps et âme, non pas aux exclus, mais aux seules priorités établies par le gouvernement. Et quelles priorités ?

Si la DPR ne fait nullement de l’accueil des êtres qui souffrent de l’exclusion sociale une priorité, et tel est malheureusement le cas, alors les travailleurs sociaux n’existeront tout bonnement plus ! Ainsi, à l’heure même du chômage et de la crise du logement en Région de Bruxelles-Capitale, sur les 89 pages de cet accord du gouvernement bruxellois, nous ne trouvons qu’une seule et unique fois le mot de "souffrance". Mais pas n’importe quelle souffrance : celle subie par l’"animal" ! Est-ce donc à dire qu’il n’y a plus d’humains qui souffrent en région bruxelloise ? C’est à croire !

Le fait d’enrôler des travailleurs sociaux - alors même qu’ils dépendent d’ASBL aux approches politiques ou philosophiques riches et multiples - dans des projets gouvernementaux comporte un nom : instrumentalisation. Et le propre de toute instrumentalisation est celui d’évacuer l’ensemble des connaissances et de l’expérience acquis par ces travailleurs au seul et unique bénéfice du supposé savoir des Experts, c’est-à-dire des Evaluateurs privés. Car, ne l’oublions jamais, la plupart des réformes politiques (celle des ACS n’y échappe pas) ont en effet été dictées par des études réalisées par des sociétés (privées) expertes en marketing, c’est-à-dire des sociétés qui ne pensent, ou plutôt, ne calculent qu’en fonction du seul et unique paradigme libéral - paradigme où l’homme, on le sait, y est un loup pour l’homme.

A l’instar des Experts de la série télévisée qui ouvrent et dissèquent le corps des humains qu’ils réduisent, sans aucun état d’âme, à des bouts de viande, les Experts d’Etat, eux, détricotent et démantèlent des acquis sociaux qu’ils ratatinent, sans aucun état d’âme, au simple statut de charges financières. Pour eux, il y a donc non pas des humains derrière ces acquis, mais des charges à "dé-charger" !

A propos des ACS, il nous est dit aussi que ces postes se devront d’être, pour les jeunes, des tremplins vers des emplois qui ne dépendent plus de deniers régionaux. Du coup, puisque ces jeunes n’y feront que passer, les services sociaux ou autres qui dépendent de postes ACS verront la qualité de leur service réduite à néant. L’abri que dispense le travail social est pareil à un refuge où les exclus, après avoir fermé la porte, témoignent des diverses sommations et vexations socio-économiques qu’ils subissent. Or, il est demandé, aujourd’hui, aux travailleurs sociaux de maintenir désormais cette porte grande ouverte afin que la grosse voix gouvernementale puisse s’y introduire et régir l’ensemble des rapports sociaux des deux partenaires en présence.

Après son agonie, l’abri se verra, du coup, détruit, saccagé, liquidé ! Hors abri, l’exclu ne sera ainsi plus écouté, mais contrôlé; plus accompagné, mais secoué; plus aidé, mais moralisé; bref, plus humanisé, mais outragé. Le travail social partira en fumée et des exclus qui parlent aux murs peupleront nos rues. Faute, par ailleurs, de trouver un lieu ou un espace où ils pourront livrer, à des travailleurs sociaux, les différentes impossibilités ou divers déboires (matériels, psychiques…) qu’ils rencontrent dans leur existence et être ainsi entendus pour ce qu’ils sont et non pas pour ce que le gouvernement aimerait qu’ils soient, le risque existe que des exclus, désespérés face donc à cette surdité sociale totale, passent à l’acte : suicide ou agression.

Ce que le gouvernement ne voudra point entendre (l’impossibilité du plein-emploi ou la crise du logement), ils le feront donc, probablement, retentir par des voies plus funestes - pour eux, surtout et nous, ensuite.

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11 février 2015

Les passagers s’opposent à l’expulsion d’une jeune femme vers Kinshasa

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20150211_00600269

Plusieurs passagers se sont révoltés mardi dans un avion en partance pour Kinshasa, au départ de Brussels Airport. Ils s’insurgeaient contre l’expulsion vers la République démocratique du Congo d’une passagère.

Quatre d’entre eux ont été arrêtés administrativement, mais relaxés quelques heures plus tard, indique la police fédérale mercredi matin. Un cinquième passager initialement soupçonné de coups et blessures volontaires sur un policier a été relaxé après son audition et à la suite de l’enquête, ajoute le porte-parole du parquet de Hal-Vilvorde.

Un policier a été légèrement blessé, mais il s’est avéré qu’il s’agissait de blessures involontaires à la suite d’une chute.

«L’avion était prêt à partir, mais le commandant de bord a fait appel à la police pour évacuer les passagers agités», relate la porte-parole de la police fédérale. La femme qui devait être expulsée ne s’est quant à elle pas rebellée, mais n’est pas partie sur le vol perturbé, assure Kim Daenen, la porte-parole de Brussels Airport.

Nouvelle rébellion à Paris

Selon la porte-parole de l’Office des étrangers Dominique Ernould, la jeune femme a été embarquée le même jour sur un second vol qui faisait escale à Paris. Des passagers se sont à nouveau rebellés pour empêcher l’expulsion, et l’intéressée a été descendue de l’avion au moment de l’escale à Paris. Les procès-verbaux français ne sont pas encore parvenus à l’Office des étrangers.

La jeune femme, 26 ans, est revenue mercredi matin sous escorte et a été replacée en centre fermé en vue d’une prochaine tentative d’expulsion. Elle avait fait par le passé plusieurs demandes d’asile ainsi que de régularisation pour raison médicale et humanitaire, qui ont toutes été refusées. Elle n’a jamais donné suite aux ordres de quitter le territoire.

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20 novembre 2014

Invitation à la présentation du premier numéro de la revue de l'ALMK : Extimité

Association des Locataires
de Molenbeek et Koekelberg (ALMK)
Boulevard du Jubilé 54
1080 Bruxelles.
Tél. 02/4102965.
Fax.02/4102965.
E-mail : associationdeslocataires@hotmail.com

Molenbeek, le 20 novembre 2014

Madame, Monsieur,

Objet : invitation à la présentation du premier numéro de la revue de l'ALMK : Extimité.

L'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK) a le plaisir de vous inviter à la présentation du premier numéro de sa revue Extimité [1] : Sur la question du logement à Bruxelles. Le numéro est d'ores et déjà disponible à la librairie Tropismes (Galerie des Princes, 11 à 1000 Bruxelles) ou sur commande à cette adresse : associationdeslocataires@hotmail.com.

Comme d'autres associations, l'ALMK constate non pas une atténuation, mais une réelle aggravation des situations sociales de «crise locative» - du moins, pour les personnes et familles dites «défavorisées». Et les «solutions» - politiques ou autres - à ces situations, autre constat, bien loin d'abonder, elles, semblent s'assécher. Du coup, les êtres qui vivent, endurent, corps et âmes, ces situations, font désormais face à des «murs» réels : mur en effet sont les longues, très longues listes d'attente pour un logement social; mur sont les loyers prohibitifs du secteur locatif privé;mur sont les propriétaires privés qui leur réclament des fiches de revenu dont ils - ces êtres infortunés - ne disposent pas; mur sont les travailleurs sociaux qui répondent à leur désarroi ou détresse par un : «On ne sait rien faire pour vous!»; mur est ce processus d'exclusion auquel ils assistent, médusés, impuissants : le processus de gentrification;mur est aussi le mépris, l'arrogance ou la surdité institutionnelle à laquelle ils sont quotidiennement confrontées dans leur entreprise de faire, tout simplement, entendre leur souffrance, situation d'urgence; etc. . Bref, il suffit de regarder autour de soi, des locataires qui parlent aux murs se font de plus en plus nombreux. D'où le passage, chez certains, de la «crise locative» à la «crise subjective», voire au «passage à l'acte» désespéré...

Lors de notre présentation d'Extimité, nous lirons ainsi quelques passages qui iront d'une critique de la Déclaration de Politique Régionale (DPR, 2014) – pour laquelle, désormais, l'être de l'«homme» est rabougri au stade d'un simple «capital» ! - à la Gentrification tout en passant par l'idéologie de «la mixité sociale» ou par «la machine réglementaire» qui avec ses sentences calculées n'accorde plus aucune place à «la parole» des êtres en souffrance d'une habitation conforme à leur dignité.

La présentation aura lieu le mercredi 10 décembre 2014 de 14h00' à 16h00', aux locaux de l'ALMK sis boulevard du Jubilé 54 à 1080 Bruxelles.

Enfin, l'ALMK depuis quelques jours s'est dotée d'un «mini site» : http://www.guidesocial.be/almk/. Les personnes intéressées trouveront, outre une présentation de notre association et de ses activités, le dernier numéro du Journal des habitants (automne 2014) dans lequel ils pourront – en guise d'introduction à notre présentation du 10/12/14 - lire un long article sur Crise du logement et crise subjective.

En espérant vous rencontrer le 10 décembre, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments les plus distingués.

Gaëtan SGUALDINO
Président de l'ALMK

1. Lors de la présentation, un éclaircissement sera apporté sur ce nom – d'apparence incongru, bizarre, indigeste - : Extimité.

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17 novembre 2014

Sans-abri: Fremault dément tout report dans la mise en place du dispositif hivernal

http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/sans-abri-fremault-dement-tout-report-dans-la-mise-en-place-du-dispositif-hivernal-54663f7c3570a5ad0ee35308

BELGA Publié le vendredi 14 novembre 2014 à 18h44 - Mis à jour le vendredi 14 novembre 2014 à 18h46

BRUXELLES

Dire que le plan hivernal d'hébergement des sans-abri mis en oeuvre à partir de vendredi a été retardé pour des motifs budgétaires est faux, a affirmé vendredi la ministre bruxelloise en charge de l'Aide aux Personnes Céline Fremault (cdH). Il n'est par ailleurs pas établi que mort d'un SDF survenue au cours du week-end dernier soit la conséquence des conditions météo rigoureuses et de l'absence de dispositif d'accueil dans ces conditions. L'enquête en cours devra déterminer les circonstances de ce malheureux décès, a-t-elle dit.

Mme Fremault était interrogée notamment par Evelyne Huytebroeck (Ecolo) au sujet du report du plan "grand froid" et du financement prévu par l'autorité fédérale, mais aussi par Mathilde El Bakri au sujet des circonstances du décès d'un personne sans abri, que celle-ci a attribué aux premières rigueurs de la météo à l'approche de l'hiver.

Selon Mme Fremault, il n'est pas exact de prétendre que le plan hivernal a été reporté pour des raisons budgétaires, d'autant que les montants prévus par la Commission Communautaire Commune pour la période 2014-2015 ont été provisionnés bien à temps.

L'intervention du gouvernement fédéral pour le dispositif hivernal de deuxième ligne n'a pas non plus été reportée. La secrétaire d'Etat fédérale chargée de la Lutte contre la pauvreté, Elke Sleurs (N-VA), a visité la semaine dernière le bâtiment y réservant 400 places à Schaerbeek à partir du début du mois de décembre, "comme chaque année", a ajouté la ministre cdH.

Le report dont l'inspection des finances a fait état porte, d'après elle, sur l'enveloppe de 50.000 euros que chacun des CPAS des cinq grandes villes du pays reçoit dans le cadre plus général de la lutte contre le "sans-abrisme".

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