Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

20 novembre 2017

"La population bruxelloise vit dans un air dangereux et malsain"

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/3314818/2017/11/20/quot-La-population-bruxelloise-vit-dans-un-air-dangereux-et-malsain-quot.dhtml

20/11/17 - 06h02  Source: Belga

Les médecins tirent la sonnette d’alarme

© belga.

Les quotidiens Le Soir et De Standaard publient lundi une lettre ouverte, transmise par "une centaine" de médecins de Belgique, qui souhaitent "tirer la sonnette d'alarme" auprès des autorités fédérales et régionales bruxelloises au sujet de la pollution atmosphérique. "Malgré l'obligation des autorités de garantir un air plus sain depuis 2010, la population vit dans un air dangereux et malsain", préviennent les scientifiques.

"La pollution de l'air nuit gravement à la santé des Bruxellois et des navetteurs, et particulièrement à celle des enfants, des personnes âgées et des personnes déjà atteintes d'une maladie", ajoute le texte, qui précise que, de nos jours, "même les non-fumeurs courent le risque de mourir d'un cancer du poumon". Du risque cardiovasculaire à l'asthme en passant par des troubles cognitifs: les effets de la pollution de l'air sont liés en Belgique à "une réduction importante de l'espérance de vie qui se traduit annuellement par au moins 632 décès prématurés". 

Economie
"Ceci pourrait être évité si Bruxelles appliquait les normes de l'OMS et respectait les taux de concentration moyenne de particules fines de 20 microg/m³", assènent les auteurs. "Le gain d'espérance de vie se traduirait par une économie d'un montant impressionnant de plus de 758 millions d'euros par an". 

Droit fondamental
"Dans le cas de la pollution de l'air, la recherche scientifique ne laisse pas d'ambiguïté sur les causes que nous devons viser pour protéger les citoyens", et la résolution de ce problème "incombe à notre gouvernement et à nos ministres". "Un air sain est d'ailleurs un droit fondamental et universel", souligne la lettre ouverte, qui évoque une "crise de santé silencieuse et inacceptable". Les médecins pointent une politique insuffisante, notamment dans le cadre du Plan Air-Climat-Énergie mis sur pied par le gouvernement bruxellois en 2016, qui "ne satisfait pas (...) aux exigences de la directive européenne en matière de qualité de l'air (directive 2008/50/CE)". 

Diesel
En cause, principalement: l'usage abusif dans la capitale de véhicules diesel, pour lesquels les auteurs réclament notamment une obligation d'usage de filtre à suie jusqu'à une interdiction complète. Une amélioration de l'offre en matière de mobilité "propre" et le découragement fiscal de la mobilité fossile sont également exigés.

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28 septembre 2017

Les grosses fortunes ont proliféré dans le monde en 2016

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/3271106/2017/09/28/Les-grosses-fortunes-ont-prolifere-dans-le-monde-en-2016.dhtml

Les grosses fortunes ont proliféré dans le monde en 2016. Le patrimoine cumulé a crû de 8,2% en rythme annuel, pour atteindre 63.500 milliards de dollars (près de 54.000 milliards d'euros). Le nombre de millionnaires atteint un nouveau record mondial.

La croissance du patrimoine s'est ainsi accélérée par rapport à l'année précédente, observe le cabinet de conseil Capgemini dans sa dernière étude sur la fortune mondiale publiée jeudi. En 2015, la fortune cumulée avait progressé à un taux de 4% "seulement".

Le nombre de millionnaires de par le monde a aussi augmenté plus rapidement, de 7,5% sur un an, après 4,9% en 2015. A la fin de l'année dernière, Capgemini dénombrait 16,5 millions d'individus. 

Croissance au ralenti
Pour appartenir à ce club, il faut posséder un patrimoine supérieur à un million de dollars (environ 850.000 euros), mais les pièces de collection et autres produits de consommation de luxe ne comptent pas.

Les trois grandes régions Asie/Pacifique, Amérique du Nord et Europe ont contribué de manière égale à la croissance du nombre de particuliers extrêmement fortunés (HNWI), relève Capgemini. La croissance a toutefois quelque peu ralenti en Asie/Pacifique, alors que la dynamique de l'année précédente s'est poursuivie en Europe et en Amérique du Nord.

Certains marchés, parmi lesquels la Russie et le Brésil, ont pu renforcer leur position parmi les 25 pays abritant le plus de millionnaires. Après un léger repli en 2015, la Russie a enregistré la plus forte croissance, avec une hausse d'environ 20% du nombre de HNWI et de leur fortune.

Dans le top 25, seul le Mexique a vu le nombre de ses millionnaires reculer sur un an (-2%). La Suède fait son entrée pour la première fois dans ce classement, tandis que la France dépasse le Royaume-Uni pour entrer dans le top 5.

Les States en tête
Les pays abritant le plus de millionnaires restent inchangés sur un an. Les Etats-Unis sont toujours largement en tête avec 4,8 millions de personnes, suivis par le Japon (2,9 millions), l'Allemagne (1,3 million) et la Chine (1,1 million).

Globalement, les ultra-riches, disposant d'une fortune de plus de 30 millions de dollars, ont fait encore mieux que les "simples" millionnaires. Leur nombre a augmenté de 8,3% à 157.200, alors que leur patrimoine a progressé encore plus fortement. Représentant seulement 1% du total des HNWI, ils possèdent pourtant 34,5% de la fortune totale des millionnaires.

Capgemini anticipe à l'avenir une croissance moyenne annuelle d'environ 5,9% du patrimoine des personnes très fortunées. Celui-ci devrait atteindre plus de 100 milliards de dollars d'ici à 2025.

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Les salaires augmentent bien plus faiblement qu'avant la crise

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3270580/2017/09/27/Les-salaires-augmentent-bien-plus-faiblement-qu-avant-la-crise.dhtml

La progression des salaires dans la plupart des économies avancées reste sensiblement inférieure à ce qu'elle était avant la récession de 2008-2009, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), pointant du doigt le recours au temps partiel.

"C'est le cas y compris pour les pays où le taux de chômage est désormais au même niveau, voire inférieur aux taux moyens enregistrés dans les années précédant la récession", constate l'institution dans ce rapport publié mercredi en prélude de son assemblée annuelle en octobre.

Cette tendance s'inscrit dans un contexte de recours au temps partiel non désiré, d'une faible productivité et d'attentes d'une inflation basse. Le travail à temps partiel non désiré se définit par un emploi de moins de 30 heures hebdomadaires bien que les employés souhaitent travailler davantage. 

Aux Etats-Unis, le recours à ce temps partiel est ainsi passé de 0,8% en 2007 à 1,3% en 2016. Dans le même temps, il a atteint 3,9% au Royaume-Uni contre 2,4%. En France, il a même bondi à 7,8% contre 5,3%.

"Alors que le temps partiel non voulu aurait davantage pu soutenir l'emploi (...), il apparait qu'il a affaibli la croissance des salaires", observe le FMI.

Il pointe également la part croissante du recours aux contrats à durée déterminée et une réduction du nombre d'heures travaillées par employé en particulier parmi les personnes qui ont un niveau de compétence faible ou moyen.

Les changements technologiques et les rigidités dans certains pays découragent par ailleurs les entreprises à recruter à temps plein.

Le Fonds précise que dans les pays "où le taux de chômage est inférieur à son taux moyen d'avant crise, la faible augmentation de la productivité pèse le plus --environ aux deux tiers-- sur le ralentissement de la progression nominale des salaires depuis 2007".

A l'inverse, la croissance de la productivité a relativement moins d'impact sur les salaires dans les pays où le chômage est resté élevé.

Le Fonds monétaire international invite en conséquence les politiques à s'attaquer au problème des travailleurs à temps partiel en renforçant par exemple l'éducation secondaire et supérieure.

Il préconise aussi d'élargir le salaire minimum aux travailleurs à temps partiel, de leur offrir une paie annualisée au prorata, des congés maladies et familiaux pour plus de parité avec les employés à temps plein. Enfin, il suggère de leur proposer des formations pour maintenir leur niveau de compétences.

Le FMI relève néanmoins que toute mesure devra être prise sans compromettre la flexibilité sur le marché de l'emploi et la création d'emplois.

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Impayable, le revenu universel? «C’est la pauvreté qui coûte cher!»

http://plus.lesoir.be/116459/article/2017-09-27/impayable-le-revenu-universel-cest-la-pauvrete-qui-coute-cher

MIS EN LIGNE LE 27/09/2017 À 17:16 - CORENTIN DI PRIMA

Rutger Bregman, Utopies réalistes, Seuil, 256 pages, 20€

Rutger Bregman a publié un essai qui suscite de l’engouement dans le monde entier. Il plaide pour l’instauration d’un revenu universel et une réduction drastique du temps de travail.

La véritable crise de notre temps n’est pas que nous n’avons pas la vie facile ou qu’elle risque de devenir plus dure. Non, la véritable crise, c’est que nous n’avons rien de mieux à proposer ». Et si la clé pour comprendre la crise de nos démocraties résidait dans cette formule ? Son auteur, l’historien néerlandais Rutger Bregman, a publié un ouvrage dont le succès va croissant. Son titre : Utopies réalistes. Paru en 2016, il a déjà été traduit dans 17 langues et figure en tête des meilleures ventes dans plusieurs pays. La traduction française vient de paraître au Seuil.

À contre-courant de la conception dominante qui réifie le travail, le salut de nos sociétés, dit-il, passe par l’instauration d’un revenu de base universel et la réduction collective du temps de travail. Car on l’a un peu oublié, dit-il, mais jusqu’aux années 80, et la prise de pouvoir de Reagan et Thatcher, c’était même l’horizon du capitalisme : la technique libérerait du temps pour s’occuper des choses qui nous importent vraiment. L’auteur en fait les nouveaux horizons collectifs à viser pour soigner nos crises sociales : les dépressions – première cause de maladie dans le monde d’ici 2030, estime l’OMS – et les burn-out ont explosé ces dernières années ; et la pauvreté, qui subsiste alors que nous n’avons jamais été aussi riches et que nous avons les moyens financiers pour la faire disparaître. « Nous devons pour cela repenser complètement notre façon d’envisager ce qu’est le travail ».

Rutger Bregman ne se contente pas d’un plaidoyer pro allocation universelle. Il appuie son argumentation sur de nombreuses données scientifiques et expériences menées en la matière. Et il y en a davantage que l’on peut communément le penser (lire ci-contre). C’est en changeant de logiciel, dit-il, qu’on pourra « débloquer l’avenir ».

On n’a jamais été aussi riches, mais on n’a jamais été aussi perdus. C’est le constat de départ de votre livre. Sans utopies, nous sommes au point mort ?

Face à une montagne, il y a deux attitudes possibles : regarder le prochain sommet à gravir ou regarder en bas. Le monde occidental a adopté cette seconde attitude. On est devenu très anxieux. C’est le signe que nous avons besoin de nouvelles utopies. Il y a une bataille politique pour certains concepts comme la liberté, l’efficacité, le progrès, l’innovation. Ces idées étaient jusqu’il y a peu associées à la gauche. Aujourd’hui, on associe ces idées à la droite, qui a détourné ces concepts, tandis que la gauche a commencé à être contre : contre le progrès, contre la croissance, etc. Il faut trouver de nouveaux horizons positifs, pour que le progrès soit à nouveau synonyme d’espoir. C’est ce que peut incarner l’idée d’un revenu universel. Il peut rendre de la liberté aux gens, leur rendre le contrôle de leur vie, rendre l’Etat social plus efficace en éradiquant la pauvreté. Ce serait abandonner le langage paternaliste « oh les pauvres petites gens, on doit avoir pitié d’eux » et adopter un langage de progrès. Les gens n’aiment pas qu’on les prenne en pitié.

Deux critiques principales sont opposées à cette idée : c’est impayable et ça signerait la fin de l’Etat social ; ça pousserait les gens à l’oisiveté. Que répondez-vous ?

Les gens vont arrêter de travailler et devenir paresseux ? Mais regardons les preuves scientifiques. Il ne s’agit pas d’idéologie, de fantaisie ou juste de théorie. Il y a eu par le passé un tas d’expériences qui discréditent cette théorie de l’oisiveté généralisée : elles montrent que donner un revenu de base à tout le monde fonctionne très bien. Les gens veulent faire quelque chose de leur vie. Ils ne deviennent pas massivement paresseux. L’argent gratuit, ça marche !

On n’a pas les moyens de financer un tel système ? Ce qu’on n’a vraiment pas moyens de se payer, c’est la pauvreté ! Elle coûte beaucoup trop cher : en dépenses de santé, d’éducation, en taux de criminalité, etc. Nous devons complètement l’éradiquer et investir dans la capacité des gens à contribuer à la richesse collective. On n’a pas les moyens non plus de se permettre qu’un tiers des gens qui ont un travail le trouvent inutile, estiment qu’il n’apporte rien à la société. Une personne sur trois ! Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais des études menées dans différents pays européens. De professeurs à ingénieurs, nos plus brillants esprits sont devenus banquiers et comptables. Ils dépensent leur énergie à inventer de nouveaux produits financiers. Ça, c’est un réel gâchis.

À gauche comme à droite, il y a ses défenseurs et ses détracteurs…

C’est une idée qui dépasse le traditionnel clivage gauche-droite. Le revenu universel est de gauche, parce que le revenu universel éradiquerait la pauvreté et que dans ma vision il serait financé de manière à réduire les inégalités. Et il est de droite, parce qu’il est censé donner aux gens davantage le choix de ce qu’ils veulent accomplir, davantage de liberté individuelle. Pour la gauche, il serait un complément à l’Etat-Providence, l’accomplissement ultime de la social-démocratie. La vision d’un revenu universel remplaçant l’Etat-Providence, c’est la porte ouverte à un désastre social. Et pour la droite, il serait l’accomplissement du capitalisme, qui valorise la capacité à prendre des risques, l’initiative individuelle.

En quoi octroyer un revenu de base, ou diminuer le temps de travail, permettrait de lutter contre le phénomène des « bullshit jobs » ?

Si vous avez fait des études, parfois longues, pendant lesquelles vous avez acquis de nombreuses compétences, par exemple les mathématiques, et que vous commencez à travailler pour une entreprise qui, par exemple, participe à la spéculation financière, à un certain moment vous risquez de tomber en dépression ou de faire un burn-out. C’est d’ailleurs devenu une épidémie. Il faut répondre à ce phénomène collectivement. En construisant une économie différente, aux motivations différentes. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais pas à pas. Pour cela, nous devrons être ouverts à de nouvelles expériences.

Pour réenchanter nos sociétés, vous plaidez pour le retour de grands idéaux collectifs. Mais nos sociétés sont très individualistes, fragmentées, désormais. Est-on encore capable de se mobiliser à l’échelle d’une société, au-delà de sa bulle ?

Oui, c’est tout à fait possible. Le vrai problème n’est pas que nous sommes dans des bulles, mais que nos bulles sont trop petites. Si nous faisons éclater nos bulles, nous devenons plus puissants. De par le monde, des millions de personnes aspirent à de nouvelles idées, au changement. À tel point que quelqu’un comme Donald Trump a même été élu ! Parce qu’il promettait le changement. Même si l’on peut déplorer ce que ça implique dans sa vision, il s’est présenté comme une alternative. Il avait une histoire à raconter. À gauche et au centre, cette histoire fait défaut. Or, il y a une demande pour un récit plus optimiste, rassembleur, tourné vers des conquêtes collectives. Il y a énormément d’énergie, de potentiel, pas ou mal utilisé dans nos sociétés. J’ai pu le constater dans tous les pays où j’ai présenté mon livre. Il est traduit aujourd’hui en 25 langues. Quand j’ai commencé à l’écrire, l’idée d’un revenu universel était dans les limbes. Aujourd’hui, on en entend parler partout. Donc oui, il y a des raisons d’avoir de l’espoir.

Plaider pour le revenu universel, la semaine de 15h et l’ouverture des frontières, cela va à contre-courant des discours dominants qui, de droite à gauche, érigent l’emploi et le travail en valeur cardinale. Pourtant, votre livre rencontre un énorme succès. Comment l’interprétez-vous ?

En France notamment, il y a une tradition du « déclinisme ». Elle est surtout entretenue par – pour caricaturer – des vieux hommes blancs qui affirment que les choses iront toujours plus mal. À un moment donné, les gens en ont marre. C’est comme ça que j’interprète le succès de mon livre. Ils disent : « Nous voulons quelque chose de neuf, quelque chose de positif pour l’avenir ». Je ne dis pas qu’en instaurant un revenu universel, tout va s’arranger. Ce que je dis, c’est que ça pourrait être différent, qu’il n’y a pas de fatalité. Les jeunes notamment recherchent cela.

Vous estimez aussi que les temps sont mûrs pour une réduction massive du temps de travail, à 15h par semaine. Or, on n’arrête pas d’allonger les carrières et de pousser les gens à travailler plus, au prix de plus en plus souvent il est vrai de leur santé. En quoi cette utopie est-elle réaliste ?

Dans les années 60 et 70, économistes, sociologues, philosophes, quasi tous les intellectuels étaient persuadés qu’on travaillerait toujours moins. Pendant un certain temps, c’était même l’horizon du capitalisme : la technique libérerait du temps pour s’occuper des choses qui nous importent vraiment. Nous l’avons oublié. Dans mon livre, j’essaie de le rappeler et de montrer qu’on peut construire ce monde-là, mais nous devons pour cela repenser complètement notre façon d’envisager ce qu’est le travail. Un tas d’activités non rémunérées sont extrêmement importantes pour la vie en société, tandis qu’un nombre important de jobs rémunérés ne le sont pas. La réduction du temps de travail procurerait des bénéfices sociaux importants.

Mr Revenu universel

Né en 1988 en Zélande, Rutger Bregman est historien de formation. Il est également journaliste-chroniqueur pour le magazine en ligne néerlandais « De Correspondent » et donne des conférences dans le monde entier depuis qu’il a publié son quatrième ouvrage, « Utopies réalistes ». Le succès du livre lui vaut, aux Pays-Bas, le surnom de « Monsieur revenu universel ».

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22 septembre 2017

"Quel est donc le désir qui anime le travailleur social d'aujourd'hui ?" - Invitation

Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg
54, Boulevard du Jubilé, 1080 Bruxelles

Tel/fax: 02/410.29.65 - Email: associationdeslocataires@hotmail.com

Madame, Monsieur,
Chers collègues,

L'équipe de l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg a le plaisir de vous convier à une rencontre qui se tiendra le 19 octobre 2017 de 14h à 17h au sein de l'Auberge de Jeunesse de Molenbeek, située au 4 rue de l'Eléphant à Molenbeek.

Cette rencontre consacrée au travail social s'intitule : "Quel est donc le désir qui anime le travailleur social d'aujourd'hui ?"
Afin d'en savoir plus vous trouverez ci-dessous l'argument de cette rencontre lors de laquelle nous espérons pouvoir vous rencontrer.
L'équipe se tient à votre disposition pour tout renseignement éventuel.
Bien cordialement,

Ben Merieme Mohamed
Coordinateur

Merci de vous inscrire en répondant par email (associationdeslocataires@hotmail.com) ou par téléphone au 02/410.29.65

Quel est donc le désir qui anime le travailleur social d'aujourd'hui ?

«Il est certain que se coltiner la misère du monde, c'est entrer dans le discours qui la conditionne, ne serait-ce qu'au titre d'y protester..» (Jacques LACAN).

«Le désir, ce qui s'appelle le désir, suffit à faire que la vie n'ait pas de sens à faire un lâche.» (Jacques LACAN)

«Ne tombez pas amoureux du pouvoir.» (Michel FOUCAULT)

D'emblée une anecdote1. Lors d'une réunion récente avec des travailleurs sociaux d'associations focalisées sur «le travail avec les jeunes», nous nous étions autorisés à poser à ces derniers quelques questions : Les jeunes que vous rencontrez ont-ils des angoisses, dorment-ils bien la nuit ? Vivent-ils leur être-au-monde sans difficultés (cf., par exemple, la religion qui tente à conférer un Sens à cet être-au-monde) ? Ces jeunes sont-ils, par ailleurs, tous pareils ? (Ces associations les prenaient en effet comme un bloc compact et homogène.) Chacun de ces jeunes n'a-t-il pas une histoire, un parcours de vie, des soucis, des désirs ou des amours qui l'éloigne fondamentalement de son assimilation à «l'autre jeune»? Les «projets» que vous leur proposez ne sont-ils pas, par ailleurs, des manières de voiler le ou les malaises sociaux que ces jeunes vivent chaque jour ?... A ces diverses et – à nos yeux - légitimes questions, quel n'avait pas été notre étonnement d'entendre ces travailleurs nous rétorquer, en chœur, que nos questions «ne menaient à rien» (!) et qu'il fallait plutôt «s'attacher à occuper ces jeunes», à «les aider à trouver un emploi»... Ces travailleurs sociaux parlaient donc comme de réels politiciens !2... C'était inouï !...

C'est un fait : le travail social n'est assurément plus, aujourd'hui, dépositaire d'une langue singulière ou bien à lui. Il a fait désormais sienne la langue politique, celle dont les diktats ne visent qu'un seul et unique objectif : «La bonne gouvernance», autrement dit, qui visent à ce que l'actuel discours néolibéral puisse «marcher» sans accrocs. De ce fait découle cette retombée majeure et fâcheuse : En s'inféodant ou en étant animé par la seule langue politique, le travail social se déconnecte, du coup, de la langue propre aux «réels des situations sociales» véhiculés par la parole des usagers, des «jeunes» ou des «exclus».

Nous appelons «réels des situations sociales» ces réels qui, précisément, freinent ou plutôt objectent à l'harmonieuse «marche» du discours néolibéral : exploitation, chômage, exclusion, crise du logement, délinquance, toxicomanie, présence de «sans papiers», de «SDF» ou de «bandes urbaines»... .

Contrairement à la langue politique soucieuse de «gestion des populations», de «santé économique», de «restriction budgétaire», d' «austérité», de «sécurité», de «propreté» ou encore de «piétonniers», la langue du travail social se forge, elle, au contact de «réels» ou – pour s'opposer à l'actuelle volonté politique obsessionnelle de «propreté» - de «saletés» : misères sociales, dépressions, angoisses, exploitations, errances subjectives, ségrégations, racisme, violences (politiques, économiques et/ou institutionnelles), insalubrité (locative), manque(s) (d'argent, d'un toit, d'un emploi...)… La langue du travail social ne peut donc pas ne pas être empreinte ou éclaboussée par des «saletés» !... En réalité, la langue du travail social se doit d'être, nécessairement, «sale» - pour ne pas dire, en reprenant Georges BATAILLE, socialement et politiquement, «maudite» !... Et d'autant plus «sale» que le travail social - ne l'oublions pas ! - est lui-même enfant du «sale».3

«Les travailleurs sociaux d'aujourd'hui ne voient plus à quel point que c'est non pas le «ça marche !», mais le «ça rate !» qui les anime. Ils ne voient même pas que leur «table ronde» et débats gravitent précisément autour du «ça rate !» - que c'est donc ce dernier qui les «réunit», étreint – et rémunère aussi.»

Or, à l'heure du déferlement de la novlangue ou de la langue managériale qui sait que rabougrir le monde des mots, c'est rabougrir le monde des choses et qui réussit ainsi, peu à peu, à supprimer les mots «sales» ou porteurs de «conflits», de «dissensus», de «violence», d' «inégalité» ou d' «injustice» au seul profit de mots «propres», «familiaux» ou «consensuels», c'est-à-dire de mots qui légitime et voilent un état du monde inique, en guerre, inégalitaire et injuste; mais à l'heure aussi du scabreux enrôlement politique des travailleurs sociaux dans des projets gouvernementaux; à l'heure donc de l'incrustation de la langue managériale dans le lien social et de l'aliénation des travailleurs sociaux à des projets gouvernementaux, il n'est assurément plus du tout aisé de porter fidèlement une langue du travail social – accointée donc aux «réels» ou «saletés» des situations - sans heurter les sensibilités, les âmes pieuses, voire prendre le risque de perdre les subventions même qui alimentent les associations de ceux et celles qui portent courageusement cette langue «sale» dans la Cité. Cette langue est en effet perçue ou entendue, aujourd'hui, comme politiquement incorrecte, violente, agressive, négative, «irrespectueuse des différences» et/ou improductive. En incarnant ou évoquant le «sale», il est manifestement clair que cette langue «divise», est donc susceptible de «réveiller» les consciences. Or, on le sait, l'heure n'est plus du tout au réveil, mais au sommeil dogmatique, somnambulique ou encore festif !...

Ajoutons que lorsque le désir du travailleur social est assujetti à la langue néolibérale, il réduit ignominieusement l'être de l'usager à une simple pâte qu'il s'évertue à modeler à l'aulne des critères, diktats ou formes de cette langue. Mais pas seulement ! En mettant au rancart le «sale», ce désir entraîne aussi, voire surtout, un renforcement du «sale». Un exemple parmi d'autres. Nombreuses sont, on le sait, les associations qui, en Région de Bruxelles-Capitale (RBC), revendiquent depuis de très très nombreuses années «plus de logements sociaux». Or – outre que cette revendication entérine ces sordides équations : pauvres=logements sociaux et pauvres = absence de liberté de circuler et de résider là où ils le désirent - parallèlement à cette revendication, on le sait aussi, la crise du logement en RBC ne cesse, elle, depuis des années, de s'intensifier au point qu'un modeste logement de une chambre avoisine, aujourd'hui, scandaleusement et dans l'indifférence la plus générale, les 750€ (soit plus de 80 % de l'aide sociale mensuelle d'un isolé!). Le «sale» que ces associations s'évertuent à ainsi oublier/taire/nier est que l'actuelle crise du logement est en vérité, économiquement, bénéfique à la RBC ! L'essor de cette dernière repose en effet sur la gentrification ou un «Oust les pauvres !», soit une politique régionale uniquement focalisée – quoi qu'elle dise ! - sur l'appropriation de la RBC par la moyenne et haute bourgeoisie. C'est quasi fait !...

Questionner le désir du travailleur social s'impose donc. Que veut-il des usagers ? A quoi les réduit-ils sans même le savoir ? Quel statut accorde-t-il à la Parole des usagers : moyen de communiquer la demande sociale (ou l'absence de demande) ou moyen dont le «sale» use pour se dire, se révéler ? Quel est son rapport au Pouvoir qui le subventionne : d'inféodation ou d'enseignement ? Est-il accointé à l'attente «imaginaire» d'une Société enfin toute «parfaite» et «harmonieuse» ou au «réel» de l'inexistence d'une telle Société (cf. lutte des classes, antagonisme ou «déchirure sociale», inadéquation entre l'intérêt du particulier et de l'universel, mercantilisme, exploitation, haine, jalousie, maladies, mort...) ? Veut-il, en héros, «changer le monde» ou persévérer, en lâche, dans l'actuel «immonde» ? Etc.

Telles seront quelques unes des questions qui animeront notre table ronde.

Y interviendront les travailleurs sociaux de l'ALMK, des deux Projets de Cohésion Sociale (PCS) que celle-ci coordonne et d'autres qui, jusqu'à présent, ne nous ont pas confirmé leur présence.

1. Anecdote qui est à l'origine même de notre actuel questionnement sur le désir du travailleur social. Nous remercions donc chaleureusement ces travailleurs «politiques» !

2.Les exemples sont assurément nombreux de ces travailleurs sociaux qui en sus de parler comme des politiques collaborent aussi à l'élaboration de projets de lois ou à des arrêtés !... C'est dire l'adoption qu'ils ont fait de la langue du Pouvoir qui certes les nourrit, mais qui meurtrit les usagers ou exclus que ces travailleurs sont censés secourir !

3. Une société, par exemple, juste, non régit par l'inégalité ou «l'horreur économique» (RIMBAUD) (riches/pauvres) ou encore une «Morale des riches» aurait-elle donc produit des travailleurs sociaux ?

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19 septembre 2017

Le squat incriminé: «On oublie le droit au logement»

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20170919_01057372

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L’incrimination du «squat» a été approuvée en Commission de la Chambre. Les socialistes ont épinglé le caractère «déséquilibré» du texte.

La commission de la Justice de la Chambre a approuvé mardi une proposition de loi qui rend pénalement répréhensible l’occupation d’un immeuble sans l’accord du propriétaire. La majorité a soutenu le texte, les écologistes et le sp.a se sont abstenus tandis que le PS et le cdH ont voté contre.

Le sujet mobilise médias et politiques du nord du pays depuis plusieurs mois, à la suite d’un cas complexe survenu à Gand, où un couple séjournant à l’étranger avait retrouvé son immeuble occupé par une famille, sans beaucoup de possibilités d’action.

«Squatter» une habitation n’est pas spécifiquement interdit par la loi. Le propriétaire peut uniquement demander l’expulsion des squatteurs par le biais d’une procédure civile. Commune et police ne peuvent pas non plus entreprendre grand-chose.

La majorité a élaboré un texte pour y remédier, non sans mal, le Conseil d’État ayant rendu un avis très critique sur la première mouture. La proposition soutenue par le gouvernement a été remaniée. Elle différencie l’occupation d’immeubles occupés ou non. Les possibilités d’expulsion immédiate par la police et le parquet y sont étendues, notamment aux squatteurs qui séjournent depuis longtemps déjà dans un immeuble réputé habité, et sans nécessité de prouver l’effraction.

L’extension vaudrait aussi pour le squat d’un immeuble réputé inhabité, mais l’expulsion nécessiterait dans ce cas une plainte du propriétaire ou du locataire. Ce ne serait qu’après analyse des droits de séjour de chacun – propriétaire, locataire et squatteurs – que le juge de paix pourrait ordonner l’expulsion dans un délai d’un mois. Le juge devra en outre avertir le CPAS pour trouver une solution de relogement pour les squatteurs.

«

Le gouvernement fédéral fait le choix des propriétaires privés et non du bien-être de la population en général.

»

L’opposition a déploré la criminalisation de ce genre de problème, qui aurait très bien pu être résolu par l’amélioration de la seule procédure devant le juge de paix et qui risque selon elle d’allonger encore les délais. Elle a invoqué à ce titre une lettre du collège des procureurs généraux regrettant la combinaison du pénal et du civil.

«Cette nouvelle procédure repose sur la conjugaison d’approches pénales et civiles, antagonistes et mutuellement inconciliables, et risque d’apporter aux magistrats et polices locales un surcroît de travail qui les détourne de leurs tâches prioritaires», a écrit le collège.

Les socialistes ont épinglé le caractère «déséquilibré» du texte. «On oublie le droit au logement dans ce texte. Le gouvernement fédéral fait le choix des propriétaires privés et non du bien-être de la population en général», a souligné Karine Lalieux. Le PS s’inquiète également des conséquences de la future loi sur les conflits sociaux: permettra-t-elle demain de déloger des travailleurs qui occupent leur lieu de travail pour empêcher la disparitions de stocks?

Le cdH dénonce un texte mal ficelé. «On ne semble pas s’intéresser à la qualité de la proposition. Le but, c’est de passer dans les médias, c’est tout», a fustigé Christian Brotcorne.

La majorité a au contraire invoqué le caractère «équilibré» du nouveau dispositif et la nécessité de répondre aux inquiétudes de la population. «Le juge de paix reste le juge naturel. A aucun moment, je n’ai fait en sorte que le parquet ne devienne le passe-partout», a ajouté le ministre de la Justice, Koen Geens.

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Les sans-papiers occupant l'hôtel Astrid à Bruxelles expulsés

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3263233/2017/09/19/Les-sans-papiers-occupant-l-hotel-Astrid-a-Bruxelles-expulses.dhtml

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Un huissier de justice accompagné d'agents de police s'est présenté mardi matin à l'ancien hôtel Astrid, dans le centre de Bruxelles, pour signifier un avis d'expulsion aux sans-papiers qui l'occupent depuis le 13 septembre dernier, indique mardi un porte-parole du collectif la Voix des Sans-Papiers. Les occupants devront quitter l'hôtel pour le 25 septembre au plus tard.

  

"Nous espérions pouvoir occuper ce bâtiment jusqu'à la fin de l'hiver, afin de pouvoir reprendre des forces car, au cours de ces derniers mois, nous avons été contraints à de nombreuses reprises de quitter les bâtiments que nous occupions. Nous sommes donc déçus de cette décision du tribunal de première instance qui a donné gain de cause au propriétaire de l'hôtel et demandons au bourgmestre de la Ville de Bruxelles (Philippe Cose, ndlr) de nous trouver une solution de relogement ou de suivre l'exemple de son homologue d'Etterbeek (Vincent De Wolf, ndlr) qui, durant l'été, avait réquisitionné un bâtiment privé vide que nous avons pu occuper", indique Modou, porte-parole du collectif la Voix des Sans-Papiers. 

L'hôtel Astrid était exploité jusqu'au 29 avril 2016 par l'ancien propriétaire, Shoprent. Le nouveau propriétaire Borealis Hotel Group souhaite transformer le lieu en un établissement plus moderne, avec 100 chambres et six appartements. Pour ces travaux, une demande de permis de bâtir avait été introduite le 15 juillet 2016, qui devrait être délivré bientôt. 

Mais une soixantaine de migrants occupent le bâtiment depuis mercredi dernier. Le collectif La Voix des Sans-Papiers avait alors indiqué vouloir prendre contact avec le propriétaire des lieux et espérer qu'une solution plus pérenne serait trouvée à l'approche de l'hiver. 

Borealis a néanmoins introduit un recours auprès du tribunal de première instance de Bruxelles, après quoi le président du tribunal a octroyé un mandat d'évacuation du bâtiment. Le document a été affiché à l'entrée et les occupants ont à présent cinq jours pour quitter les lieux.

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Déménagement forcé du squat Léopold

http://www.dhnet.be/regions/namur-luxembourg/demenagement-force-du-squat-leopold-59bab4e8cd70fc627d84d4ea

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Tombeur Robert Publié le vendredi 15 septembre 2017 à 06h00 - Mis à jour le vendredi 15 septembre 2017 à 06h00

Namur-Luxembourg Tout s’est passé sans haine, sans racisme, sans violence

Mardi, Ludwig Simon, le leader des SDF namurois, avait pu obtenir un rabiot de 48 h de la SA BESIX, propriétaire des locaux squattés. C’est donc ce jeudi que les occupants du squat Léopold devaient avoir vidé les lieux (une série d’ex-magasins portant les numéros de 7 à 18).

Ludwig avait donné sa parole que tout se passerait bien. "Mais , a-t-il confié, nous sommes arrivés chacun avec un sac et nous devons repartir avec des tables, des chaises, des frigos, un congélateur, des vêtements…"

Ludwig aurait aimé pouvoir disposer d’une aide de la Ville pour stocker les dons reçus dans la consigne située derrière la gare, en attendant de trouver mieux ! Hélas, rien ne semblait avoir été prévu à cet effet. Entre-temps, nous avons appris que la police n’avait reçu aucun ordre pour évacuer le squat par la force, au grand soulagement des occupants, parmi lesquels se trouvaient des personnes en grande détresse psychologique.

"Moi-même, je suis au bord du burn-out et de l’épuisement. J’aimerais tant pouvoir souffler quelques heures mais je ne peux pas me permettre du relâchement pour l’instant !", nous a confié un Ludwig prêt à éclater en sanglots ! Et de continuer : " J’ai montré que quelque chose de bien était possible. Notre présence a permis le retour dans le square de mamans avec leurs enfants. Ben oui : les drogués et les dealers n’étaient plus là ! Le voisinage a approuvé notre démarche : il est venu spontanément nous apporter à manger."

Les projets de Ludwig et de son groupe sont simples : gérer en bon père de famille une maison où ils pourraient lancer un projet pédagogique qui compte beaucoup, à savoir ramener sur le " droit chemin" les jeunes qui sont à la rue en leur demandant de devenir responsables et abstinents en alcool et en drogues !

Jeudi après-midi, nous apprenions que l’huissier chargé de constater le départ des SDF était passé vers 13 h 30. Il a pu se rendre compte que le départ du square Léopold était bien entamé. Les ex-squatters devaient passer la nuit à l’Abri de Nuit !

R.Tom

Tombeur Robert

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Bruxelles: occupation du Palais Royal !

https://fr.squat.net/2017/09/04/bruxelles-occupation-du-palais-royal/

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Samedi 2 septembre 2017: Opération « Palais royal occupé – Tout pour tous-tes ! »

Parce que la bande à Michel veut pénaliser le squat.
Parce qu’il y a des palais vides et tellement de gens qui vivent dans la rue.
Parce qu’alors que 87 millions d’euros ont été réclamés à des allocataires sociaux pour fraude l’année dernière, seuls 8 millions sur les 3,5 milliards d’euros qui disparaissent annuellement dans les paradis fiscaux, ont été réclamés.
Parce que la précarité explose comme les profits des ultras riches, parce que nous voulons reprendre nos vies trop longtemps laissées aux mains des ploutocrates…

Occupons le palais royal ! Squattons la vie ! Tout pour tous-tes !

Plus d’infos sur la loi anti-squat sur squatbelgium.noblogs.org.

[Publié le 3 septembre 2017 sur Indymedia-Bruxelles.]


Ci-dessous, un article publié dans la presse mainstream belge le 3 sept. 2017:

– Arrestation administrative de 3 activistes pro-squat au Palais royal de Bruxelles
Belga / sudinfo.be

Trois jeunes femmes ont été arrêtées administrativement, samedi vers 16H00, pour avoir déployé une banderole pour défendre le squat depuis une fenêtre du Palais royal à Bruxelles, a indiqué la police de Bruxelles-Ixelles dimanche.

Les jeunes femmes participaient à une visite guidée de l’édifice et ont pris un autre chemin. La sécurité du Palais royal a pris contact avec la police. Les 3 personnes arrêtées étant calmes, il n’y a pas eu de mise à disposition du parquet, précise la police. Leur interpellation a simplement consisté à leur faire évacuer les lieux et il n’y a pas eu de suites données.

Le collectif anonyme auquel les jeunes femmes appartiennent dit pratiquer l’activisme anarcho-poétique. La banderole déployée portait l’inscription « Palais occupé – Tout pour toutes ». Cette action visait à dénoncer le projet de loi incriminant le squat.

Les intéressées ont motivé leur action avec divers arguments, à savoir entre autres « parce qu’il y a des palais vides et tellement de gens qui vivent dans la rue ; parce qu’alors que 87 millions d’euros ont été réclamés à des allocataires sociaux pour fraude l’année dernière, seuls 8 millions des 3,5 milliards d’euros qui disparaissent annuellement dans les paradis fiscaux, ont été réclamés ; parce que la précarité explose comme les profits des ultras riches ; parce que nous voulons reprendre nos vies trop longtemps laissées aux mains des ploutocrates. »

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01 septembre 2017

Namur: le squat Léopold n'a pas été expulsé ce vendredi

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_namur-le-squat-leopold-n-a-pas-ete-expulse-ce-vendredi?id=9697421

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 Publié à 12h32

Ce n'est sans doute qu'un sursis. Mais la vingtaine de sans abris qui squattent un bâtiment situé au Square Léopold, près de la gare de Namur, n'ont pas été expulsés ce vendredi matin.

Installés dans une ancienne boutique du bâtiment appartenant à la société Besix, les sans abris redoutaient l'arrivée de la police et du huissier de justice à 10h. La société Besix avait en effet déposé une requête en urgence, le 29 août dernier, pour faire évacuer le site voué à la démolition dans quelques mois. L'ordonnance de la justice namuroise avait été rendue dans la foulée, autorisant l'expulsion des occupants des anciennes surfaces commerciales "situées aux n°14-15 du Square Léopold". Dans le courrier officiel que nous avons pu nous procurer, le huissier de justice utilise les termes suivants: "signification-commandement de déguerpir", sous peine d'astreintes. Un document en date du 31 août 2017.

Un sursis, sans plus

L'absence de huissier et de policiers ce vendredi matin s'explique par le délai accordé aux occupants, après la signification de la décision d'expulsion. En d'autres termes, les sans abris ne seront pas expulsés ce vendredi. Mais ils pourraient l'être dès ce samedi 06h du matin, voire ce week-end ou lundi. Sur le fond, aucune solution structurelle n'a été trouvée à ce jour. Le bâtiment sera détruit l'an prochain en vue de la reconversion du site. Et aucune alternative (durable) d'accueil de jour n'a été proposée aux sans abris.

Face à la menace d'expulsion, quelques personnes ont déjà quitté le squat. Les autres n'ont pas l'intention de partir. Ils pourraient temporairement profiter d'une petite erreur dans le texte de l'ordonnance. L'adresse mentionnée concerne les n° 14 et 15 du Square Léopold. Or, un des locaux actuellement squatté se situe au n°13.

Quoiqu'il advienne dans les prochains jours, la problématique de l'aide aux sans abris reste d'actualité. "Après le règlement mendicité, on tente aujourd'hui de nous déloger de ce local qui nous sert aussi d'abri de jour", explique Ludwig Simon, coordinateur des sans abris. "La pauvreté gagne du terrain. Mais elle semble déranger certains personnes. Heureusement, il y a un collectif de citoyens qui nous soutient au niveau moral et au niveau pratique".

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22 août 2017

Namur : la lutte des mendiant.e.s et sans-abris contre la répression bourgeoise d’état

https://bxl.indymedia.org/spip.php?article15100

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La ville de Namur essaye depuis plusieurs années de cacher et de réprimer les pauvres présents dans ses rues. Première tentative en 2014 avec une loi anti-mendicité, interdisant la mendicité dans le centre de Namur et réservant le droit à la Police de confisquer les sous récoltés par les mendiant.e.s si celleux-ci se retrouvaient à tout de même faire la manche. Cette loi fût suspendue par le conseil d’Etat en 2015.

1er juillet 2017, même rengaine, la ville remet cette loi sur le tapis pour une durée de trois mois, c’est-à-dire la durée touristique. Il faut savoir que Namur, capitale de la Wallonie, ne compte scandaleusement qu’un seul abri de nuit avec 33 misérables places qui ferme ses portes annuellement du 22 juillet au 21 août. Il n’y a aucun abri de jour et très peu d’aide mises en place pour les sans-abris.

La Ville ne se cache plus, c’est un fait les pauvres dérangent, les politiques préfèrent investir 600.000 euros dans la construction inutile d’un téléphérique et 50 millions pour de gros travaux sur la gare dans le but de construire un centre commercial obsolète au centre de la ville. Namur veut que sa ville soit bien propre et bien bourgeoise, que les clients et les touristes ne soient pas dérangés par la vue de personnes vivant dans la précarité, que les bourgeois puissent continuer à croire malhonnêtement que la misère n’existe pas, à se voiler la face et à faire leur shopping écœurant pendant que les mendiant.e.s ne pourront peut-être pas s’acheter leurs biens de première nécessité.

Mais dans cette petite ville habituellement si passive, les sans-abris ne se laissent pas faire, un vendredi de début juillet une occupation des mendiant.e.s a eu lieu place d’Armes, leur but était de protester contre la loi anti-mendicité, de sensibiliser les passant.e.s et de rester sur cette place de passage un week-end symbolique. Mais le samedi la place fût évacuée avec la délicatesse policière bien connue, un mendiant ne voulant pas quitter sa tente s’est fait frapper, étranglé et arrêté, seul face à 10 policiers.

La lutte continue et le Collectif Mendiant.e.s D’Humanité, regroupant des mendiant.e.s namurois.e.s, a depuis une semaine ouvert divers squat dans la ville, dont deux occupations a forte symbolique se trouvant dans des anciens commerces abandonnés depuis 4 ans à cause de la construction d’un futur centre commercial à cet endroit, qui détruira également le Parc Léopold et ses plusieurs arbres centenaires. Le désormais « Squat Léopold » héberge chaque soir entre 30 et 40 sans-abris, il répond aux besoins d’hébergement d’urgence que la fermeture de l’unique abri de nuit a causé. Même si celui-ci a réouvert ses portes ce soir, les mendiant.e.s et sans abris occupant les bâtiments sont bien décidé.e.s à ne pas lâcher la lutte et à tout faire pour garder ces lieux ouverts, y faire des activités, créer un Centre Associatif Précaire et de nouveau sensibiliser la population. L’autogestion est déjà mise en place, un règlement de base a été écrit par les occupant.e.s, pas de drogues, pas d’alcool, pas de cigarette dans les lieux et le bien-être collectif prévaut sur le bien-être individuel. Par ce biais iels dénoncent également les causes de la précarité, les loyers beaucoup trop élevés et le nombre de logements vides. Ce lieu permet aussi aux personnes sans-abris de pouvoir être au calme pour faire leurs papiers administratifs ou autre, ce qu’iels ne peuvent faire dans l’abri de nuit qu’iels doivent quitter pour 7h30 chaque matin.

Le combat n’est pas fini car la Ville de Namur fait circuler des flyers abjectes avec un plan de la ville disant dans quelles rues la mendicité est interdite jusqu’au 30 septembre, ces rues englobent la quasi-totalité des rues du centre. La description de celui-ci montre à quel point les autorités et politiciens sont décomplexés et n’ont plus aucun mal à dire clairement que les pauvres les dérangent. Ils nous disent que Namur est une ville agréable pour se promener, où les habitants et touristes aiment apprécier le centre-ville en été et s’y balader paisiblement mais qu’ils sont infortunés par des personnes les interpellant pour leur argent … Les pauvres petits riches qui ne peuvent même plus marcher avec leurs fringues de marques sans qu’un vrai pauvre vienne leur faire les poches !

Le « Squat Léopold » est ouvert toute la journée, toute personne en soutien est la bienvenue pour venir discuter et rencontrer les occupant.e.s, tout soutien physique ou matériel est bon à prendre, iels sont à la recherche de personnes pouvant rendre des services tels que : vétérinaire, infermier.e, mais aussi d’une série de matériel de première nécessité : du savon, des serviettes hygiéniques, des rasoirs, de la mousse à raser, du matériel et des produits de nettoyage, des essuis, des brosses à dents, du dentifrice, des croquettes pour chiens, des couvertures, matelas, coussins, des sous-vêtements neufs, chaussettes … Le Square Léopold est à deux pas de la gare de Namur.

Soutien pour tout.e.s les mendiant.e.s et sans abris !
Les pauvres ne sont pas des déchets !
Partage des richesses, la précarité et son monde sont à abolir !

 

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17 août 2017

Namur: des mendiants squattent un bâtiment privé inoccupé

https://www.rtbf.be/info/regions/namur/detail_namur-des-mendiants-squattent-un-batiment-prive-inoccupe?id=9683705

VIDEO 

Thi Diem Quach

Publié le mardi 15 août 2017 à 15h29

La nuit dernière, ils étaient une quinzaine à passer la nuit dans l'ancien complexe commercial qui fait face au square Léopold. Depuis dimanche, le collectif "mendiant(e)s d'humanité" a investi cet immeuble qui sera prochainement détruit.

"Ici, nous avons de l'eau, de l'électricité et du gaz. Il y a même une cuisine et un frigo qui fonctionnent. Nous disposons d'une surface assez grande de 80 à 100 mètre carré. C'est tout de même mieux que de dormir dehors, de se cacher car on a peur", explique Ludwig Simon, l'un des occupants des lieux.

Pas d'alcool, de drogues ni de cigarettes

Ce squat, c'est forcément mieux que la rue. L'abri de nuit, fermé depuis un mois, ne rouvrira ses portes que lundi. En attendant, tous espèrent pouvoir rester quelques jours encore, voire peut-être plus. "On peut dire que c'est assez luxueux. Il y a des toilettes et de l'eau. Nous sommes tranquilles", raconte Fred.

Parmi les squatteurs, il y a aussi de jeunes sans-abris."C'est tout même plus confortable d'être dans ce bâtiment. On est à l'abri de la pluie et du vent. Quand on va se réfugier à la gare, lorsque le garde passe, nous devons quitter le hall vers 1h du matin. Je vais donc rester ici.", lance Zemo.

Depuis dimanche, de plus en plus de mendiants sont accueillis la-bas et pour veiller au respect de tous, un règlement d'ordre intérieur a été établi. "Ici à l'intérieur des bâtiments, on ne fume pas, on ne boit dans de l'alcool et on ne prend pas stupéfiants. Le  bien de tous prévaut sur le bien d'une seule personne", détaille Ludwig Simon.

Un propriétaire privé

Les squatteurs le disent, ils ne sont pas là pour voler. Ensemble, ils sont prêts à payer les charges en eau et électricité consommées. La ville de Namur et la police locale ne sont pas intervenus car le bâtiment est privé. Il appartient à Besix, promoteur chargé de la construction d’un centre commercial en lieu et place de l’actuel square Léopold. Jusqu'ici, le groupe n'a pas réagi au squat de leur bâtiment.

Cependant, un service de gardiennage privé effectue des rondes pour s'assurer qu'il n'y ait pas de dégradations de matériel. "La police est tout de même venu inspecter l'immeuble pour voir s'il n'était pas insalubre et si nous étions en sécurité. Quant au garde privé, il fait son tour pour voir si nous n'avons rien cassé. Tout se passe très bien et dans le calme", précise Ludwig.

Pas de manche à Namur

Par ce squat, les mendiants dénoncent toujours le règlement communal qui leur interdit de faire la manche dans les rues de la ville. Soutenus par un collectif citoyen, ils estiment que la manche est la seule façon pour eux pour se nourrir. Le règlement communal court jusqu'au 30 septembre. En attendant la nouvelle règlementation prévue pour octobre, ils sont nombreux à ne pas respecter l'interdiction.

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02 mai 2017

Avec la fin du plan hiver bruxellois, des familles se retrouvent à la rue

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_avec-la-fin-du-plan-hiver-bruxellois-des-familles-se-retrouvent-a-la-rue?id=9595831

Leila a deux enfants de quatre et cinq ans. Après une séparation, elle est arrivée samedi au Samusocial de Bruxelles. Durant deux jours, elle a été accueillie de jour comme de nuit. Mais depuis lundi, elle a appris qu’elle perdait sa place avec la fin du plan hiver. Une catastrophe pour cette mère de famille. "Je suis anxieuse et j’essaye de trouver une solution pour ce soirC’est fou de se retrouver dans cette situation."

Jusqu’à lundi, grâce au plan hiver, 1350 personnes étaient hébergées chaque nuit. Depuis ce mardi matin, il ne reste plus que 278 places structurelles.

Christophe Thielens, le porte-parole du Samusocial, explique: "Nous avons dû mettre fin à l’hébergement permanent de 26 familles, cela représente 107 personnes dont 65 enfants. Sur ces 26 familles, 10 familles ont déclaré avoir trouvé une solution donc il reste 16 familles sans logement garanti."

Natacha, c'est un prénom d'emprunt, préfère rester anonyme. Elle vient d'apprendre qu'elle pouvait finalement rester avec ses trois enfants dans la chambre de 15 m² que lui fournit le Samusocial. "Je ne savais pas quoi faire si je me retrouvais à la rue avec mes enfants et toutes mes affaires. Je suis soulagée de pouvoir rester mais tout cela m’a beaucoup stressée. Je suis aussi très triste pour les gens qui sont partis, beaucoup n’ont nulle part où aller."

"Je dois marcher toute la journée, je n’ai pas le temps de me reposer"

Parmi les centaines de personnes qui ont perdu leur place, il y a énormément d’hommes seuls. Ceux-ci sont non prioritaires dans les centres d’accueil. Mais il y a aussi des femmes seules, pourtant prioritaires, comme Édith, 52 ans. Depuis novembre, elle bénéficiait d’une place fixe dans un abri de nuit. Aujourd’hui, elle attend devant le Samusocial de la rue du Petit Rempart à Bruxelles.  A moins de retrouver une autre place permanente, elle devra contacter le Samusocial tous les soirs pour demander une logement. "J’ai déjà passé tout l’été dans cette situation, ce n’était pas facile, je commence à souffrir des hanches et du dos car je dois marcher toute la journée, je n’ai pas le temps de me reposer. Je souffre de cette situation."

Le gouvernement bruxellois vient d'annoncer 200 places structurelles supplémentaires. Les ministres compétents, Céline Frémault et Pascal Smet annonceront ce mercredi qui seront les personnes prioritaires pour ces nouvelles places. Pour le Samusocial de Bruxelles, c’est un progrès mais cela ne sera sans doute pas suffisant pour héberger toutes les personnes dans le besoin.

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28 avril 2017

Ridicule TV

Quand Emmanuel Macron plagie mot pour mot François Hollande ...

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Khaled Freak Remix

Clash Politique Remix - Manuel Valls Vs Dominique Dord (REMIX POLITIQUE)

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09 mars 2017

Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxellois : Notre Enfer Locatif + Journée de témoignages du 17 mars 2017

 
Rassemblement de Locataires Bruxellois
RLB
Boulevard Émile Bockstael, 296
1020 Bruxelles.
**************************************************
 
 
Bruxelles, le 8 mars 2017
 
Aux travailleurs sociaux du secteur des A.I.P.L.
 
Chers Travailleurs sociaux,
 
Objet : Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxellois : Notre Enfer Locatif + Journée de témoignages du 17 mars 2017
 
Par la présente, nous tenons à vous informer qu'une Lettre ouverte aux députés Européens et Bruxelloisintitulée : Notre Enfer locatif, a été adressée, il y a plus de quinze jours, à l'ensemble des députés et ministres bruxellois et à une partie des députés européens (francophones).
 
Vous trouverez cette Lettre en attachement.
 
Vous y lirez aux pages 8-9 que c'est précisément faute d'être entendues et soutenuesque des personnes et familles bruxelloises se sont regroupées – en novembre 2016 - en association de fait afin non seulement de dresser un constat de l'ensemble desenfers locatifs qu'endurent, corps et âme, les déshérités d'aujourd'hui en Région de Bruxelles-Capitale (RBC), mais afin aussi de tout mettre en œuvre pour que ces enfers et les souffrances humaines qui les accompagnent soient enfin entendus et reconnusdans la Cité.
 
Car nous assistons bel et bien à une réelle et terrible censure – politique et médiatique - de ces enfers locatifs – censure, vous en conviendrez aisément, réellement indigne d'une démocratie, mais surtout lourde, comme vous le lirez, de détresses sociales et psychiques. 
 
Pour précisément parer à cette censure, ces personnes et familles organisent aussi une Journée de témoignages.
 
Cette Journée aura lieu le 17 mars 2017, de 10h30' à 16h30', au Platoo sis avenue du Panthéon 14 à 1081 Bruxelles.
 
Sachez aussi que cette Lettre circule dans les réseaux sociaux et dans les rues de la RBC. À ce jour, elle a récolté un très grand nombre d'adhérents. Le chiffre exact de ces derniers sera communiqué à l'ouverture de la Journée du 17 mars.
 
Enfin, suite à notre appel (cf. notre mail précédent), sachez qu'une seule organisation a rejoint notre Rassemblement : c'est l'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK). Nous espérons que d'ici au 17 mars d'autres organisations rejoindront notre légitime et urgentissime combat social.
 
Dans l'espoir de vous voir le 17 mars, nous vous prions, Chers Travailleurs sociaux, d'agréer l'expression de nos sentiments les plus distingués.
 
Pour le RLB 
Dominique Huysmans
 
Pour l'ALMK 
Ben Merieme Mohamed
 

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08 décembre 2016

Manifestation contre les loyers élevés de logements de mauvaise qualité à Bruxelles

http://bx1.be/news/manifestation-contre-les-loyers-eleves-de-logements-de-mauvaise-qualite-a-bruxelles/

A l’initiative des associations Buurtwinkel, RBDH, Equipes Populaires, FeBUL-BFUH et DoucheFLUX, une cinquantaine de personnes ont manifesté jeudi matin de 10H30 à 12H00, entre la place des Martyrs et le boulevard de l’Impératrice, pour dénoncer les loyers abusifs des logements non conformes à Bruxelles.

Les manifestants se sont fait passer pour des propriétaires et ont arboré ironiquement des pancartes avec des messages du type « logement social = concurrence déloyale ». « La population à Bruxelles a augmenté de 250.000 habitants en moins de 20 ans et, en parallèle, il y a pénurie de logements décents« , constate Thibaud de Menten, secrétaire fédéral des Equipes populaires. « Des bailleurs profitent de cette situation pour imposer des loyers exagérés par rapport à la qualité de leurs logements. Comme il n’y a pas assez de logements, les propriétaires se permettent de louer des logements non conformes à des prix équivalents voire plus élevés que des logements dans un état correct. » Sur base de l’enquête 2015 de l’Observatoire des loyers, les associations dénoncent que les logements de mauvaise qualité sont loués jusqu’à en moyenne 50 euros plus chers que les logements de confort moyen. Les associations rejoignent les revendications de la plate-forme Logement, entre autres de faire inscrire dans l’article 3 du code du logement l’obligation pour le bailleur de proposer un loyer adapté aux qualités de logement. Elles estiment que la grille de référence des loyers en fonction de caractéristiques du logement, adoptée par le gouvernement fin novembre, va dans le bon sens. Si des éléments de confort supplémentaires peuvent justifier un loyer plus élevé, elles soutiennent que les défauts, comme une taille réduite, l’absence de salle de bain fermée ou de compteurs individualisés, doivent entraîner une baisse des prix. Elles demandent au gouvernement de créer une instance pour mettre en place un arbitrage des loyers et recevoir les plaintes éventuelles des locataires, jusqu’alors obligés de se plier aux prix imposés par les propriétaires. (Belga)

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03 décembre 2016

Le campement Rom sur le site de Tour et Taxis démantelé

http://bx1.be/news/le-campement-rom-sur-le-site-de-tour-et-taxis-demantele/

Depuis 7h ce vendredi matin, des grues démolissent des habitations de fortune. Le démantèlement du campement Rom installé dans le parc de la ligne 38 sur le site de Tour et Taxis a démarré. Une cinquantaine de personnes dont de nombreux enfants étaient installées sur le site, près de la station de métro Pannenhuis. Elles ont été orientées vers des structures d’accueil du Samusocial. L’opération s’est déroulée dans le calme selon la police. D’autres expulsions sur d’autres sites bruxellois sont prévues dans les semaines à venir.

Reportage : Marie-Noëlle Dinant et Niels D’haegeleer

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28 novembre 2016

Le bureau d’enregistrement des contrats de bail accuse plusieurs mois de retard

http://bx1.be/news/le-bureau-denregistrement-des-contrats-de-bail-accuse-trois-mois-de-retard/

Le retard s’accumule dans l’administration qui s’occupe de l’enregistrement des baux. Il est de 3 mois de retard, lorsque votre bailleur souhaite enregistrer un contrat de bail en version papier, lors de la location d’un bien. Or pour être valide, le bail doit être enregistré. Le SPF finance conseille de passer par l’application qui elle, est beaucoup plus rapide.

REPORTAGE de Pierre Beaudot et de Nicolas Scheenaerts

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23 novembre 2016

Des logements seront mis en location sans l’aval du propriétaire, une première à Bruxelles

http://bx1.be/news/des-logements-seront-mis-en-location-sans-laval-du-proprietaire-une-premiere-a-bruxelles/

Un bien situé à deux pas de la Place de la Monnaie à Bruxelles sera mis en location d’ici 2018 sans le consentement de son propriétaire, a annoncé sur place mercredi l’échevin en charge du logement, Mohamed Ouriaghli (PS). Selon ce dernier, il s’agit d’une première en Région bruxelloise. Les opérateurs immobiliers publics bruxellois ont la possibilité depuis 2014 de prendre en gestion un immeuble insalubre ou inoccupé. Le propriétaire de l’immeuble, sis rue des Fripiers, était réfractaire à toute démarche visant à louer les étages, le rez-de-chaussée étant destiné à des commerces, selon les autorités de la Ville.

D’ici 2018, quatre studios seront mis en location dans cet immeuble, chacun au prix mensuel de 260 euros, probablement à des étudiants. La Région foncière de la Ville de Bruxelles va réaliser des travaux de rénovation pour un coût estimé à 343.000 euros. Ce montant sera récupéré par le biais des loyers, au bout d’une période de 28 ans et six mois. A ce moment-là, comme le prévoit la procédure, le propriétaire pourra reprendre jouissance de son bien.

Il peut toutefois aussi profiter à nouveau de son bien à tout moment à condition qu’il introduise un dossier avec un projet et qu’il rembourse les frais encourus. La Ville souligne l’importance d’aménager du logement au dessus de rez-de-chaussée commerciaux. « Cela devrait inspirer d’autres propriétaires qui détiennent des centaines de mètres carrés vides au-dessus de commerces », estime Mohamed Ouriaghli. (Belga)

REPORTAGE de Michel Geyer et d’Anaïs Letiexhe

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28 octobre 2016

Logement : une grille de référence pour fixer le prix des loyers

http://bx1.be/news/logement-une-grille-de-reference-pour-fixer-le-prix-des-loyers/

Le gouvernement bruxellois vient d’adopter une grille de référence qui fixe le prix des loyers. Plusieurs critères sont pris en compte. Mais il s’agit d’une simple indication. Le propriétaire n’est pas obligé de la suivre.

  • REPORTAGE de Jean-Michel Herbint et Béatrice Broutout

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17 octobre 2016

Le collectif « La Demeure » occupe un magnifique hôtel de maître

http://bx1.be/news/le-collectif-la-demeure-occupe-un-magnifique-hotel-de-maitre/

Depuis le mois de juillet, des squatteurs occupent un ancien hôtel de maître du début du 20ème siècle, situé rue de l’industrie 40 à Bruxelles. L’immeuble est vide depuis des années. Une dizaine de personnes  y vivent et gèrent le bien en bon père de famille. Ils aimeraient signer une convention avec le propriétaire des lieux, Banco Popolare. L’affaire passera devant la justice de paix le 20 octobre prochain.

REPORTAGE de Jean-Michel Herbint et de Benoît Ferire

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22 septembre 2016

Des membres de la Voix des sans-papiers occupent un bâtiment à Schaerbeek

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/2871673/2016/09/14/Des-membres-de-la-Voix-des-sans-papiers-occupent-un-batiment-a-Schaerbeek.dhtml

Entre 60 et 80 personnes sans-papiers regroupées au sein du collectif "La voix des sans-papiers" et qui occupaient depuis le 27 juin 2014 un bâtiment à Molenbeek-Saint-Jean, ont trouvé refuge depuis lundi dans une maison de repos désaffectée à Schaerbeek. La semaine dernière, la commune de Molenbeek avait ordonné aux occupants de l'immeuble du boulevard Léopold II de quitter les lieux d'ici le 15 septembre pour des raisons de sécurité et d'insalubrité.

Le bâtiment du boulevard Léopold II à Molenbeek-Saint-Jean a été jugé dangereux et insalubre début juillet à la suite d'une expertise. Les occupants ont fait réaliser une contre-expertise par un ingénieur en bâtiment. Celle-ci liste les travaux nécessaires pour prolonger l'occupation. Il s'agit principalement de consolider des plafonds, d'interventions sur le réseau électrique et d'aménager une sortie de secours. Environ 150 personnes, dont les demandes de séjour n'ont pas abouti, habitent l'immeuble depuis plus de 2 ans.

"Vendredi soir, une maison de repos désaffectée située sur le boulevard Reyers à Schaerbeek a commencé à être occupée dans l'objectif d'y reloger les sans-papiers de l'immeuble de Molenbeek menacés d'expulsion. Il s'agit d'un bâtiment de huit étages comprenant des chambres qui sont chacune pourvues de douches, toilettes et d'un coin cuisine. Des négociations ont été entamées avec ses propriétaires. La commune de Schaerbeek ainsi que la police locale ont été avisées de cette occupation", a indiqué John's Mbulula, coordinateur 'Asile et Migration' du MRAX (Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie).

"Depuis lundi, entre 60 et 80 sans-papiers de l'immeuble de Molenbeek occupent ce nouveau bâtiment. En principe, ce dernier devrait pouvoir accueillir tous les membres de la 'Voix des sans-papiers' mais d'autres personnes qui n'appartiennent pas au collectif, commencent également à s'y installer", a-t-il ajouté.

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19 septembre 2016

Des sans-papiers évacués d'une ancienne maison de repos

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/2880441/2016/09/19/Des-sans-papiers-evacues-d-une-ancienne-maison-de-repos.dhtml

MOLENBEEK La zone de police Bruxelles Ouest a procédé, lundi vers 06h00, à l'évacuation d'un groupe de sans-papiers qui occupait depuis deux ans une ancienne maison de repos devenue insalubre à Molenbeek. Treize personnes ont été interpellées, a indiqué la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans.

Les sans-papiers occupaient cette ancienne maison de repos, située boulevard Léopold II à Molenbeek, depuis 2014. Ils avaient obtenu le soutien de plusieurs organisations comme le MRAX et la Voix des Sans-Papiers.

"Au début, il y avait très peu de problèmes. Le bâtiment était encore en bon état", explique Mme Schepmans. "Mais le groupe s'est agrandi jusqu'à compter entre 150 et 200 personnes, alors que le bâtiment n'a que 45 chambres. Après de fortes pluies, un ingénieur a par ailleurs dû constater l'insalubrité des lieux", poursuit la bourgmestre. "Nous avions demandé aux occupants de partir pour le 1er septembre."

Au cours des dernières semaines, les services sociaux de la commune ont tenté de convaincre les sans-papiers de quitter le bâtiment par leurs propres moyens. "Samedi, une cinquantaine de personnes s'y trouvaient encore, dimanche une trentaine et ce lundi matin lorsque la police est entrée, il en restait treize. Elles ont été interpellées", affirme Mme Schepmans.

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06 mai 2016

Jacques Van der Biest, le "curé des marolles", s'est éteint à l'âge de 86 ans

https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_jacques-van-der-biest-le-cure-des-marolles-s-est-eteint-a-l-age-de-86-ans?id=9290708

Jacques Van der Biest est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi au CHU Saint-Pierre, d'une hémorragie cérébrale consécutive à une chute, à quelques centaines de mètres de son quartier des Marolles auquel il restera à jamais associé. Il avait 86 ans. Ingénieur polytechnicien de formation, Jacques Van der Biest n'a jamais exercé cette profession, choisissant d'entrer au séminaire au début des années 1950. Ordonné prêtre en 1954, il est nommé vicaire à la paroisse Saints-Jean-et-Etienne-aux-Minimes quelques mois plus tard. Jacques Van der Biest se trouve donc au coeur des marolles, quartier populaire et déshérité de Bruxelles. En 1969, il s'engage aux côtés des habitants pour la première "bataille des Marolles". Les Marolliens s'opposent alors à un projet d'extension du Palais de Justice qui entraînerait l'expulsion de quelque 1200 personnes. La mobilisation populaire débouche sur l'abandon du projet.

A l'origine du CGAM et de l'ARAU

Jacques Van der Biest participera aussi à la création du CGAM, le Comité Général d'Action des Marolles, et de l'ARAU, l'Atelier de Recherche et d'Action Urbaines. Il sera aussi des autres combats de son quartier contre un plan d'aménagement (en 1979) et contre les effets de la politique de rénovation urbaine qui provoque une augmentation des loyers et contribue au départ des habitants les plus précarisés (en 1989).

En 2002, Jacques Van der Biest est fait Chevalier de l'Ordre de Léopold et devient Citoyen d'Honneur de la Ville de Bruxelles en 2005. Atteint par la limite d'âge en 2005, le curé des Marolles est invité par l'Eglise de Belgique à démissionner de sa charge pastorale. Une nouvelle mobilisation populaire lui permet de décrocher une dérogation temporaire, puis, en 2008, l'autorisation de rester en fonction tant que cela lui sera possible.

VIDÉO: http://www.rtbf.be/auvio/detail_deces-de-l-abbe-van-der-biest-des-marolles?id=2107387

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26 février 2016

Une demande inhabituelle!

Nous cherchons un local, garage vide ou tout autre endroit pouvant accueillir quelques possessions d'un groupe familial rom comprenant 14 enfants et jeunes de moins de 18 ans.

Fraîchement expulsés d'un squat ils risquent de perdre, et plus de ce toit précaire, leur maigres possessions.

Ils ne possèdent que quelques affaires qui tiennent actuellement dans une camionnette d'un bénévole mais c'est son outil de travail! Les familles avec enfants sont actuellement accueillies par le SAMU social. Mais celui-ci fermera ses portes, comme chaque année, dans quelques semaines. Nous aimerions dans toute la mesure du possible sauvegarder leurs maigres biens. Les familles vous remercient de votre bonne attention.

Jacques Wathelet, volontaire
Robert Ruyffelaere, Administrateur OCASA Asbl

P.S. Réponse par courriel si possible.

<r.ruyffelaere@scarlet.be> & <ulsaintgilles@yahoo.fr>

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19 février 2016

25.000 personnes exclues du chômage: «Ce n’est qu’un début», craint Nollet

http://www.lesoir.be/1126644/article/actualite/belgique/politique/2016-02-19/25000-personnes-exclues-du-chomage-ce-n-est-qu-un-debut-craint-nollet

83 % des personnes privées d’allocations vivent en Wallonie et à Bruxelles.

25.040 personnes ont été exclues du chômage lors des huit premiers mois de l’année 2015, selon les chiffres du ministère de l’Emploi que Le Soir s’est procuré. «  Malheureusement, ces chiffres confirment toutes les appréhensions des écologistes. Et ce n’est qu’un début  », réagit Jean-Marc Nollet, auteur de la question parlementaire adressée au ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V) sur le sujet.

Ces premières statistiques montrent une réalité sociale qui est aussi très contrastée au sein des Régions. La Flandre ne compte que 17 % des exclusions, contre 66 % en Wallonie et 17 % pour Bruxelles. «  Ce sont surtout des citoyens du sud du pays qui sont concernés. Ce n’est pas pour rien que la N-VA a demandé à amplifier les mesures prises par le gouvernement Di Rupo. »

Plus de 51 % des chômeurs sanctionnés viennent des seules provinces de Liège et du Hainaut, et sont essentiellement concentrés dans les plus grandes villes (Mons, Charleroi, Liège, Verviers…). Pourquoi ces disparités ? «  Il y a un manque de formation et surtout d’emploi. Ce sont des réalités qui sont davantage marquées qu’au nord du pays. Les mesures d’exclusions qui ont été prises ne font que renforcer les difficultés pour les personnes peu qualifiées à trouver un emploi  », affirme le député Ecolo, qui ajoute : «  Les femmes sont particulièrement visées par cesmesures. »

Parmi les personnes exclues du chômage, 61 % sont en effet des femmes. Une situation qui s’explique par le fait qu’elles sont davantage sous contrat à temps partiel et totalisent donc plus difficilement les périodes de travail minimales pour bénéficier des allocations de chômage.

Deux solutions

«  Que sont devenues les personnes exclues du chômage ?  », s’interroge encore Jean-Marc Nollet. «  Kris Peeters est bien en peine de dire. Vont-elles au CPAS, ou font-elles appel à la solidarité de leurs familles et amis  ? »

Pour sortir de ce « cercle vicieux » d’exclusion, le député fédéral appelle à généralisation du Plan Tandem (la sortie progressive des plus de 60 ans et l’entrée des plus de 25 ans dans le marché du travail) et à une réduction des cotisations sociales sur les bas salaires.

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20 janvier 2016

Mettre en place l’allocation-loyer rapidement

http://www.lesoir.be/1098299/article/actualite/regions/bruxelles/2016-01-20/mettre-en-place-l-allocation-loyer-rapidement

Vanessa Lhuillier
Mis en ligne mercredi 20 janvier 2016, 10h59

Chaque formation politique précise sa vision

L’allocation-loyer, c’est un peu comme s’inscrire sur une liste d’attente pour obtenir un logement social en Région bruxelloise. Il faut être patient, voire extrêmement patient. Le principe est pourtant inscrit depuis plusieurs législatures dans l’accord de politique générale régionale mais le dossier est à la traîne.

Un projet pilote a été mené en 2015 mais il n’a pu toucher que très peu de ménages car la procédure pour obtenir le montant maximal de 150 euros par ménage était d’une extrême complexité. Pour 2016, la ministre du Logement, Céline Fremault (CDH) a donc décidé d’alléger le mécanisme. Afin que plus de citoyens puissent bénéficier de l’aide, la procédure d’obtention sera simplifiée. Les CPAS ou les locataires pourront directement rentrer une demande au lieu d’attendre d’être contactés par l’administration régionale. Quant aux preuves à fournir, l’attestation du CPAS suffira et les allocations familiales ne seront plus prises en compte. Un budget de 2,6 millions est tout de même prévu.

En même temps, les députés MR Vincent De Wolf et Olivier de Clippele ont introduit une proposition d’ordonnance sur ce thème qui sera débattue ce jeudi en commission logement.

« On ne construit pas assez de logements sociaux par rapport à la demande,explique Vincent De Wolf. Avec l’allocation-loyer, on peut aider directement les ménages qui doivent se loger sur le marché privé. C’est moins coûteux et plus rapide. »

Le texte prévoit ainsi que l’allocation ne peut être perçue que par les plus de 25 ans, inscrits depuis au moins deux ans sur une liste d’attente pour obtenir un logement social, et que les parents ou le cohabitant ne disposent pas d’un logement suffisant. L’allocation serait également directement versée au bailleur. « Nous voudrions fixer un montant maximum de loyer au-delà duquel l’allocation ne pourrait être versée,précise Olivier de Clippele. Certains propriétaires baisseraient ainsi certainement leur loyer s’ils ont la garantie d’être payés. C’est en réalité une façon d’étendre le mécanisme des AIS (agence immobilière sociale). Ce principe coûte quatre fois moins cher à la Région que la construction de logements sociaux. Si nous donnions une allocation-loyer à tous ceux qui sont sur une liste d’attente depuis 5 ans, cela équivaudrait selon nos simulations à un budget de 10 millions d’euros. »

La proposition a peu de chances d’aboutir mais le MR espère au moins une discussion de fond.

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23 novembre 2015

Invitation - Extimité 2

Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK)
Boulevard du Jubilé 54, 1080 Bruxelles.
Tél. Fax. 02/4102965.

L'Association des Locataires de Molenbeek et Koekelberg (ALMK) a le plaisir de vous convier à la présentation du nouveau numéro de sa revue Extimité : "Ville ou Club Med? "  - voir ci-dessous. Cette présentation aura lieu le 3 décembre à 14h00' en nos bureaux sis boulevard du Jubilé, 54 à 1080 Molenbeek.

Si «Ville ou Club Med?» gravite surtout autour de l'actuelle déliquescence de la Ville, vous trouverez aussi deux textes d'une actualité – malheureusement - brûlante : «Des enfants face aux attentats1 et à «Je suis Charlie»» - relatant une animation du Projet de Cohésion Sociale à Hunderenveld (Berchem Sainte-Agathe) avec des enfants âgés d'une dizaine d'années -  et «Des locataires unis dans leurs différences» - reflétant les diverses expériences inouïes d'un Comité d'Habitants.

Extimité 2 est d'ores et déjà disponible à la librairie Tropismes (11 Galerie des Princes à 1000 Bruxelles).

Bien à vous.

Le secrétariat de l'ALMK

1. Attentats terroristes du 7 au 9 janvier 2015 à Paris contre Charlie Hebdo, des policiers et une épiceriecasher.

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16 novembre 2015

Bruxelles: toucher plus de ménages avec l’allocation-loyer

http://www.lesoir.be/1042160/article/actualite/regions/bruxelles/2015-11-13/bruxelles-toucher-plus-menages-avec-l-allocation-loyer

Vanessa Lhuillier
Mis en ligne vendredi 13 novembre 2015, 12h09

Une procédure administrative simplifiée

L’allocation-loyer a passé une étape supplémentaire. Sa mise en place a été débattue lors du gouvernement de cette semaine. En deuxième lecture, la ministre du Logement, Céline Fremault (CDH), a apporté quelques modifications à son projet afin que l’opération pilote puisse être poursuivie et surtout toucher plus de citoyens en 2016.

En 2015, une opération pilote a permis de tester le mécanisme de l’allocation-loyer. Une aide de 100 euros par mois et par ménage pouvant être majorée jusqu’à 150 euros selon le nombre de personnes à charge pouvait être accordée aux ménages dont le revenu est inférieur au revenu d’intégration sociale (RIS) et qui sont logés sur le marché privé. Le montant alloué couvre la différence entre le loyer à payer et 1/3 des revenus du ménage.

Seulement, très peu de personnes ont pu bénéficier de l’aide car les conditions étaient trop strictes. Difficile dès lors de conclure de l’efficacité de la mesure.

Pour 2016, un budget de 2,6 millions est tout de même prévu. Afin que plus de citoyens puissent bénéficier de l’aide, la procédure d’obtention sera simplifiée. Les CPAS ou les locataires pourront directement rentrer une demande au lieu d’attendre d’être contactés par l’administration régionale. Quant aux preuves à fournir, l’attestation du CPAS suffira et les allocations familiales ne seront plus prises en compte. Ce nouveau système de calcul ne devrait donc plus pénaliser les familles nombreuses. La grille de loyer de référence reste par contre en l’état.

A présent, le projet d’ordonnance doit être soumis au conseil d’Etat avant de passer en troisième lecture devant le gouvernement bruxellois. A priori, la mesure pourrait ainsi être mise en place dès le premier trimestre 2016 comme prévu dans la déclaration de politique générale.

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07 juillet 2015

Une famille laissée à la rue : la Belgique condamnée pour « traitement inhumain ou dégradant »

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150707_00674310

La Belgique condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme: les juges européens ont estimé qu’abandonner à la rue un couple serbe et ses cinq enfants relevait d’un «traitement inhumain ou dégradant».

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Belgique pour avoir laissé dans «des conditions de dénuement extrême» dans la rue, pendant un mois, une famille serbe de demandeurs d’asile finalement renvoyée vers son pays.

Les juges européens ont estimé qu’il ne leur revenait pas de dire si cette famille aurait dû se voir accorder l’asile, mais ils ont affirmé qu’abandonner ainsi à la rue un couple et ses cinq enfants relevait d’un «traitement inhumain et dégradant».

Les autorités belges devront verser 22.750 euros au titre du dommage moral aux requérants. La Belgique a toutefois trois mois pour demander un nouvel examen du dossier.

Les faits remontent à l’automne 2011. Après avoir transité par la France en 2010 où elle avait déposé une demande d’asile, cette famille serbe d’origine Rom était arrivée en Belgique en mars 2011. Elle comptait alors trois enfants de 4, 7 et 10 ans – l’aînée étant handicapée -, et la mère mit au monde un quatrième enfant en Belgique en 2011.

Les requérants ont d’abord été hébergés dans un centre d’accueil à Saint-Trond. Mais le 26 septembre 2011, frappés par un ordre de quitter le territoire, ils ont été privés du bénéfice de l’aide matérielle aux réfugiés et se retrouvèrent à la rue.

«Ils ont passé neuf jours sur une place publique de Bruxelles, puis, après deux nuits en centre de transit, trois semaines dans une gare de Bruxelles», avant de regagner leur pays, observe la Cour.

Les États «ont le droit de contrôler l’entrée, le séjour et l’expulsion» des étrangers, mais leur responsabilité peut être engagée «concernant les conditions dans lesquelles sont accueillis les demandeurs d’asile», relèvent les juges européens.

«Qu’elle qu’ait été la saturation du réseau des demandeurs d’asile en Belgique à l’époque», la CEDH a considéré que les autorités belges n’avaient pas «dûment pris en compte la vulnérabilité» de la famille concernée, d’autant que parmi les enfants on comptait un nourrisson et une handicapée.

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06 juillet 2015

Des blessés et des dégâts lors de la bataille d'eau dans le piétonnier

http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/2386820/2015/07/06/Des-blesses-et-des-degats-lors-de-la-bataille-d-eau-dans-le-pietonnier.dhtml

Par: rédaction 
6/07/15 - 12h37  Source: Belga
© belga.

BRUXELLES Plusieurs personnes, dont on ignore encore le nombre, ont été blessées lors d'une bataille d'eau organisée vendredi soir dans le piétonnier de Bruxelles, et qui a dégénéré. Des dégradations matérielles ont été constatées sur le boulevard Anspach, a indiqué lundi le parquet de Bruxelles.

En raison de la chaleur, une bataille d'eau avait été initiée par des passants au cœur du nouveau piétonnier situé boulevard Anspach à Bruxelles. Vers 20h00, un groupe de jeunes qui, selon des témoins, se serait rassemblé à la suite d'appels sur Facebook, a commencé à lancer des bouteilles d'eau glacées sur les policiers chargés d'encadrer le meeting "Avec les Grecs" qui se déroulait juste à côté, à la Bourse.

Les incidents ont eu lieu au carrefour entre le boulevard Anspach et la rue du Marché aux Poulets. Une fontaine de Vivaqua et les abribus la jouxtant ont été dégradés, de même qu'un panneau mobile de la Ville et une porte en verre d'un magasin Delhaize. On ignore encore s'il y a eu des interpellations.

Lire aussi

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26 juin 2015

Namur - Une agression… au poisson

http://www.canalc.be/une-agression-au-poisson/

PAR  · JUIN 26, 2015

Après l’agression "frites-mayo" sur Charles Michel au Cercle de Wallonie, attaque d’un autre genre au conseil communal de Namur ce jeudi soir. Au moment d’aborder un point sur le règlement mendicité, des manifestants se sont levés, ont lancé des tracts en l’air, et ont jeté des oeufs et des têtes de poissons morts en direction du bourgmestre. Ils réclament un droit au logement pour tous.

TÉLÉCHARGEZ LA VIDÉO: http://video.canalc.be/2015-06-26/01.mp4

TÉLÉCHARGEZ LE TRACT visible à la fin de la vidéo

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03 juin 2015

Ixelles: un sans-abri est tabassé par des membres de l'extrême droite

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-six-membres-du-groupe-d-extreme-droite-nation-tabassent-un-sans-abri?id=8996439

Six membres du groupe d'extrême droite Nation ont violemment tabassé un sans-abri lundi, place du Luxembourg à Bruxelles. La victime subit une incapacité de travail de sept jours. Les auteurs, dont ont ignore encore s'ils ont été relaxés, ont été interpellés par la police dans la gare du Luxembourg, a indiqué mardi le parquet de Bruxelles.

Pour une raison inconnue, six membres du groupe d'extrême droite Nation ont violemment agressé un sans-abri place du Luxembourg avec des pavés et des bouteilles. Sur une vidéo filmée par un témoin de la scène, on peut également les voir rouer la victime de coups de pied.

Des militaires en faction devant le Parlement européen ont vu l'agression et ont suivi les auteurs. Ils ont ensuite appelé la police qui a interpellé les six hommes dans la gare du Luxembourg. Un PV a été dressé pour coups et blessures volontaires.

Les militants d'extrême droite n'en sont pas à leur coup d'essai. Le 19 mai dernier, une altercation a éclaté entre trois membres du mouvement qui proféraient des messages racistes à des sans-papiers qui manifestaient place du Luxembourg. La police s'était interposée mais n'avait pas procédé à des interpellations.

Des sans-papiers se réunissent tous les lundis rue de la Loi et place du Luxembourg pour demander leur régularisation et protester contre la politique d'asile du gouvernement. Lundi, lors de leur rassemblement, des membres du groupe Nation avaient été signalés non loin du carrefour Arts-Loi. L'agression du sans-abri a eu lieu après la manifestation.

Belga

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21 mai 2015

Emir Kir intervient lors d’une expulsion, Jambon et Francken portent plainte

http://www.lesoir.be/884275/article/actualite/belgique/2015-05-21/emir-kir-intervient-lors-d-une-expulsion-jambon-et-francken-portent-plainte

Le bourgmestre de Saint-Josse se trouvait à bord du même avion qu’une Nigériane sous le coup d’une expulsion.

Ala demande du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA), le SPF Intérieur a déposé plainte contre le député socialiste Emir Kir pour incitation à la rébellion dans un avion. Ce dernier serait intervenu, le mardi 12 mai, à bord d’un vol d’Air Maroc, à destination de Casablanca, pour tenter de faire avorter l’expulsion d’une ressortissante nigériane, rapportent jeudi les journaux de Sudpresse, Het Laatste Nieuws et De Morgen.

Des sources policières ont identifié le bourgmestre de Saint-Josse, à bord de l’avion le jour des faits, comme l’un des instigateurs de la révolte des passagers contre l’expulsion de la Nigériane, qui s’était mise à crier et à pleurer.

Emir Kir concède qu’il s’est mêlé aux discussions, mais assure qu’il n’a rien à se reprocher. «  C’était une situation insoutenable, avec une violence verbale et physique. Une situation indigne d’un Etat démocratique  », affirme-t-il.

Le SPF Intérieur a déposé plainte contre l’élu socialiste auprès du parquet de Hal-Vilvorde.

POUR RAPPEL: #OCCUPYGESU

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