GESU : TOUJOURS VIDE 5 ANS APRÈS L’EXPULSION... !

LOI ANTI-SQUAT, CRIMINALISATION DES SQUATTEURS...
A QUAND UNE POLITIQUE DU LOGEMENT PLUS HUMAINE ET MOINS ABSURDE?

4/11/2013, 5h du matin, 250 policiers suréquipés investissent le bâtiment du Gesù à Saint-Josse, sur ordre du bourgmestre, socialiste, Emir Kir avec l’accord tacite et l’appui d’autorités fédérales et régionales.

Pour arrêter de dangereux terroristes ? Non, pour expulser 220 personnes, dont 96 enfants, qui occupaient ce bâtiment depuis plus de 3 ans en vertu d’une convention d’occupation signée devant le juge de paix de Saint-Josse,...

Certes à l’intérieur, des problèmes il y en avait, mais au lieu d’aider les occupants pour leur permettre de rester encore sur place jusqu’au début des travaux, dans de bonnes conditions, l’Etat, personnifié ici par le bourgmestre de Saint-Josse, a préféré mettre tout le monde dehors, mettre fin à un réseau de solidarité, tirant du lit des familles, des enfants, terrorisés et dont le seul crime est d’être pauvre et, pour certains, sans- papier....

La logique et l’humanité face à la violence de la répression et l’absurdité ?

Et ce n’est pas fini, des occupations d’immeubles vides, il y en a beaucoup à Bruxelles : dans le meilleur des cas, c'est un choix de vie communautaire, mais trop souvent il s'agit aussi et surtout de la seule option de relogement quand on n’a pas ou peu de revenus. Dans un contexte de crise de logement avérée, l'Etat, plutôt que de proposer des solutions au mal-logement, préfère adopter une loi qui criminalise des squatteurs (le 5/10/17)...

C’est pourquoi, nous demandons, en vertu d'un principe de solidarité élémentaire, quidevrait constituer le socle de l'action publique :

  1. Que soit consacré le fait qu'aucune occupation précaire (conventionnée ou en voie de l’être) ne pourra être mise à mal tant que le projet immobilier ne sera pas sur le point d'être mis en oeuvre et sans que des possibilités de relogement aient été dégagées pour tous les occupants;

  2. Que les autorités publiques compétentes s'activent sérieusement afin de développer une offre suffisante 1) de logements d'urgence (accueil des plus démunis en situation de crise - cf. migrants par ex.) et 2) de logements sociaux;

  3. Que soit retirée la loi anti-squat de 2017, qui n'est porteuse de rien d'autre que de la criminalisation des plus démunis, la défense froide du droit de propriété au mépris de règles élémentaires de solidarité et du droit (reconnu par la Constitution) de vivre une vie conforme à la dignité humaine ;

  4. Que toute personne résidant sur le sol belge puisse accéder à des revenus minimum garantis, quelle que soit sa situation administrative.

Et pour mettre fin à la situation absurde du GESÙ, toujours vide, nous demandons :

UN RACHAT DU BÂTIMENT PAR LA RÉGION POUR EN FAIRE DES LOGEMENTS SOCIAUX

En accordant la priorité du relogement aux expulsés du Gesù qui sont toujours en recherche d’un logement stable et décent.

Signataires:

G-H Beauthier, ULM (Jocelyne Vouloir), ULSG (Stanislas MPunga), Ocasa (Robert Ruyffelaere), Tadzio Baudoux, Jacques Wathelet. FEBUL (Nicolas Bernard), Woningen123Logements (Marie Ringlet).

Contacts :

Avocats bénévoles des occupants (Alexis Deswaef et Georges-Henri Beauthier – 0496/51.16.06)
ULM (
Union des Locataires Marolllienne asbl) : tél : Emmanuelle Rabouin (0486/90.81.64) Jocelyne Vouloir (0485/42.16.72) et Kathleen Boulanger (0486/89.52.23).
ULSG (
Union des Locataires de Saint-Gilles asbl): tél : Svetlana (0474 067 704), suivi des familles expulsées.
FEBUL (Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement asbl) : tél : Maria Krislova 0471/05.26.07 (relogement de qqs familles, agence occupation, recours loi anti-squat).
Jacques Wathelet : Tél : 0479/61.09.14 (bénévole – soutien à des familles pendant et après l’occupation)
Woningen123Logements ASBL: Réginald de Potesta de Waleffe (0472/500.190).
Ocasa ASBL : Robert Ruyffelaere : Tél : 
0471.036.482 (Accompagnement de 9 familles, ex-occupants)