Invitation à la conférence de presse, le mercredi 9 juin à 16h30 , quelque part à Bruxelles

Un groupe de Bruxellois, soutenu par les associations Woningen123Logements, le Ministère de la crise du Logement, le Rassemblent Bruxellois pour le Droit à l’Habitat et  Au Quai, a occupé un bâtiment vide.

Une famille avec 5 enfants à charge, qui habitait avant dans une cave, et  payait 600 € pour ce logement de fortune, et 6 activistes impliqués dans d’autres projets d’occupations, ont décidés d’investir les lieux pour y mettre en place un projet de cohabitation solidaire, et d’y rester aussi longtemps que la commune ne mets pas en exécution son projet de logements de transit.

Les élections et la crise de logement

Les mêmes associations qui soutiennent cette action ont été à la base de l’occupation du cloître de Gésu à Saint-Josse en 2007. C’était juste avant les élections fédérales précédentes. A l’époque, les buts de cette action étaient d’attirer l’attention du monde politique vis-à-vis des conséquences de la crise du logement et d’élever la problématique du logement au plus haut de l’agenda politique.

Depuis lors la situation demeure inchangée.[i] En plus, la crise libérale a aggravé les précarités sociales. Le marché locatif privé devient de moins en moins accessibles pour les personnes à faibles revenus tandis que les gouvernements régionaux et fédéraux n’ont rien tentés pour remédier à la crise du logement en contrôlant par exemple les prix de loyers ou en tenant leur promesses d’augmenter le nombre de logements sociaux existant, qui était déjà insuffisant.

Vu qu’il est impossible de répondre à une demande accrue de logement sociaux avec des fausses promesses, il ne faut pas s’étonner que, depuis l’occupation du cloître de Gésu en 2007, le nombre d’actions similaires, a continué à s’accroitre.  Le même cloître, par exemple, a de nouveau été occupé par un autre groupe de mal-logés.

L’idée derrière ces actions est toujours la même: des milliers de personnes vivent dans des logement indécents ou sur la rue, et des milliers de bâtiment demeurent inoccupés. Occupons ces bâtiments temporairement en tant que logement, jusqu’à ce leurs propriétaires leur donnent une fonction réelle. C’est la proposition que les occupants vont faire au propriétaire, un pouvoir public, lors de la conférence de presse : une occupation temporaire, le temps que le bâtiment resterait vide. Cela est une pratique courante qui a montré son efficacité dans beaucoup d’expériences précédentes. Spécialement l’asbl Woningen123Logements à accumulé une grande expérience dans ce domaine. Après l’expulsion du cloitre de Gésu, le groupe a investis le bâtiment situé au 123 rue royale, propriété de la région wallonne. Le ministre Elio Di Rupo a donné son accord pour conclure une convention avec l’asbl , trois ans après le bâtiment est toujours habités et géré par les habitants et l’asbl a satisfaction d’aussi bien le propriétaire que les bénéficiaire de la convention.

Les nouveaux habitants ne veulent certainement pas former une île dans le quartier. Ils l’ont déjà prouvés le jour même qu’ils ont occupés les lieux. Pendant qu’a l’intérieur les appartements sont aménagé, les habitants ainsi que leurs sympathisants prépares des crêpes pour les voisins sur la rue, avec une ambiance festive et accueillante . Aussi le quartier va bénéficier du fait que ce bâtiment vide depuis tellement d’années est a nouveau habité.

Nous vous communiquerons le lieu de rendez-vous pour la conférence de presse demain vers 11h. Venez nous soutenir!

Les résidents, l’asbl Woningen 123 Logements , le RBDH, Au Quai  et les membres des organisations de défense du droit au logement, rassemblés dans le Ministère de la Crise du Logement

CONTACT :
- Abdelhak (fr) 0473/397 689
- Jan (nl) 0494/180 287

[i] Quelques chiffres: 15.000 logement vide à Bruxelles (presque 4% du total), 1,5 million de m3 de bureau sont vide,  1200 SDF officiel, 7000 selon les gens du terrain,  30.000 de familles attendent un logement sociale, le temps d'attente moyen est de 4 ans. Pas plus que 8% des logements à Bruxelles sont des logements sociaux.